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Une organisation au cordeau

Mis à jour le 22/10/2016 à 05:04 Publié le 22/10/2016 à 05:04
Contrairement à la plupart des compétitions où les bateaux sont stockés sur des plages et tractés à l'eau aisément, le port Hercule nécessite pontons et logistique. La plage du Larvotto n'étant pas idéale du fait des creux qui se forment rapidement par grands vents.

Contrairement à la plupart des compétitions où les bateaux sont stockés sur des plages et tractés à l'eau aisément, le port Hercule nécessite pontons et logistique. La plage du Larvotto n'étant pas idéale du fait des creux qui se forment rapidement par grands vents. Cyril Dodergny

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Une organisation au cordeau

Débuté hier, le championnat du monde d'aviron de mer représente un véritable défi logistique et financier pour ses organisateurs qui doivent composer avec un cahier des charges strict

Alors que les premiers coups de rame des championnats du monde d'aviron de mer de Monaco ont été donnés hier sur la Méditerranée, on sait déjà qu'en 2017 l'épreuve se déroulera sur le lac Léman. De l'aviron de mer sur un lac ? Cherchez l'erreur… Derrière cette apparente hérésie, un constat implacable soulevé par Roland Weill, directeur de la communication de la Société nautique de Monaco : « Plus un sport se développe, plus ça coûte cher à ceux qui organisent ». Comprenez que les candidats ne se bousculent pas au portillon.

Pourtant ces derniers temps, l'aviron de mer se refait une santé, il rentre même « dans une nouvelle dimension » à Monaco, selon les mots du président de la Société nautique de Monaco, Jean-François Gourdon, lors de la cérémonie d'ouverture des Mondiaux.

En attendant, pour prétendre à accueillir tel événement - et répondre à l'exigeant cahier des charges de la Fédération internationale, mieux vaut avoir les reins solides puisqu'une enveloppe d'environ 400 000 euros est nécessaire pour s'asseoir à la table.

« Nous, on a la chance d'avoir le Yacht-club, sur lequel on s'appuie énormément, et des salles qui nous sont prêtées grâce au soutien du gouvernement, comme l'audiorium Rainier-III ou l'espace Léo-Ferré », précise ainsi Jean-François Gourdon qui réalise, avec ses équipes, le tour de force de bâtir un nouveau modèle économique sur ces Mondiaux, à grand renfort de sponsors. « On a créé notre Yacht show de l'aviron », nous confiait récemment Gourdon [lire nos éditions du jeudi 20 octobre, ndlr].

190 bénévoles sur site

Une manne financière précieuse dans une discipline coûteuse pour les organisateurs. « Un quatre de couple coûte 18 000 euros, 20 000 avec les pelles, et nous avons l'obligation de fournir 16 doubles et 16 solos. » Bonjour la facture même si une compensation tombe des équipes engagées. « On reçoit une perception car on les loue 100 euros par siège, par personne. » Maigre mais salutaire pécule. D'autant que la politique d'ouverture des clubs comme Monaco amène à fixer des cotisations annuelles de 200 euros - pour 350 licenciés.

Enfin, que dire des moyens humains nécessaires au bon fonctionnement d'un tel rendez-vous. A Monaco, 190 bénévoles sont mobilisés sur trois jours. Un tiers des effectifs du Grand Prix de Formule 1, à titre de comparaison. Chapeau.


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