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Une nouvelle salle de vidéo-tir à balles réelles pour l'entraînement des policiers de Monaco

Mis à jour le 04/06/2019 à 08:40 Publié le 04/06/2019 à 08:45
Les agents en exercice peuvent se déplacer tout autour de la zone délimitée par les lignes noires

Les agents en exercice peuvent se déplacer tout autour de la zone délimitée par les lignes noires Photo Cyril Dodergny

Une nouvelle salle de vidéo-tir à balles réelles pour l'entraînement des policiers de Monaco

Dans l’enceinte du stand de tir Rainier-III, à Fontvieille, les agents de la Sûreté publique de Monaco disposent dorénavant d’une pièce réservée au tir à balles réelles, dans des situations reproduites sur écran vidéo

Il paraît que si l’on tend l’oreille, l’après-midi, dans la rue du Gabian, on peut entendre des détonations. Et pour cause : les derniers étages de l’immeuble Le Triton abritent le stand de tir Rainier-III, où siège la Carabine de Monaco, le club de tir de la Principauté.

Mais pas seulement : sur les 4 500 m2 d’installations, la Sûreté publique dispose de quelques salles qu’elle peut utiliser pour ses entraînements, dont une salle bien particulière, une installation high-tech qui permet de simuler des situations où les agents de la Sûreté pourraient être amenés à tirer sur quelqu’un.

En situation

Derrière la lourde porte blindée, une pièce d’une vingtaine de mètres carrés. Sur un mur, à l’épreuve des balles, un écran de projection en papier. Sur le mur opposé, une très forte aspiration pour les résidus de poudre. Entre les deux, un marquage au sol qui délimite les zones où peuvent se déplacer les agents en exercice.

À l’écran, un film dont le scénario a été imaginé par Jean-Noël Montgobert, moniteur de tir et responsable du centre, et par son équipe. "Ce sont nos images qui sont diffusées. Nous avons développé des séquences adaptées à nos besoins, tournées ici à Monaco." Comme, par exemple, un contrôle d’identité à Fontvieille.

Le scénario propose deux pistes : soit le contrôlé sort un passeport, soit il sort une arme. Au choix du moniteur.

Si c’est l’arme, tout va très vite. Très très vite. L’agent qui s’exerce a juste le temps de dégainer et de tirer, avec son arme et à balles réelles, sur l’écran de papier. Le replay affiche une cible à l’endroit de l’impact : une seule balle en plein coude.

"Ce n’est pas un exercice où l’on tire beaucoup de balles. Le but est de reproduire les conditions du réel. Si dehors vous utilisez 50 cartouches, ça va être compliqué à expliquer au procureur", explique Jean-Noël Montgobert.

Les scénarii sont très variés : une soixantaine au total. De quoi voir venir une multitude de possibilités de la vie courante des agents de la Sûreté.

Être prêt, au cas où

"Basé sur le discernement et l’interprétation d’une situation donnée, cette technologie permet de développer les réactions les plus adaptées dans le strict respect de la loi", a déclaré Patrice Solamito, président de la Carabine de Monaco, dans son discours d’inauguration.

Le directeur de la Sûreté publique, Richard Marangoni, complète en aparté : "Cela nous permet d’être en configuration d’une intervention sur la voie publique. À Monaco, ça n’arrive presque jamais. L’intérêt ici, c’est d’acquérir le réflexe. Si par malheur cela devait se produire, le fonctionnaire formé saurait quoi faire."

Le matériel n’est pas nouveau, mais il était mobile et nécessitait de pénibles montages/démontages. Dorénavant, il est installé dans une salle dédiée, dont l’espace a été pris sur des tribunes inutilisées, et qui porte le nom du généreux donateur qui a offert cet équipement : Spiro Economou, passionné de tir. Cet équipement a été inauguré par le prince Albert II, en présence, entre autres, de Spiro Economou, de Patrice Solamito, de Mélanie-Antoinette de Massy, Andrea Casiraghi, et le conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur Patrice Cellario.

Au stand de tir Rainier-III, les agents disposent de plusieurs équipements pour s’entraîner, comme ici une salle dont le volume peut être modulé pour simuler un appartement.	(PhotoCharly Gallo/DirCom)
Au stand de tir Rainier-III, les agents disposent de plusieurs équipements pour s’entraîner, comme ici une salle dont le volume peut être modulé pour simuler un appartement. (PhotoCharly Gallo/DirCom) Photo archives Charly Gallo/Dir.Com.

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