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Une main géante sur les terrasses de l’opéra de Monaco

Mis à jour le 26/09/2017 à 10:53 Publié le 26/09/2017 à 10:52
Bernard Bezzina et le prince Albert II ont dévoilé l’œuvre sous le regard bienveillant de Berlioz.

Bernard Bezzina et le prince Albert II ont dévoilé l’œuvre sous le regard bienveillant de Berlioz. Photo Jean-François Ottonello

Une main géante sur les terrasses de l’opéra de Monaco

Bernard Bezzina a offert une pièce monumentale que le prince Albert II a dévoilée hier. Cette œuvre symbolique sera vendue aux enchères lors du Gala pour l’océan, ce jeudi soir

Une gigantesque main de bronze, brisée, fissurée. Craquelée comme les terres de Somalie, de Californie ou de Calabre, qui se meurent de ne plus connaître la caresse intime de l’eau. Cette main de Goliath tient le monde au bout de son doigt. À moins qu’il ne soit en train de lui échapper.

Hier matin, le souverain a dévoilé cette œuvre monumentale, pièce unique de l’artiste toulonnais Bernard Bezzina, intitulée Main divition III «Ludus».
Pour la Fondation Prince Albert II

«C’est une sculpture symbolique qui représente la force et la fragilité. C’est un de mes sujets de prédilection depuis des années. Après une longue discussion avec le prince Albert II, j’ai voulu faire un travail sur le monde qui est en difficulté. À l’époque des Romains, Aurèle disait que le monde était dans leurs mains. Eh bien aujourd’hui, au XXIe siècle, je trouve que le monde a bifurqué du creux de la main jusqu’au bout du doigt. C’est là qu’il devient d’une grande fragilité. C’est le message que j’ai voulu donner.»

Au bout des doigts, comme un ballon que ferait tourner un athlète, ou comme un bien précieux qui nous échappe. L’œuvre a été installée sur l’esplanade ouest de l’opéra, à deux pas de la bulle qui accueillera ce jeudi le premier «Monte-Carlo gala de l’océan».

Un événement organisé par la Fondation Prince Albert II, dans le but de soutenir ses initiatives. C’est là que la titanesque menotte entre en scène: elle sera vendue aux enchères. Les fonds serviront la cause environnementale chère au cœur de Bernard Bezzina: «On nous a laissé un héritage qui est celui qu’il est. Mais nous? Qu’allons-nous laisser? Nous ne serons plus là, mais les messages que passent certaines personnes, et que la cause artistique porte, auront probablement des répercussions plus importantes que certaines actions. C’est pour cela que j’ai rejoint la fondation du prince Albert II, pour cette grande action qu’il mène avec beaucoup de force et beaucoup d’énergie.»

Le bronze, qui a d’abord été conçu entier, puis que l’artiste a éclaté pour mieux le reconstituer, est surmonté d’une sphère armillaire mobile, cet instrument de navigation utilisé autrefois par les marins et les astronomes.

«Seuls les méridiens y sont représentés, et des morceaux de la main sont venus s’y intégrer», explique Bezzina. Comme des parcelles de notre humanité se rattachant à ce qu’il reste du monde.


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