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Une fresque pour l'avenir

Mis à jour le 24/03/2018 à 05:23 Publié le 24/03/2018 à 05:23
Un tel projet n'aurait pu voir le jour, il y a quatre ans, sans le dynamisme dont fait preuve l'équipe éducative.

Une fresque pour l'avenir

A l'école maternelle Germaine-Coty, on inaugurait hier l'œuvre réalisée par l'ensemble des élèves sur le mur de la cour de récréation. Une aventure collective qui a démarré il y a 4 ans

Leur cour de récréation était triste. Alors elles - les institutrices - ont décidé de lui donner des couleurs.

À l'école maternelle Germaine-Coty, dans le cœur de ville, un projet de longue haleine vient tout juste de s'achever.

Il y a quatre ans, la directrice de l'époque, Ghislaine Donetta - alias « maîtresse Ghislaine » - proposait à toute son équipe de prendre part à une belle aventure : la réalisation d'une grande fresque chatoyante dans l'enceinte de l'école. Une œuvre commune, collective et évolutive. À laquelle les enfants de tous âges contribueraient en grande majorité. Une fresque des élèves, par les élèves, pour les élèves. Bel exemple de démocratie avant l'heure…

C'est justement dans un calme olympien que leur travail a été inauguré, hier. En présence des parents, de l'équipe éducative, et de tous les partenaires - sans qui le projet aurait pu rester au fond d'un carton. EMAP (École municipale d'arts plastiques), mairie et Inspection académique. Des adultes qui, pour avoir aidé matériellement ou financièrement, ont pu entrer dans le jardin secret des enfants. Un espace vert atypique où les arbres peints cohabitent avec les animaux en céramique. Où les vraies feuilles et fleurs copinent avec les imaginaires.

« Embellir l'école »

« Je suis très heureux de voir une école comme celle-ci. Exemplaire. Un lieu d'accueil, d'épanouissement et d'enrichissement », commente le maire, Jean-Claude Guibal. Comparant bien volontiers les artistes en herbe à… Jean Cocteau - dont la célèbre salle des mariages souffle ces jours-ci ses soixante bougies. « Il avait tatoué les murs de Santo Sospir. On compte sur vous pour tatouer Germaine Coty ! », lâche-t-il, suscitant l'hilarité au sein de l'équipe éducative.

« Nous avions toutes à cœur de construire un projet évolutif pour embellir l'école. Ce genre de réalisation permet aux élèves de développer leur curiosité et bien d'autres choses », résume pour sa part la directrice actuelle, Lidia Popielska-Bonnot. Laissant rapidement la parole à l'instigatrice. Maîtresse Ghislaine. Pour qui un grand projet s'apparente en tout point à une rivière : « il faut embarquer dedans, ramer, mais toujours garder le cap ». En vue de pouvoir inventer un eldorado comme celui-ci, où être bien.

Quant aux jeunes mousses, ils n'ont « échappé à aucun apprentissage de l'art » durant les quatre ans de croisière. Aidés, pour ce faire, par du beau monde. Qui a « donné des coups de rame » pour que le projet avance. Et pour que finalement « nous arrivions aujourd'hui à bon port ».

« Mais la mer nous appelle encore et nous souhaitons poursuivre notre route sur d'autres murs… », conclut Ghislaine Donetta.


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