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"Une délivrance", "on respire"... La fin du port du masque soulage clients et commerçants à Cap 3000

L’essentiel des restrictions anti-Covid ont été levées ce lundi dans les Alpes-Maritimes comme partout en France, sur fond d’appel du gouvernement à la "vigilance". A Cap 3000, clients et commerçants n'ont pas caché leur soulagement. Ils témoignent.

FRANCK LECLERC Publié le 15/03/2022 à 14:48, mis à jour le 15/03/2022 à 14:46
Les clients de Cap 3000, à Saint-Laurent-du-Var retrouvent le sourire. Photo Cyril Dodergny

Saint-Laurent-du-Var, aux portes de Nice. Cap 3000, une ville dans la ville. 135.000 m2, près de 300 boutiques, 4.000 salariés, du monde plein les allées. Le 4e employeur des A.-M. après le CHU, la Métropole et l’aéroport, revient à la vie après des mois d’obligation de port du masque et de présentation du pass. Le tout vécu par beaucoup comme une double et lourde contrainte, pour ne pas dire une punition.

"Une délivrance" pour Laurent, enthousiaste gérant du restaurant Jardin du Cap. Photo Cyril Dodergny.

"Une délivrance!", s’enflamme Lurent, le gérant du restaurant Jardin du Cap. On le comprend: "Ces deux mesures et le télétravail nous avaient fait perdre 40% de notre activité. Nous avons eu ce lundi midi une trentaine d’habitués que nous n’avions pas revus depuis trois mois."

"Le sourire de retour"

Heu-reux. Comme l’est Roch-Charles Rosier, le directeur du centre commercial. La fréquentation revient de loin. "20 à 30% de baisse entre le 16 août et le 15 septembre 2021. Oui, en un mois!", se désole-t-il, alors que le principal concurrent, bénéficiant d’allées de circulation à l’air libre, n’était pas soumis aux mêmes restrictions.

 

Le seul contrôle du pass s’était traduit par un surcoût de 150.000 euros par mois, assure M. Rosier. "Douze entrées, deux agents par porte, et un roulement pour assurer une permanence de 8h30 à 21 heures. Sans indemnisation."

"La clientèle aura envie de revenir", se félicite Roch-Charles Rosier, directeur du centre commercial. Photo Cyril Dodergny.

Les clients sont de retour. Le sourire aussi. Sur le visage enfin visible des clients, pour certains encore hésitants.

"Nous sommes venus avec le masque. Comme plus personne ou presque ne le porte, nous avons fini par le baisser", racontent Hélène et Lionel, croisés sur la mezzanine.

Ils ne veulent pas l’abandonner définitivement. "Nous n’avons pas attrapé le virus, on aimerait que ça continue. Mais ça fait du bien aussi de respirer."

Prudence, mais sourire pour Hélène et Lionel. Photo Cyril Dodergny.

Chez Banana Moon, la saison va commencer. Entre les paréos et maillots de bain, les vendeuses sont soulagées. "Fini le masque toute la journée, à devoir faire de petites pauses pour avoir un peu d’air", se réjouit Édith.

 

Parce qu’elle attend un heureux événement, son FFP2 n’est pas loin. "Mais c’est agréable de revoir le sourire des clientes", dit-elle, alors que sa collègue Lisa-Marie savoure elle aussi ce sentiment de liberté.

Soulagement pour Édith et Lisa-Marie,chez Banana Moon. Photo Cyril Dodergny.

La pharmacie du rez-de-chaussée, 24 caisses, 46 employés, laisse à chacune et à chacun le soin de porter le masque ou de le "tomber". Au contact de personnes pouvant présenter quelque pathologie, la plupart des pharmaciens, préparateurs et conseillers préfèrent ne pas y renoncer.

"Le virus est toujours là. J’espère une décrue. Une chose est sûre, sans obligation de pass ni de masque, la clientèle aura envie de revenir", résume Roch-Charles Rosier.

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