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Une compétition de voltigeurs et… voltigeuses

Aujourd'hui s'achève la 2e édition de « Roq'Acro » sur la plage de Cabbé, à Roquebrune. Le concours national de parapente acrobatique réunit une vingtaine de sportifs dont Claire, Alice et Barbara

stéphanie wiélé Publié le 01/11/2016 à 05:19, mis à jour le 01/11/2016 à 05:19
De gauche à droite, Claire Mercuriot lors de son atterrissage sur la plage de Cabbé et Barbara Frediere au moment de décoller sur le site du Mont Gros, à 680 mètres d'altitude.
De gauche à droite, Claire Mercuriot lors de son atterrissage sur la plage de Cabbé et Barbara Frediere au moment de décoller sur le site du Mont Gros, à 680 mètres d'altitude. Sébastien Botella et S.W

Qui a dit que la voltige en parapente était une discipline exclusivement masculine ?

Sûrement pas Alexandra Golovanow, membre de Roquebrun'Ailes et organisatrice de la deuxième édition de la compétition « Roq'Acro » qui s'achève, aujourd'hui, sur la place de Cabbé à Roquebrune-Cap-Martin. « Il n'y a que 10 % de femmes dans le milieu du parapente. C'est peu mais pour ce concours national de voltige, trois femmes ont tout de même décidé de relever le défi », souligne-t-elle.

« Les femmes font preuve de finesse »

 

Sur le site du Mont Gros où les sportifs se sont élancés un à un dans les airs pour atterrir sur la plage, il y avait le visage poupin de Claire Mercuriot. Agée de 31 ans, la sportive était entourée d'une poignée de compétiteurs classés dans le top 10 mondial, à commencer par François Ragolski, le champion du monde 2016 de voltige en parapente (lire ci-dessous). Qu'importe, elle entend bien montrer son potentiel. « Oui je ne pense pas avoir encore le niveau pour remporter les compétitions. J'ai peut-être des petits bras et moins de force mais j'ai ça », livre combative la jeune femme originaire de Chamonix.

« Ca », c'est son mental d'acier. Une arme nécessaire lorsqu'elle est propulsée à 100 km/h la tête en bas et fait tourner son corps autour de la voile comme une corde à sauter. « Finalement, la voltige c'est aussi une épreuve de chorégraphie et souvent les femmes font preuve de finesse dans les enchaînements… » Lors du concours, les trois jurés doivent juger une partie technique mais aussi esthétique.

Bientôt plus nombreuses ?

« La voltige, c'est un sport très récent. Il y a encore peu de femmes mais certaines se tournent de plus en plus vers cette discipline. Je pense que nous serons plus nombreuses les années à venir en France », rajoute Barbara Frediere, venue d'Annecy. Âgée de 32 ans, la compétitrice pratique la voltige depuis trois ans et s'est découvert une vraie passion. « C'est un sport extrême assez doux finalement où ce n'est pas le plus musclé qui est sûr de gagner. Et c'est pour ça que les femmes peuvent surpasser certains hommes. »

 

Alice Baux participe aussi à son premier tournoi et confirme que la voltige c'est surtout de la maîtrise. « On provoque le mouvement de la voile pour nos figures. Finalement, c'est une discipline assez sécurisante. »

Et de citer toutes les trois en chœur, l'Autrichienne Kolb, championne du monde 2016 de parapente en catégorie féminine.

Aucune des trois participantes ne pense arriver sur le podium. Mais peut-être qu'un jour, une femme qui ne manque pas d'air volera la vedette aux acrobates masculins les plus aguerris.

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