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Une centaine de courageux s'est jetée à l'eau (froide)

C'est hier que se déroulait le traditionnel bain du nouvel an sur la plage des Sablettes à Menton. De nombreux Mentonnais et touristes de passage se sont prêtés au jeu. Malgré une météo boudeuse

alice rousselot Publié le 08/01/2018 à 05:15, mis à jour le 08/01/2018 à 05:15
Du point de vue des spectateurs restés sur la plage, l'eau était bien trop froide pour être honnête. Mais pas de quoi effrayer les valeureux baigneurs. Au milieu desquels se cachaient des Suédois et des Suisses - habitués au frimas.
Du point de vue des spectateurs restés sur la plage, l'eau était bien trop froide pour être honnête. Mais pas de quoi effrayer les valeureux baigneurs. Au milieu desquels se cachaient des Suédois et des Suisses - habitués au frimas. A.R.

Il y a les fous, les frileux et ceux qui n'ont pas froid aux yeux. Les baigneurs à sang chaud, ceux qui gardent la tête froide. Ceux à qui une virée aquatique hivernale fait chaud au cœur. Ceux à qui elle ne fait clairement ni chaud ni froid.

Il y a surtout une centaine de chaleureux baigneurs qui n'a pas craint le coup de froid, hier, quand elle s'est jetée à l'eau, bonnet rouge sur la tête, pour le traditionnel bain du nouvel an. Malgré le vent et la mer agitée. Malgré un thermomètre assez peu enthousiasmant - du point de vue d'un Mentonnais s'entend.

« Une température d'été chez nous ! »

 

Car dans la meute de baigneurs se cachaient quelques galopins habitués à de telles conditions météorologiques.

« C'est une température d'été chez nous », s'esclaffe Anders, un Suédois venu faire trempette avec son fils Dexter. « On vient tous les ans à Menton, et tous les ans on voit les gens se baigner, absolument ravis, pour ce bain de la nouvelle année. Cette fois-ci, on ne pouvait pas le louper ! », embraie sa femme, qui préfère judicieusement rester sur la plage pour assurer le reportage photo.

Linda a également quitté sa Suisse et ses -25 °C pour passer les fêtes dans la Perle de la France (qui mérite tout particulièrement son nom en cette saison). « L'arrière-grand-père de mon mari était originaire d'ici. Alors quand je l'ai épousé, je me suis aussi mariée avec cette ville », déclare-t-elle. Enchantée de pouvoir, à ce titre, participer pleinement aux traditions mentonnaises. « J'aime l'idée de sortir de ma zone de confort. Même si en réalité chacun a sa définition du froid. Nos lacs de montagne sont rarement à plus de 15 °C. »

Quand on lui demande si un tel défi nécessite une préparation, Linda sourit : « On fonce sans réfléchir ! C'est le côté fun qui importe. » Et si elle a depuis longtemps fait le deuil d'une possible participation de son mari, la Suissesse espère bien convaincre son fils de 5 ans de se joindre à elle, à l'avenir. « C'est toujours un plaisir de prendre part à cette manifestation. Mais le jour où il sera avec moi deviendra de toute évidence mon meilleur souvenir. »

 

Richard, habitué au point d'avoir prévu le peignoir, vient tout juste de sortir de l'eau avec son frère Gérard. Et c'est avec audace qu'il assure à ceux qui s'enquièrent de la température de l'eau : « En quelques minutes seulement… on bout ! Il y a un effet thermique. L'eau doit être à la même température que l'air, entre 13 et 14 °C », souligne celui qui admet se baigner pratiquement tout le long de l'année à Menton. Et constate les effets d'un sport régulier sur la santé. « Je suis moins malade… »

Seul regret de son point de vue : les bourrasques de vent.

Un contexte qui aura en revanche fait le bonheur des surfers, établis sur une plage voisine. Qui ne se seront pas contenté d'un aller-retour dans l'eau. Mais auront profité, jusqu'aux dernières lueurs, des vagues retrouvées.

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