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Un vent nouveau souffle au Conseil national

Mis à jour le 05/05/2016 à 05:09 Publié le 05/05/2016 à 05:09
Jean-Charles Allavena, Jean-Michel Cucchi et Thierry Poyet, hier en conférence de presse au Conseil national.

Jean-Charles Allavena, Jean-Michel Cucchi et Thierry Poyet, hier en conférence de presse au Conseil national. J.D.

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Un vent nouveau souffle au Conseil national

Une semaine après que Christophe Steiner a succédé à Laurent Nouvion à la tête de la Haute assemblée, les élus veulent balayer les polémiques pour « se remettre au travail »

Jean-Michel Cucchi, Thierry Poyet et Jean-Charles Allavena affichent sourires et décontraction, hier lors d'une conférence de presse organisée au Conseil national.

« Bien sûr, il y a un vent nouveau qui souffle sur le Conseil national depuis l'élection de Christophe Steiner », note Thierry Poyet.

Jean-Michel Cucchi insiste : « La méthode va changer. La réalité, c'est que ça fait des années pour certains, plusieurs mois pour d'autres, que l'on essaie de changer les choses de l'intérieur par tous les moyens. Et plus on essayait, plus ça s'est raidi avec Laurent Nouvion. »

À J+7, les trois élus, trois « frondeurs » comme on les a appelés jusqu'à mercredi 27 avril dernier, disent voir « la différence ». « Nous ressentons déjà le changement de méthode. En tout cas, nous y sommes prêts. » Pour Jean-Charles Allavena, « nous étions arrivés face au mur. Nous avions le choix de dormir deux ans de plus ou de changer. Aujourd'hui, nous sommes dans une respiration nouvelle. »

Une respiration, peut-être, mais avec un peu de toussotements. Le malaise est né dès le lendemain. En conférence de presse, Laurent Nouvion et son fidèle ami politique le conseiller national Alain Ficini ont pointé du doigt la double casquette de fonctionnaire et de chef de la Haute assemblée. De quoi faire réagir, à leur tour, les amis de Christophe Steiner. Hier, avant l'ouverture de la commission plénière d'étude au cours de laquelle ont été élus les présidents des commissions permanentes et spéciales du Conseil national (voir ci-contre), ils ont expliqué leur position.

« Une espèce de pseudo-polémique »

« Il s'agit d'une espèce de pseudo-polémique par l'ex-président sorti, lance d'emblée Jean-Michel Cucchi (UP). Nous sommes étonnés des propos d'Alain Ficini. Il faut d'abord respecter la Constitution et la loi. Or, rien n'interdit à un fonctionnaire d'être président du Conseil national. Certains voudraient priver 1 700 fonctionnaires de la charge éventuelle de président. Si la représentation est réduite, de fait, de part le nombre de Monégasques, et que le nombre de candidats est encore plus réduit par des limitations de cet ordre, ce n'est pas bon pour la démocratie ! S'il y a bien quelqu'un qui aurait dû se poser la question avant, c'est précisément Laurent Nouvion. Lorsque l'ex-président était en congés, à qui donnait-il la délégation ? À son vice-président, bien sûr. Et donc à Christophe Steiner ! Et ça ne dérangeait absolument personne. »

Jean-Charles Allavena ne veut tout de même pas éluder une question légitime : n'y a-t-il pas parfois des conflits d'intérêts entre la profession et le rôle politique d'un élu, a fortiori lorsque cet élu est le président de l'assemblée ? « La question peut être posée. Ce n'est pas la situation la plus facile. Mais entre Christophe Steiner et le gouvernement, on peut penser qu'une solution va être trouvée assez rapidement. »

Jean-Michel Cucchi est plus catégorique : « A Monaco, si on veut éviter tout conflit d'intérêt, on reste chez soi, lance-t-il. C'est vrai qu'on a plus de risque de conflits d'intérêt. Mais tout le monde connaît tout le monde. Donc, il y a une sorte déséquilibre des choses qui s'impose tout seul. »

« Mauvais esprit »

Les trois élus notent également que Christophe Steiner n'est pas directement rattaché au ministre d'État. « Il travaille pour une autorité indépendante : la commission de contrôle des activités financières pour laquelle il est chargé de mission. C'est donc vraiment un faux procès que Laurent Nouvion et ses amis tentent de lui faire. » Et Jean-Michel Cucchi pousse la logique jusqu'au bout : « Si ni les fonctionnaires ni le personnel des sociétés concédées par l'État ne peuvent occuper un poste de conseiller national, il n'y aura que des retraités et des professions libérales ! Et on aura bien des difficultés à trouver 24 candidats pour remplir l'hémicycle. C'est ne rien avoir compris à ce système. Juste avoir mauvais esprit. »

C'est dit. Les querelles doivent-elles encore se poursuivre ?


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