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Un SDF interné après s’être masturbé en pleine rue

Mis à jour le 25/04/2019 à 10:12 Publié le 25/04/2019 à 10:12
Absent à la barre, le prévenu avait déjà été refoulé de la Principauté en début d’année après avoir été pris en charge au CHPG.	 (Illustration J.-F.O.)

Un SDF interné après s’être masturbé en pleine rue

Il faut avoir l’imagination particulièrement inventive pour se livrer à des pratiques onanistes devant une bijouterie et une boutique de vêtements !

Il faut avoir l’imagination particulièrement inventive pour se livrer à des pratiques onanistes devant une bijouterie et une boutique de vêtements !

Surprenant fantasme, mais terrible réalité constatée le 7 janvier dernier, en pleine journée, devant deux vitrines du boulevard des Moulins. L’auteur, un étrange SDF italien, devait comparaître pour les faits d’outrages à la pudeur ce mardi devant le tribunal correctionnel. Actuellement hospitalisé dans un centre psychiatrique de la Péninsule, il était évidemment absent à l’audience.

De toutes les façons, la présence du prévenu n’aurait rien apporté de plus. Cet énergumène, défavorablement connu en Principauté, a déjà été condamné et refoulé par cette même juridiction en début d’année. Il avait été reconnu, à l’époque, irresponsable de ses actes. Puis envoyé au CHPG pour des séances thérapeutiques pour ses troubles névrotiques.

Il considère un banc comme le sien

Quel personnage atypique ! Trapu, barbu, hirsute, vulgaire, il s’exprimait avec un débit incessant de mots issus d’un jargon incompréhensible aux précédentes audiences. Outre ses borborygmes, il affichait une série de moues de mécontentement, de dépit, d’ennui.

Jusqu’à étaler ostentatoirement son dédain pour les magistrats et user de son droit au silence quand il était interrogé.

Au final, à la manière d’un truculent Falstaff, ce SDF ne supportait pas l’exclusion forcée du banc choisi à Monte-Carlo, considéré comme son lieu de villégiature hivernale. D’ailleurs, il n’hésitait pas à se poser en victime de la police et la justice. Ou encore de charger, d’accabler les autorités des pires maux dans ses propos, entrecoupés de grossièretés, d’insolences, d’invectives.

« L’eau du robinet est dégueulasse »

Autre particularité du clochard : un leitmotiv qu’il braillait sans cesse depuis le box, limité au manque d’eau en bouteille, « surtout pas celle du robinet, elle est dégueulasse », précisait-il. Il y ajoutait sa soif d’air pur et l’intention d’avaler un meilleur repas que ceux servis à la maison d’arrêt.

Au moment d’évoquer cette affaire, le président Jérôme Fougeras Lavergnolle a estimé les faits « concomitants avec l’expertise psychiatrique où le prévenu avait été déclaré irresponsable pénalement. Doit-il l’être déclaré à nouveau ? »

Dans ses réquisitions, le premier substitut, Olivier Zamphiroff, propose « de rappeler que l’intéressé n’est pas accessible à une sanction pénale ». À l’heure du délibéré, les juges ont retenu l’état de démence diagnostiqué par le psychiatre. Ils ont déclaré à nouveau le prévenu irresponsable pénalement.


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