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Un restaurateur bien connu de Nice reprend la plage du Lamparo à Cap d'Ail

Philippe Cannatella, à la tête de cinq restaurants à Nice, reprend la concession et étend son empire… aux portes de Monaco.

Marie Cardona Publié le 30/06/2021 à 06:56, mis à jour le 27/09/2021 à 21:22
Pierre Albuixech et Jean Malaussena tirent leur révérence mais ne partent pas bien loin: ils restent à la tête du Tennis Club de Cap-d’Ail quelques mètres plus haut. archives J.D.

Il y a du nouveau du côté de la plage Marquet. Nouveau nom. Nouveau gérant.

Après sept ans à la tête de la plage privée du Lamparo, Pierre Albuixech et Jean Malaussena passent la main (lire encadré) au groupe Gusto Family, du restaurateur Philippe Cannatella.

Un nom pas tout à fait étranger sur la Côte d’Azur. Du côté de Nice, tout du moins, où le quinquagénaire possède quatre restaurants où locaux et touristes se pressent tout l’été: le Boccaccio, La Favola, La Voglia et Le Galet.

Nombreux changements

Depuis mi-juin, le restaurateur vient d’ajouter non pas une, mais deux nouvelles adresses à son empire. La première du côté du Cour Saleya, à Nice toujours, avec le restaurant Carmela. La seconde à 300 mètres à peine de la frontière monégasque, donc.

 

Et pour l’occasion, il a "tout changé". A commencer par le nom. Aussi, le Lamparo devient Uvita. "Du nom d’une plage magnifique située au sud du Costa Rica", détaille Philippe Cannatella, qui s’associe dans cette affaire à la société Amavia Capital (basée dans les Yvelines).

Changements aussi du côté de la cuisine, où tout a été remplacé, et de déco. La plage de sable a accueilli 140 transats en bois. Avec un prix unique à 23 euros la journée, quelle que soit la ligne.

En se déplaçant aux portes de la Principauté, Philippe Cannatella voit grand. "On arrive avec un concept rodé et huilé mais le déplacer dans un autre endroit peut toujours comporter des risques."

Alors, pour que cette nouvelle expérience soit un succès, il n’a rien laissé au hasard.

"J’arrive avec mon équipe, composée de 63 collaborateurs. Des jeunes principalement, qui ont déjà de l’expérience dans les établissements de plage, et qui parlent au moins l’anglais et l’italien." Indispensable pour la clientèle cosmopolite de la Côte d’Azur.

Le restaurateur s’est aussi entouré d’employés qui officient depuis plusieurs années à ses côtés: "Steve Raynard, l’ancien responsable de l’ouverture du Galet à Nice, sera directeur de la plage, et Olivier Bredeche, l’ancien chef du Galet également, sera en cuisine".

 

À la carte: des pâtes avec des recettes du sud de l’Italie, des poissons, des coquillages (l’hiver)… mais pas de pizza. "C’était une volonté pour se démarquer des autres établissements, explique Philippe Cannatella. Environ 60% de la carte restera fixe et les 40% restants changeront en fonction des produits de saison."

Avec toujours le pain et les desserts confectionnés dans les laboratoires de boulangerie et de pâtisserie du groupe Gusto Family. "On maîtrise la qualité du produit qui est mis sur la table", soutient le restaurateur.

Côté service, la plage Uvita proposera un service de navette gratuite. "Les clients pourront se garer dans n’importe quel parking aux alentours de la plage et la navette viendra les chercher. Pour que chercher une place ne soit plus une contrainte pour venir ici."

Et pour parfaire l’expérience jusqu’au bout, Philippe Cannatella a pensé à tout. "Il sera remis une carte magnétique aux clients avec laquelle ils pourront consommer toute la journée et payer au moment du départ."

Déjà d’autres projets

L’établissement sera aussi ouvert à la privatisation pour des événements: mariages, baptêmes, cocktails d’entreprises… "Deux personnes sont dédiées à l’événementiel pour proposer des prestations sur mesure."

Avec tout ça, Philippe Cannatella espère avoir "trouvé la bonne formule pour créer une alchimie".

Et qui sait, transporter son concept jusqu’en terre monégasque.

 

Mais d’ici là, le restaurateur inarrêtable a encore des projets. "Deux ouvertures sont prévues d’ici 2022 dans la région, dont une sur le port de Beaulieu. Et une autre en 2023, hors de la région cette fois", confie-t-il, sans en dévoiler plus.

Ils ont officié pendant 7 ans à la tête de la plage privée. Pierre Albuixech et Jean Malaussena tirent leur révérence. Mais pas pour aller bien loin. Puisqu’ils restent à la tête du Tennis Club de Cap-d’Ail, quelques mètres plus haut, à peine.

"Nous revenons à notre premier amour, le tennis", confie Pierre Albuixech.

"C’était une opportunité"

"On s’est lancé en 2014 parce que c’était une opportunité. On a tout appris sur le tas et le Lamparo est, petit à petit, devenu une adresse. Beaucoup de sportifs sont venus manger ici: Max Verstappen, Charles Leclerc mais aussi des joueurs de tennis et de l’AS Monaco", se rappelle l’ancien sportif.

Et de poursuivre: "Pendant sept ans, nous avons développé cette affaire. Jusqu’à faire plus de 500 couverts par jour, des fois. Aujourd’hui, j’ai 65 ans et mon associé a 10 ans de plus que moi. On est éreinté."

Deux violents coups de mer (en 2018 et en 2019) puis la crise de la Covid-19 n’ont évidemment pas aidé.

 

"On a souffert comme les autres, mais on est arrivé à bout mentalement et physiquement."

Amis "de longue date" avec Philippe Cannatella, les trois hommes se sont vite entendus pour proposer une solution de reprise de la concession au maire de Cap-d’Ail, Xavier Beck.

"Le plus important pour nous était de lui présenter un repreneur digne de ce nom", explique Pierre Albuixech, qui tient à remercier le maire de la commune pour leur avoir fait confiance: "On ne connaissait rien à la restauration. Et même si c’était épuisant, c’était une super expérience."

Philippe Cannatella. Jean-François Ottonello.

Offre numérique MM+

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