“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Un Printemps des arts de folie entre Oktophonie et Mongolie

Mis à jour le 09/04/2019 à 10:07 Publié le 09/04/2019 à 10:07
Le rassemblement insolite d’auditeurs dans la pénombre du gymnase du Lycée Hôtelier pour « Oktophonie » de Stockhausen.

Le rassemblement insolite d’auditeurs dans la pénombre du gymnase du Lycée Hôtelier pour « Oktophonie » de Stockhausen. Alain Hanel-Printemps des arts

Un Printemps des arts de folie entre Oktophonie et Mongolie

Le festival entre dans sa cinquième semaine et s’achèvera, dimanche, avec la venue des chanteurs et danseurs de Mongolie

Alors que le printemps des saisons vient à peine de commencer, le Printemps des Arts, lui, touche à sa fin. Il entre dans sa cinquième et dernière semaine.

On peut déjà en tirer quelque bilan.

D’abord, les fondamentaux se portent bien. Les fondamentaux, c’est-à-dire la grande musique classique de base. Dans un festival qui brille par sa modernité et son originalité, les concerts les plus « sérieux » comme ceux des quatuors de Beethoven donnés au cours des trois premières semaines, ou celui de ce dimanche avec le double concerto de Brahms en l’Auditorium, ont fait salle quasi comble.

Les deux solistes du concert de dimanche, le violoniste Daishin Kashimoto et le violoncelliste Jean-Guihen Queyras furent, il est vrai, de toute première qualité. Ils trouvèrent en l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, sous la direction de Kazuki Yamada, un accompagnement de luxe.

L’insolite fait toujours recette

Deuxième constatation : l’insolite fait toujours recette. C’est l’une des marques de fabrique du Printemps des Arts et l’une des raisons de l’attachement du public. Ainsi, vendredi dernier, le public a-t-il été convoqué dans le… gymnase du Lycée hôtelier. Là, il a été installé en pleine pénombre dans des fauteuils disposés en cercles concentriques. Aucun musicien ne se trouvait au centre.

C’était un concert sans musicien. Les sons venaient de vingt haut-parleurs placés en cercle derrière l’auditoire. La musique d’ « Oktophonie » de Stockhausen était au programme. Pendant plus d’une heure, on se laissa emporter par des flots de sons interstellaires qui, parfois, vous arrivaient en rafales, striaient l’air, déchiraient l’espace, puis se retiraient pour vous abandonner dans une atmosphère planante. On était dans le monde imaginaire des spationautes.

Le public était éclairé par une lueur à contre-jour qui donnait à la dernière rangée l’allure d’un alignement de fantômes.

Pendant ce temps, la musique nous transportait dans un autre monde. C’est ce qu’on demande à la musique - qu’elle soit de Bach, de Mozart ou de Stockhausen...

C’est dans le même Lycée hôtelier que nous sera servi, jeudi soir, un menu de trois œuvres de Stravinsky interprétées par la violoniste Vera Novakova et la pianiste Maiki Belkin. Toutes deux ont enregistré un disque de ces œuvres, paru dans la collection de disques du Printemps des arts. Car le Printemps des arts est éditeur de disques.

Puis arriveront les derniers du festival, conclus par la présence surréaliste, dimanche, des musiciens et chanteurs des plateaux de Mongolie dans le somptueux décor Empire de la Salle Garnier.

On reparlera dans ces colonnes de cet événement aussi musical qu’insolite.

Entre Oktophonie et Mongolie, le Printemps des arts aura vécu des jours de folie !


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.