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Un peu d'histoire

Mis à jour le 11/01/2019 à 05:09 Publié le 11/01/2019 à 05:09
Certains éléments de la façade et de l'entrée n'ont pas été modifiés depuis la construction du palace en 1874.

Certains éléments de la façade et de l'entrée n'ont pas été modifiés depuis la construction du palace en 1874. Jean-François Ottonello

Un peu d'histoire

À la fin du XIXè siècle, Menton attire de riches visiteurs.

À la fin du XIXè siècle, Menton attire de riches visiteurs. La vieille ville ne pouvant accueillir tout ce beau monde, de nombreux palaces sont aménagés au beau milieu de la nature, comme « une ville en dehors de la ville ». Sont également construites la promenade du bord de mer et les halles du quai Monléon, où se tient encore le marché de nos jours.

L'Orangeraie, autrefois appelée « Hôtel de Venise », a été construite en 1874.

C'est un bâtiment « classieux », mais qui ne se veut pas ostentatoire.

Son architecture donne une impression de hauteur, la façade est mise en valeur grâce à ses corniches et son lion de Venise posté à son sommet.

Au début, il ne comptait que trois étages, mais en 1900, un quatrième est ajouté, car de plus en plus de Russes et d'Anglais viennent visiter la Riviera française.

Ceux-ci ne souhaitent pas être en bord de mer, pour ne pas trop s'exposer au soleil, car le teint blanc est plus à la mode !

D'octobre à avril, l'établissement fait le plein, et ferme le reste de l'année, les résidents préférant passer l'été dans des stations thermales, loin de la chaleur mentonnaise.

Le temps n'est plus à la dolce vita, les hôtels de luxe sont transformés en hôpitaux militaires, pour les blessés et malades en convalescence français, sénégalais et malgaches pour la plupart.

Ce n'est que vers 1920 que les palaces sont réhabilités et accueillent de nouveau la bourgeoisie européenne, mais aussi une nouvelle clientèle, venue tout droit des États-Unis, alors en plein boom hollywoodien et en période de prospérité.

Aujourd'hui, on peut encore admirer la porte tournante et les boiseries d'origine, ainsi que la marquise. Avec un peu d'imagination, on peut encore voir les calèches déposer des couples de la haute société devant leur luxueuse résidence… Les dames se rendant au salon de lecture, tandis que leurs maris allaient fumer le cigare au club des étrangers, ou au Casino, qui était alors situé au Palais de l'Europe…


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