“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Un petit tour de manège en Principauté

Mis à jour le 16/08/2018 à 05:12 Publié le 16/08/2018 à 05:12
« C'est parti les petits loups », lance à chaque départ celui que les habitués du port surnomment « Luc du manège ».

« C'est parti les petits loups », lance à chaque départ celui que les habitués du port surnomment « Luc du manège ». E.A.

Un petit tour de manège en Principauté

Luc et Hélène sont propriétaires des attractions qui se trouvent sur le quai Albert-Ier et du carrousel de Fontvieille. Depuis plus de vingt ans, ils entretiennent leur petit royaume

Les yeux écarquillés, un petit garçon descend lentement les escaliers du quai Albert-Ier. Devant lui, une véritable petite fête foraine s'offre à lui. Il ne sait plus où donner de la tête. Entraînant ses parents, il s'approche des attractions qu'il inspecte une à une. Difficile de faire un choix, tellement il y en a.

Luc a l'habitude. Ce petit numéro, il le connaît par cœur. Depuis plus de vingt ans, avec sa femme Hélène, ils sont propriétaires de toutes les attractions du port Hercule et du manège carrousel de Fontvieille. Dans sa cabine, Luc met l'ambiance, il prend le ton des animateurs de foire comme s'il avait toujours fait ça. « C'est presque inné », lâche-t-il au moment de lancer la machine.

Alors que rien ne les prédestinait à vivre cette vie-là, Luc et Hélène ne l'échangeraient pour rien au monde.

Un apprentissage sur le tas

Ni l'un, ni l'autre ne sont issus d'une famille de forains. Lui est originaire de Baccarat en Lorraine, tandis que sa femme est monégasque. En avril 1987, Hélène, en quête d'une activité, achète le carrousel qui n'a pas quitté Fontvieille depuis. « Je ne connaissais pas du tout le monde des manèges », se remémore la Monégasque qui s'est rapidement prise de passion pour ses attractions tournantes.

En novembre 1996, un an après avoir rencontré Luc, elle achète un autre manège remplacé aujourd'hui par l'actuel « Baby Circus » et s'installe sur le quai Albert-Ier. À cette époque, Luc travaillait dans l'urbanisme. Il a tout quitté pour s'investir dans ce petit royaume pour enfants. « J'ai appris sur le tas. J'ai lu des manuels et j'y ai mis de la bonne volonté. Aujourd'hui, je connais les manèges par cœur. C'est ma vie », dit-il le sourire aux lèvres. Tous les jours à partir de 9 h, aidé par son employé, il est là pour tout préparer et nettoyer. Et il y a de quoi faire. Mini-racing, barbe à papa, flippers, paniers de basket, le couple a multiplié les attractions pour faire plaisir aux petits comme aux grands. Et Luc ne compte pas ses heures. Tant qu'il y a du monde, il reste à la commande. Ses journées, Hélène les passe sur le Rocher. Car depuis cinq ans, ils sont propriétaires d'une petite boutique de souvenirs.

Au gré des événements

Que ce soit par les manèges qu'il faut faire tourner, monter ou démonter ou par la boutique, le couple est continuellement occupé et ce, quelle que soit la saison. Entre le Yacht Show, le Grand Prix et le Jumping, les attractions du Port doivent être enlevées deux fois par an, comme le souligne Hélène. « Les manèges sont présents du 15 octobre au 15 mars et du 18 juillet au 30 août. »

Les grandes manifestations comme le marché de Noël ou le concours de feux d'artifice, ils ne les manquent jamais. Et les filles de Luc, Manon et Mélanie, viennent leur prêter main-forte lorsqu'ils sont débordés. Généreux et toujours joyeux, ce que le couple apprécie par-dessus tout, c'est donner du plaisir, voir les rires des enfants et la satisfaction des parents. Même plus de vingt ans après, la passion est toujours là.


La suite du direct