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Un Nicky Larson à la sauce mentonnaise

Le célèbre détective privé (et garde du corps) Nicky Larson a beau être originellement japonais, c’est dans une comédie bien franchouillarde qu’il réapparaît aujourd’hui en salle - dans Nicky Larson et le parfum de Cupidon.

a.r. Publié le 06/02/2019 à 17:10, mis à jour le 06/02/2019 à 17:10
Le Mentonnais Karim Landais sur le tournage de « Nicky Larson ».	(DR)
Le Mentonnais Karim Landais sur le tournage de « Nicky Larson ». (DR)

Le célèbre détective privé (et garde du corps) Nicky Larson a beau être originellement japonais, c’est dans une comédie bien franchouillarde qu’il réapparaît aujourd’hui en salle - dans Nicky Larson et le parfum de Cupidon.

Et qui dit film français dit… tournage en France. À Paris et dans le Sud, en l’occurrence. En milieu d’année dernière, du 23 mai au 8 juin, les équipes du film ont ainsi posé mallettes, cascadeurs bodybuildés et caméras dans les Alpes-Maritimes (notamment à Menton), et même en Principauté.

« Le manga original se passe à Tokyo mais tourner là-bas aurait coûté trop cher et ça aurait été bizarre que les personnages y parlent tous français. On a donc pris le parti de le resituer chez nous mais sans vraiment marquer les lieux. Comme Gotham City dans Batman, Nicky vit dans une ville qui n’existe pas et qu’on ne saurait situer. On a brouillé les pistes. Le seul lieu cité est Monaco finalement », commentait le réalisateur, Philippe Lacheau, pour le site Allociné.

« C’est souvent très risqué »

 

Et c’est à un Mentonnais que la mission périlleuse de filmer une partie du Rocher a été confiée par la société de production. Même si Karim Landais est un habitué de Monaco, en tant que responsable de la société « Bird eye cam », spécialisée dans les images par drone. Armé de sa caméra volante, le Mentonnais a ainsi pu contribuer à filmer des scènes acrobatiques.

« Le tout n’est pas de pousser un joystick pour aller vite. Il faut suivre une trajectoire précise et arrêter le drone d’un coup sec parfois. C’était souvent très risqué, et pour le matériel mais surtout pour la vie des acteurs dont les cascades sont réalisées au millimètre près », explique le vidéaste. Qui se souvient tout particulièrement d’une scène tournée dans la montée du palais princier. Une scène insolite où un lit roulant traverse la route à très vive allure. « C’était loufoque mais très difficile à faire car le lit était monté sur un bas de caisse de voiture et frôlait les 80 km/h. Le drone devait élargir le plan d’un coup pour donner du dynamisme. Nous devions frôler les arbres et voler très bas. Le drone était bruyant et nous passions très près d’un nid de mouettes », reprend Karim Landais. Précisant que les volatiles attaquaient le drone, pensant que les équipes du film voulaient lui subtiliser ses petits. Résultat : il aura fallu cinq heures de tournages pour… 2 secondes de film.

Déjà auteur d’images aériennes pour des séries, un documentaire et un clip, Karim Landais se dit heureux d’avoir pu mettre sa pierre à l’édifice dans un film de fiction. Et ne cache pas son ambition pour sa ville de cœur.

« Mon but serait de créer une commission du film à Menton. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de tournages qu’il y a dans le coin… »

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