“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Un Monte-Carlo Jazz Festival tourné vers l'avenir

Mis à jour le 17/09/2016 à 05:06 Publié le 17/09/2016 à 05:06
Parmi les têtes d'affiches symbole d'un renouveau du jazz, le trompettiste Ibrahim Maalouf, attendu le 30 novembre.

Parmi les têtes d'affiches symbole d'un renouveau du jazz, le trompettiste Ibrahim Maalouf, attendu le 30 novembre. Patrice Lapoirie

Un Monte-Carlo Jazz Festival tourné vers l'avenir

Pour emmener un nouveau public vers l'univers du jazz, la onzième édition du festival - du 24 novembre au 3 décembre - joue la carte de la diversité entre légendes et voix montantes

Le pari lancé il y a dix ans d'installer un festival de jazz à l'automne semblait farfelu. Tant les notes bleues sont synonymes sur la Côte d'Azur des chaudes soirées d'été. Mais force est de constater que pour sa onzième édition, le Monte-Carlo Jazz Festival est devenu un rendez-vous musical qui compte et qui sait convoquer les pointures du domaine.

« Nous sommes un jeune festival qui essaye d'innover à chaque édition en emmenant de nouveaux talents pour faire venir un nouveau public dont le jazz a besoin », insiste le directeur artistique de la SBM, Jean-René Palacio. Qui a choisi, pour les sept soirées, le principe du ticket double. Avec un artiste émergeant en première partie, suivi par une tête d'affiche.

Lambert Wilson en prélude

À l'exception du premier soir - le 24 novembre - où la scène de la salle Garnier sera tout entière dédiée à Lambert Wilson. Le comédien y sera en résidence pour reprendre son spectacle hommage à Yves Montand. Dans une ambiance jazzy en prélude du festival. Le 27 novembre, c'est la voix d'Angélique Kidjo qui prendra la suite, « plus belle voix d'Afrique » dixit Jean-René Palacio. Elle jouera les titres d'Ève, son album hommage aux femmes. Précédée le même soir, par la jeune Sarah Lancman, adoubée dans le monde du jazz par Quincy Jones.

Vintage et modernité

Les poids lourds suivront. À la fois dans le vintage et le moderne. Pour le vintage, le 29 novembre, ce sera le mythique Al Jarreau entouré d'un big band. Fidèle des soirées du Sporting d'été, il se produira pour la première fois à Garnier pour reprendre notamment des standards de Duke Ellington. À classer aussi au rang du gold, Wayne Shorter et son quartet, attendu le 1er décembre qui a côtoyé toutes les légendes du jazz avant d'en devenir une à son tour.

Le 30 novembre, côté moderne, le trompettiste Ibrahim Maalouf, nouvelle icône d'un public jeune, jouera les morceaux de son album hommage à Oum Kalthoum. Le même soir, Airelle Besson chauffera la scène. Et il faut noter qu'une jazzwoman trompettiste est un fait assez rare dans un monde de musiciens plutôt masculin.

Les amateurs retrouveront aussi la voix soul de Malia accompagnée par le piano d'André Manoukian (29 novembre). Puis la suave Madeleine Peyroux (3 décembre). Et la belle soirée du 2 décembre à trois têtes : le batteur Manu Katché qu'on ne présente plus ; le Camerounais Richard Bona ; et, en lever de rideau, Alune Wade. Entendu déjà en juillet dernier pour avoir animé le gala de la Croix-Rouge, le talentueux bassiste et chanteur sénégalais sera accompagné par le pianiste cubain Harold Lopez-Nussa.

Enfin, pour sortir de l'ambiance feutrée de la salle Garnier - comme pour chaque édition - le jazz devrait se propager un peu partout dans Monaco, via la fanfare Funk Off.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.