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Un Monégasque réalise son rêve de participer au Festival du cirque de Monte-Carlo

Mis à jour le 17/01/2019 à 15:20 Publié le 17/01/2019 à 09:13
Le duo de main à main, trois ans après New Generation, prend cette année part à la compétition.

Le duo de main à main, trois ans après New Generation, prend cette année part à la compétition. Photo Jean-François Ottonello

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Un Monégasque réalise son rêve de participer au Festival du cirque de Monte-Carlo

Le monégasque Nicolas Jelmoni concourra pour la première fois au Festival International du cirque de Monte-Carlo dans un numéro à couper le souffle avec sa partenaire canadienne Charlotte O'Sullivan

Avec une dextérité presque déconcertante, ils tutoient les règles de la gravité et de l’équilibre. À bout de bras, il la porte et elle virevolte, laissant le spectateur entre frisson et admiration.

Charlotte O’Sullivan et Nicolas Jelmoni, engagés dans ce 43e Festival international du cirque, présentent un numéro de main à main. Un duo de participants un peu particulier car Nicolas Jelmoni joue à domicile. Il est le régional de l’étape en Principauté où il est né et où il a grandi jusqu’à sa majorité.

Gamin, il se souvient avoir forgé son goût pour le cirque depuis les gradins du chapiteau de Fontvieille. La discipline, il l’a ensuite acquise dans les clubs sportifs de la Principauté. En gymnastique d’abord. Puis au plongeon. Avant de rejoindre l’École nationale du cirque de Montréal, au Québec.

C’est dans cette école qu’il rencontre la Canadienne Charlotte O’Sullivan qui devient sa partenaire sur scène. Le duo se forme en marge des cours. Diplômés, ils entament une carrière professionnelle commune.

"Des artistes de cirque avant tout"

Ils revendiquent d’être des artistes de cirque avant tout. Et fonctionnent comme une petite entreprise. Pas de manager, ils pensent et réalisent leurs numéros à deux, créent les costumes et repoussent toujours un peu plus les limites de leur pratique. Des scènes, Charlotte et Nicolas en ont fait beaucoup. Prenant part aux tournées du Cirque du Soleil, créant l’an dernier un spectacle dans l’esprit cabaret à l’opéra de Sydney en Australie puis à Londres pendant l’été.

Le grand public a aussi découvert leur discipline dans l’émission "La France à un incroyable talent" sur M6 où ils ont été jusqu’en finale au cours de la saison 12.

En 2016, ils découvrent une première fois l’entrée des artistes du chapiteau de Fontvieille pour prendre part au festival New Generation. Pas de trophée à la clé, mais le prix du public. Et le souvenir d’une bonne impression. "Nous avons pris le temps de nous améliorer, explique Nicolas. Et ça a été un grand plaisir quand on nous a proposé, à l’hiver 2017, de participer au festival cette année. "

"Le meilleur festival au monde"

Ils travaillent depuis deux mois sur le numéro qu’ils présenteront ce soir sur la piste monégasque. "Nous voulions un numéro neuf, changer les figures, les musiques avec davantage de danse", décrit Charlotte. Une mise en danger pour le duo, issu de la gymnastique mais qui n’a jamais été formé à la danse.

Pour ce numéro particulier, ils se sont adjoint les services d’une chorégraphe, ancienne lauréate de l’émission "So you think you can dance?" au Canada.

Autre coup de pouce, celui des ateliers des Ballets de Monte-Carlo qui les ont aidés à affûter leurs costumes. Objectif: sept minutes pour convaincre le jury. Car si professionnellement pour le duo les contrats s’enchaînent, c’est autre chose qu’ils viennent chercher sur la piste de Fontvieille.

"C’est le meilleur festival au monde, qui entretient la culture du cirque traditionnel, le fait de nous inviter prouve une ouverture vers la modernité", avoue Nicolas.

"Quand nous étions étudiants à Montréal à l’École nationale du cirque, jamais nous n’aurions pensé être un jour sélectionnés pour ce festival si particulier", continue Charlotte.

Une étape symbolique dans une carrière qui progresse toujours. Pour combien de temps? "C’est notre corps qu’il le dira", répondent en chœur les deux athlètes qui sont, pour l’heure, taillés pour la compétition.

Et à respectivement 25 et 27 ans, on peut imaginer qu’ils ont encore le temps avant de faire leurs adieux à la scène.


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