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Un mois seulement entre le Grand Prix de Monaco et le Jumping: un casse-tête pour les organisateurs

Mis à jour le 07/06/2019 à 11:33 Publié le 07/06/2019 à 10:01
Il reste une semaine à l’ACM pour faire place nette et permettre au Jumping de s’installer.

Il reste une semaine à l’ACM pour faire place nette et permettre au Jumping de s’installer. Photo Cyril Dodergny

Un mois seulement entre le Grand Prix de Monaco et le Jumping: un casse-tête pour les organisateurs

26 mai-27 juin. Un mois tout rond sépare les deux événements. Trente jours pour démonter les structures du circuit et monter celles de la piste équestre: une épreuve entre les épreuves.

Sauf catastrophe météo, le délai sera tenu. Le 17 juin, l’Automobile Club de Monaco aura terminé le démontage des structures du Grand Prix et pourra passer les clés de la darse Sud et du quai Albert-Ier aux organisateurs du Jumping international de Monte-Carlo.

Mais respecter cet engagement n’est pas une mince affaire. C’est même, chaque année, un tour de force que d’enchaîner ces deux épreuves à un mois d’intervalle. Il faut dire que les contraintes, pour les deux organisateurs, sont colossales.

Pour l’ACM

Du côté de l’Automobile Club, il s’agit de démonter l’intégralité des structures qui entourent les 3,337 km du circuit en trois semaines. Les chiffres sont vertigineux: 1.100 tonnes de tribunes, 21 km de rails de sécurité, 880 mètres de barrières, 20.000 m2 de grillages, la direction de course, les 12 stands, la loge princière et les autres structures modulaires… Titanesque !

Le chantier de démontage, qui mobilise près de 200 personnes, est d’autant plus complexe qu’il doit tenir compte d’autres contraintes. Par exemple, la SBM, qui organisait un cocktail sur la place du Casino mercredi soir, avait besoin que toute trace de Grand Prix ait disparu.

"La tribune a été démontée dans les temps mais les poutres et poutrelles, stockées sur la place, ont compliqué l’enlèvement des rails de sécurité, explique Christian Tornatore, commissaire général de l’ACM. Nous avons réussi de justesse."

Autre exemple : dimanche dernier, le Yacht-club souhaitait, dans le cadre d’une journée privée, que les rails de sécurité soient enlevés depuis le tunnel jusqu’à l’entrée du YCM.

"Or, explique Christian Tornatore, nous allons plus vite quand nous enchaînons le démontage des rails entre le tunnel et la chicane." L’ACM a dû faire avec cette contrainte nouvelle.

"On ne peut pas tout démonter en trois jours, ni multiplier les personnels. Près de 200 personnes sont mobilisées, y compris les samedis et le lundi de Pentecôte", souligne le commissaire général de l’ACM.

Lundi soir, la direction de course aura disparu. C’est alors que, chaque soir de la semaine, seront évacués les douze stands, par convois exceptionnels. Et, si tout va bien, le 17 juin, les organisateurs du Jumping pourront prendre le relais et ériger leurs installations.

Près de 200 personnes sont mobilisées pour démonter les installations du Grand Prix.
Près de 200 personnes sont mobilisées pour démonter les installations du Grand Prix. Photo Cyril Dodergny

Pour le Jumping

"Chaque année, c’est un challenge." Claire Loirat sait de quoi elle parle. Elle est chargée de l’organisation du Jumping international de Monte-Carlo depuis la première édition en 2006. Elle s’occupe notamment de gérer le montage de la manifestation.

"D’après ce que je vois, les choses avancent bien. Je suis toujours émerveillée par la vitesse à laquelle est réalisé le démontage du Grand Prix."

Le 17 juin, Claire Loirat et ses équipes installeront leurs propres barrières autour de la darse Sud, afin d’aménager les deux pistes et les deux imposantes structures sous tente. C’est le gros morceau du chantier: "Le sable sera livré à partir du 19 juin, pendant trois jours, explique-t-elle. Les barrières devront être posées afin de retenir le sable, qui sera étalé en quelques jours. Et pendant ce temps, les installations seront montées tout autour."

Pour la petite histoire, les 1 100 tonnes de sable, d’une composition très technique et spécifique aux activités équestres, proviennent du Jumping de Cannes, qui se tient ce week-end. Ce sable a une durée de vie de trois à cinq ans et partage son existence entre les deux épreuves azuréennes.

Une trentaine de personnes seront mobilisées pour monter les installations sur la darse Sud et le quai Albert-Ier, qui accueille en particulier les boxes des chevaux. Pour tout cela, il faut entre 10 et 14 jours. Le démontage du Grand Prix prend un peu plus de 20 jours. Calculez et vous verrez pourquoi le délai d’un mois est un strict minimum. Et la marge de manœuvre est minime, si le mauvais temps s’en mêle ou un incident quelconque intervient…

Pour se donner un peu plus d’air, l’Automobile Club de Monaco souhaiterait que le Jumping international de Monte-Carlo soit décalé d’une semaine, à partir de l’an prochain.

"Nous envisageons d’écrire au gouvernement pour formaliser cette demande, confiait dernièrement Michel Boeri, le président de l’ACM. Nous avons de plus en plus de matériel à démonter et il est difficile de garantir les délais. S’il pleut pendant quatre jours, cela peut mettre en péril le Jumping. Et on ne peut pas faire travailler les gens le dimanche et la nuit…"

Effectivement, cette année, trente bungalows supplémentaires ont été installés et 125 tonnes de contrepoids ont dû être rajoutées. Ce qui rallonge encore le temps de démontage. L’ACM se donne jusqu’à la fin du mois pour faire le point et éventuellement adresser cette demande au gouvernement.

Le Jumping a bien conscience que le timing est très serré et que l’ACM est tenu par un calendrier de la FIA très rigide. Le concours équestre fait, pour sa part, partie du circuit Longines Global Champions Tour. Il faudra donc trouver un terrain d’entente. Ou que les deux organisateurs continuent à s’arranger pour réussir chaque année ce tour de force. Pour l’instant, le Grand Prix 2020 est fixé au 24 mai et le Jumping du 25 au 27 juin.


Faut-il décaler le Jumping ?

Pour se donner un peu plus d’air, l’Automobile Club de Monaco souhaiterait que le Jumping international de Monte-Carlo soit décalé d’une semaine, à partir de l’an prochain.

"Nous envisageons d’écrire au gouvernement pour formaliser cette demande, confiait dernièrement Michel Boeri, le président de l’ACM. Nous avons de plus en plus de matériel à démonter et il est difficile de garantir les délais. S’il pleut pendant quatre jours, cela peut mettre en péril le Jumping. Et on ne peut pas faire travailler les gens le dimanche et la nuit…"

Effectivement, cette année, trente bungalows supplémentaires ont été installés et 125 tonnes de contrepoids ont dû être rajoutées. Ce qui rallonge encore le temps de démontage. L’ACM se donne jusqu’à la fin du mois pour faire le point et éventuellement adresser cette demande au gouvernement.

Le Jumping a bien conscience que le timing est très serré et que l’ACM est tenu par un calendrier de la FIA très rigide. Le concours équestre fait, pour sa part, partie du circuit Longines Global Champions Tour, organisé par la Fédération équestre internationale.

Il faudra donc trouver un terrain d’entente. Ou que les deux organisateurs continuent à s’arranger pour réussir chaque année ce tour de force. Pour l’instant, le Grand Prix 2020 est fixé au 24 mai et le Jumping du 25 au 27 juin.


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