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Un lab' artistique à la villa Sauber

Mis à jour le 31/01/2018 à 05:04 Publié le 31/01/2018 à 05:03
Detournement de toiles et de photographies, le projet de Patrick Corillon amuse.
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Un lab' artistique à la villa Sauber

Pour son premier rendez-vous de l'année, le NMNM ouvre ses salles à une sélection d'artistes, qui ont joué avec les œuvres des collections, autour d'une réflexion sur l'idée de musée

Pour démarrer l'année, le NMNM a choisi d'installer à la villa Sauber un laboratoire artistique, hors catégorie, qui donne le champ libre à quatre artistes.

« Une définition de l'art qui échappe aux catégories ça me réjouit, j'ai l'habitude de ne pas être fixée sur une seule ligne », sourit Marie-Claude Beaud, qui dirige l'institution et a fait de sa volonté de redéfinir l'idée de musée, sa quête.

Pour ce projet, les artistes sélectionnés ont donc dû réfléchir à la villa où ils exposent, à son histoire et à son espace.

En présentant leur travail, en écho à des œuvres piochées dans les collections pour une présentation saupoudrée d'impertinence.

Une règle du jeu appliqué avec malice par Patrick Corillon. En piochant toiles et photographies dans les collections du NMNM, qu'il a détournées avec des légendes fantasmées ou loufoques. Où il s'est imaginé des histoires qui auraient pu se passer dans des rues ou des bâtiments de la Principauté qui apparaissent sur les photos choisies.

Décalage

Un décalage réussi pour une torsion de la réalité voulue par l'artiste : « Je me donne la liberté de faire mon musée imaginaire, la réalité je la place dans un espace d'exposition ».

Le photographe Félix Dol Maillot a, lui, choisi de capturer des détails du bâtiment sous un objectif. Accouchant d'un portofolio ou il joue sur les côtés parfaits et imparfaits de la villa, « en donnant à voir ce qu'on n'a pas l'habitude de regarder », dans cette série de photo accrochée dans l'escalier du bâtiment.

À l'étage, Damien Mac Donald, pour qui « le rôle d'un artiste est d'amener à rêver » propose des dessins semblant flotter dans l'espace, comme un testament d'un rêve.

Enfin Berger&Berger, les frères plasticiens et architectes, jouent avec l'espace dans les trois dernières salles de l'exposition. Questionnant la lumière qui entre dans un musée et réfléchissant sur l'interaction entre l'intérieur et l'extérieur dans la présentation d'œuvres. Un principe qui fonctionne bien dans l'ultime salle, percée par le soleil les jours de beau temps, qui répond à leur installation au sol, Graziella, composée de soixante éléments en grès.

Cinq artistes occupent les lieux de la villa, comme ici le tandem Berger&Berger qui questionne l'espace  d'un musée et la façon de montrer une œuvre.
Cinq artistes occupent les lieux de la villa, comme ici le tandem Berger&Berger qui questionne l'espace d'un musée et la façon de montrer une œuvre. Manuel Vitali/Dir'Com'
Les dessins oniriques de Damien MacDonald.
Jean-François Ottonello

Offre numérique MM+

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