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Un jeune Coréen remporte les Masters de chant

Mis à jour le 16/10/2017 à 05:15 Publié le 16/10/2017 à 05:15
Gil Beyong-Lee, vainqueur, entre (de gauche à droite) Ruggero Raimondi, président du jury, Jacques Boisson, secrétaire d'Etat, Jean-Marie Fournier, directeur fondateur des Masters

Gil Beyong-Lee, vainqueur, entre (de gauche à droite) Ruggero Raimondi, président du jury, Jacques Boisson, secrétaire d'Etat, Jean-Marie Fournier, directeur fondateur des Masters A.P.

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Un jeune Coréen remporte les Masters de chant

La finale s'est déroulée samedi devant un jury présidé par le grand baryton Ruggero Raimondi, avec, comme « candide », Alexis Brezet, directeur du Figaro

Et le vainqueur est : Gil Byeong-Min » ! La sentence est tombée samedi soir vers minuit, dans l'Auditorium Rainier III, de la bouche du président du jury, le grand baryton Ruggero Raimondi. Et l'on a vu revenir sur scène, sous les hourras du public, sourire étincelant dans l'éclat des projecteurs, le jeune coréen de 23 ans qui, une heure plus tôt, avait fait trembler les murs avec l'Air de la calomnie du Barbier de Séville ou les stances sombres de la Joconde de Ponchielli. Le chèque de 30 000 euros du « Prix Prince Rainier III » lui fut remis par le secrétaire d'État Jacques Boisson.

La semaine des « Masters de chant de Monte-Carlo », venait de s'achever.

Deux Coréens s'étaient retrouvés en finale, à l'issue d'une série d'épreuves dont nous avons rendu compte dans nos précédentes éditions : Gil Byeong-Min, 23 ans, et Kyubong Gerard Lee, 34 ans.

Avec sa silhouette de fluette de roseau

Deux Coréens de onze ans de différence d'âge. Deux voix graves, de basse pour le premier, de baryton pour le second. Deux caractères bien trempés. C'est donc le benjamin qui l'a emporté. Arrivé sur scène avec sa silhouette fluette de roseau grandi au pays du matin calme, il étonne par le volume, la puissance, la gravité de sa voix. Il a l'allure d'un grand adolescent qui, sur un coup de tête, se serait lancé dans l'aventure de l'opéra. Son concurrent, au beau timbre de bronze, est, lui, déjà sérieusement installé dans la carrière. Le jury a préféré récompenser un artiste en devenir plutôt qu'un professionnel confirmé. Il a eu raison !

Tout au long de la soirée, les deux candidats se sont affrontés à coup d'airs de Mozart, Bizet , Ponchielli ou Giordano. Que la guerre est jolie lorsqu'elle se fait au travers d'airs d'opéras ! Ah, si les Coréens du Sud avaient le pouvoir d'influencer leurs voisins du Nord !…

Chanteurs d'opéra et ... politique

Après son extraordinaire concert de la veille (lire nos éditions du 14 octobre), le Philharmonique accompagna la compétition sous la direction d'un chef, Samuel Jean, qui était souvent en retard par rapport au tempo des candidats. Cela alourdit leur prestation.

Comme chaque année, la soirée de la finale des Masters, présentée avec maestria par le Monsieur Musique de France-Télévision, Alain Duault, présentait une particularité : la présence d'un « candide » au jury. Deux candides des années précédentes se trouvaient, samedi soir, dans la salle : Roselyne Bachelot et Patrick de Carolis. Le candide de cette année était le directeur du Figaro, Alexis Brézet. Celui dont les avis font trembler le monde politique nous a avoué « se trouver tout petit au jury face à des sommités comme les chanteurs Ruggero Raimondi et Béatrice Uria-Monzon ».

Peut-être n'est-il pas aussi facile d'évaluer les chanteurs d'opéra que les ténors de la politique. Telle serait la leçon annexe de ces Masters de chant…


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