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Un Grand Prix étanche à la pénurie d'essence

Mis à jour le 26/05/2016 à 05:07 Publié le 26/05/2016 à 05:07
Depuis 2010, les ravitaillements sont interdits en course et chaque pilote n'est autorisé à prendre le départ qu'avec 100 kg de  carburant. D'où l'essor de nouvelles stratégies grâce au contrôle en direct de la consommation.

Depuis 2010, les ravitaillements sont interdits en course et chaque pilote n'est autorisé à prendre le départ qu'avec 100 kg de carburant. D'où l'essor de nouvelles stratégies grâce au contrôle en direct de la consommation. archives PeterParks/AFP

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Un Grand Prix étanche à la pénurie d'essence

Si les cuves de fuel sont de plus en plus à sec en France, aucun danger de voir un pilote à fond de cale à Monaco. Autonome, chaque écurie a débarqué avec ses propres réserves

Faute de carburant, le Grand Prix de Monaco annulé ». Les rédacteurs de Léquipéefine.com, sorte de Gorafi du sport, ont osé. Ce mardi, un rédacteur du site Internet parodique s'est amusé à imaginer l'annulation du Grand Prix de Monaco pour cause de pénurie d'essence.

Une blague étayée de faux propos attribués au président de la FIA, Jean Todt. « Nous risquons de voir les pilotes ne plus pouvoir repartir des stands à la mi-course, faute de pouvoir ravitailler les stands en quantité suffisante. » Une boutade tellement poussée à l'extrême qu'elle élude le règlement mis en place depuis 2010 et l'interdiction de ravitaillement durant la course (1).

« Trimballé par camions »

Contacté dès lundi pour couper court à toutes supputations, la FIA, imposante machine logistique rodée à tout imprévu, s'était montrée catégorique en affirmant que la pénurie de carburants en France n'aurait pas la moindre conséquence sur le bon déroulement de l'épreuve.

Précisant toutefois que les Formule 1 n'ont pas de régime énergétique différent des automobiles lambda. « Le carburant est un super sans plomb normal Ron 97, le même que vous trouverez dans toute station-service. » Auquel s'ajoutent toutefois quelques additifs anticorrosion ou oxydation…

Chaque écurie dispose en revanche de son propre sponsor et n'a pas attendu de poser ses mécaniques en Principauté pour s'abreuver goulûment dans les stations des Alpes-Maritimes. « Il n'y a pas un fournisseur unique de carburants en Formule 1. Chaque écurie à ses propres contrats d'approvisionnement avec des compagnies pétrolières. A l'heure actuelle, Total, Mobil, Petrobras et Shell sont impliqués », nous a précisé Charlie Whiting, directeur de course et chef du département technique de la FIA.

Et si la FIA chapeaute toutes les opérations logistiques sur les Grand Prix, Charlie Whiting de rappeler l'indépendance de chaque écurie dans l'approvisionnement et l'acheminement de son matériel. « Nous ne sommes pas au courant de tous les problèmes de livraison du carburant car il est trimballé par camions, avec tous les autres équipements, par chaque écurie. »

Comprenez, au passage, que les cuves étaient déjà bien pleines et en route pour la Principauté au moment des premiers blocages de raffinerie en France.

Pas de convoyage particulier

Quant à la desserte de Monaco, Charlie Whiting est formel. Bien qu'intra-muros, le Grand Prix ne nécessite pas un convoyage original. « Il n'y a rien de différent à Monaco pour la livraison de l'équipement, tout arrive par camions comme à Barcelone, Monza, Silverstone, Hockenheim, etc. »

Oublier donc les facéties de Léquipéefine.com, dont le rédacteur allait jusqu'à anticiper le boom des Formule électrique en attribuant, encore une fois à Jean Todt, des propos farfelus. « Au-delà de l'aspect purement sportif, il est vrai que la Formule 1 essaie de redorer son blason et se muer en sport accessible et respectueux de l'environnement. Dans le cadre de cette stratégie de communication, il eut été mal perçu de brûler en un week-end l'équivalent du carburant consommé en une année sur le périphérique parisien. »


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