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Un Faust diablement beau Salle Garnier

Mis à jour le 25/03/2018 à 05:05 Publié le 25/03/2018 à 05:05
Faust incarné sur scène par le ténor maltais, Joseph Calleja.

Faust incarné sur scène par le ténor maltais, Joseph Calleja. Alain Hanel/Opéra de Monte-Carlo

Un Faust diablement beau Salle Garnier

Si l'on fait confiance aux statistiques - et pourquoi ne leur ferait-on pas confiance en dehors du comptage des manifestations dans les rues françaises ?

Si l'on fait confiance aux statistiques - et pourquoi ne leur ferait-on pas confiance en dehors du comptage des manifestations dans les rues françaises ? - « Faust » serait, avec « Carmen », l'opéra le plus joué au monde. Le sujet de l'homme qui vend son âme au diable plaît partout sur la planète, de même que la musique de Gounod.

Lorsque l'Opéra de Monte-Carlo programme cet ouvrage, il ne peut faire dans la demi-mesure. Et l'Opéra de Monte-Carlo ne fait d'ailleurs jamais dans la demi-mesure! Il propose une représentation grandiose depuis vendredi soir en la Salle Garnier. Ce « Faust » est un grand « Faust », un « Faust » admirable. C'est le « Faust » qu'il nous faut à Monaco.

Distribution

de premier plan

La mise en scène reprend celle, puissante, forte en symboles et en tableaux marquants, que Nicolas Joël avait réalisée en 2009 au Capitole de Toulouse lorsqu'il quitta cette scène pour prendre la direction de l'Opéra de Paris.

La distribution artistique est de premier plan. Le ténor maltais Joseph Calleja ne fait que confirmer la fulgurante ascension de sa carrière ces dernières années. Voix puissante, timbre riche.

Que dire de la soprano lettone Marina Rebeka ? On l'aime un peu, beaucoup, passionnément dans son rôle de Marguerite ! C'est une fleur rare parmi les sopranos internationales du moment. On rit de la voir si belle dans le miroir de nos souvenirs.

Et que dire du baryton Paul Gay ? Que ce diable a la stature d'un grand et beau Méphisto. Avec Héloïse Mas, Siebel est bon. (Rappelons que Siebel est un personnage masculin interprété par une chanteuse en travesti). Bon également, Lionel Lhote en Valentin !

Dans « Faust », on chante : « c'est Satan qui conduit le bal ». Voilà qui est faux : ce n'est pas Satan qui conduit le bal mais un chef à la baguette déliée qui entraîne allègrement chœur et orchestre vers la victoire. Il s'appelle Laurent Campellone.

Parmi les six noms qui sont inscrits en lettres d'or au plafond de la Salle Garnier à Monaco se trouve celui de Gounod. La représentation de son « Faust » est digne de l'honneur qui lui est fait d'appartenir à l'histoire de cette salle.


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