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Un drone maritime présenté au port Hercule

Mis à jour le 25/07/2018 à 05:07 Publié le 25/07/2018 à 05:07

Un drone maritime présenté au port Hercule

Mi-juillet, un navire autonome a débuté une mission scientifique dans le sanctuaire Pélagos, au large de Toulon, pour étudier la bioacoustique des cétacés et des cachalots très précisément

Un look futuriste tout en empruntant la ligne des pirogues à balancier de Polynésie. Il y a deux semaines, un intrigant bateau - ou plutôt un drone maritime - s'est amarré au pied du navire amiral du Yacht-club de Monaco. Un beau bébé, producteur de sa propre énergie solaire, aux mensurations flirtant avec les 17 mètres de long et 4 mètres de large. A la balance, le navire peut contenir une tonne de charges utiles.

« Du matériel de mesures océanographiques. C'est comme un bateau classique mais sans présence humaine à bord. Il y a une motorisation électrique avec des batteries au lithium », précise Fabien De Varenne, concepteur et développeur du drone pour Sea Proven, une société de Mayenne qu'il préside.

Un million d'échantillons par seconde

Car ce n'est pas pour de la figuration que cet engin flottant est parrainé par la Principauté. Bien au contraire. Mais pour une exploration scientifique, amorcée le 16 juillet jusqu'au 31 août. Plus de quarante jours de présence en mer (7 jours sur 7, 24 heures sur 24) en toute autonomie, sans besoin de relève d'équipage, grâce à une très faible consommation.

Nom de code de l'opération : Sphyrna Odyssey. Le principe semblerait presque enfantin : étudier la bioacoustique des cétacés - en l'occurrence ici des cachalots - au cœur du sanctuaire de Pélagos. Au large de Toulon, plus précisément, dans les eaux du courant ligure.

En réalité, la technique est évidemment extrêmement pointue. « On va mesurer leurs comportements pendant des dizaines d'heures, pendant qu'ils chassent à 1 500 mètres de profondeur et ainsi mesurer la quantité de proie qui gravite dans les différents sites sondés. On a une carte son avec cinq hydrophones sous la coupe du bateau qui permettent de récolter des sons à très haute fréquence, soit 1 million d'échantillons par seconde », détaille Hervé Glotin, professeur au Centre national de la recherche scientifique de Toulon.

Quelles réactions face aux nuisances ?

Autre ambition des chercheurs de cette mission scientifique : connaître leurs réactions - l'impact donc - face aux nuisances sonores, dont les conséquences s'avèrent bien souvent dramatiques pour ces ambassadeurs des abysses : échouages, collisions avec les navires, captures accidentelles, malnutrition…

Le drone maritime, qui a aussi une capacité à contourner de lui-même les obstacles, pourra donner la position de l'animal en nage en temps réel. Sur quatre zones différentes, les activités entre cachalots, mais aussi avec leurs proies, seront scrupuleusement étudiées. À l'issue de ces études, l'association Longitude 181, protectrice de l'océan, tentera de vulgariser les résultats pour le grand public afin de les sensibiliser sur cette espèce. « On ne compte pas moins de 400 individus dans le nord-ouest méditerranéen, confie un représentant de l'association. Ils émettent et parlent grâce aux sons. Et les activités marines peuvent nuire à tout cela... »


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