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Un devoir de mémoire pour le Prince en Normandie Ce lien particulier avec Saint-Lô

Mis à jour le 09/06/2019 à 10:11 Publié le 09/06/2019 à 10:11
Fidèle à son habitude, le souverain s’est offert un bain de foule à Sainte-Mère-Église.

Un devoir de mémoire pour le Prince en Normandie Ce lien particulier avec Saint-Lô

Dans le cadre de la commémoration du Débarquement, le souverain a participé à de nombreuses cérémonies, marquant son attachement pour cette part de l’Histoire mondiale

C’est à sa manière que le prince Albert II a choisi de célébrer le 75e anniversaire du Débarquement des alliés. Invité à prendre part à cette célébration de cette page de l’Histoire mondiale, le souverain a effectué un déplacement de 48 heures en Normandie.

« Retrouver cette région, ces plages, ces lieux emplis de mémoire, soixante-quinze ans après l’un des épisodes les plus marquants de l’Histoire, est pour moi particulièrement émouvant. Le débarquement de Normandie nous parle, nous interpelle, nous questionne, nous oblige à jamais. L’héroïsme de ces hommes, auxquels nous devons notre liberté, est un témoignage de don de soi aussi bouleversant qu’admirable », a souligné le souverain, lors d’un discours à Saint-Lô.

Une séquence qui touche aussi à ses racines et à son héritage américain. Le souverain était d’ailleurs accompagné par son cousin, Chris Le Vine ainsi que par son beau-père, Michael Wittstock. À leurs côtés, le prince avait choisi de s’entourer de plusieurs amis américains réunis pour cette célébration.

Au musée du Mur de l’Atlantique

À son arrivée en terre normande, mercredi soir, le groupe a entamé son périple en visitant le musée du Mur de l’Atlantique, à Ouistreham, près de Caen. Surnommé « le grand bunker », ce musée, installé dans un ancien poste de direction de tir, est l’œuvre d’un couple de passionnés, Brigitte et Fabrice Corbin, qui ont constitué une collection d’objets et documents datant de cette période.

Une collection qu’ils avaient d’ailleurs exposée au chapiteau de Fontvieille à l’été 2017. Le prince, il y a deux ans, avait visité l’exposition et fait la promesse de venir découvrir les lieux.

« Bien comprendre le sens de ces commémorations »

Le lendemain, c’est à Sainte-Mère-Église que la délégation s’est rendue pour suivre plusieurs cérémonies d’hommage dans une émotion palpable.

Interrogé à l’antenne sur France 2, le prince Albert II a d’ailleurs rappelé : « Je pense qu’il faut être présent et bien comprendre le sens de ces commémorations. Il faut garder à l’esprit ceux qui ont sacrifié leur vie ou perdu des membres de leur famille. »

C’était en tout cas, le but sa démarche. En septembre, lorsqu’il s’était rendu au cimetière américain de Colleville, situé au-dessus de la plage d’Omaha Beach où la mémoire de près de 10 000 soldats est honorée, il avait tenu particulièrement à revenir en terre normande. Et organiser son agenda pour prendre part à ce 75e anniversaire du Débarquement. Une promesse honorée.

La ville est tristement connue pour être surnommée, au sortir de la guerre, « la capitale des ruines ». Vendredi, le souverain a achevé son devoir de mémoire par une ultime étape à Saint-Lô, dans la Manche, pour assister à une cérémonie à l’hôpital mémorial France - États-Unis.

Détruite presque entièrement par les combats de la Seconde Guerre mondiale, la ville avait perdu son hôpital. C’est la Croix-Rouge irlandaise qui a, dans un premier temps, installé des équipements temporaires dès 1946. Avant qu’en 1947, les Américains lancent une collecte de dons pour bâtir un établissement moderne, inauguré en 1956, avec une mosaïque monumentale signée Fernand Léger, désormais classé monument historique.

« Trois liens au moins m’attachent au Centre hospitalier Mémorial France - États-Unis de Saint-Lô, a rappelé le souverain dans un discours prononcé sur le parvis de l’établissement. D’abord l’Irlande, évidemment, puisque ma famille maternelle en est originaire. Les États-Unis ensuite, car la famille Kelly y a migré à la fin du XIXe siècle et que les États-Unis sont directement à l’origine de cet hôpital. Et la ville de Saint-Lô elle-même, enfin, dont la baronnie est entrée dans ma famille en 1576, acquise par mon lointain aïeul Jacques II de Matignon. Le mariage, en 1715, de son arrière-arrière-petit-fils Jacques IV avec la princesse héritière de Monaco, Louise-Hippolyte, fait passer le fief dans la maison des Grimaldi. »

Un lien historique que le souverain avait honoré lors d’une visite dans la commune en avril 2011.

Lors de sa visite vendredi, il a d’ailleurs annoncé que Saint-Lô, comme les autres communes du département de la Manche liées à la Principauté, seront invitées, en juin 2020, à la troisième rencontre des sites historiques Grimaldi, sur la place du Palais.

Au cours de deux journées bien remplies, le souverain, qui était accompagné par son beau-père, Michael Wittstock, a pris part à plusieurs rendez-vous honorant notamment la mémoire des soldats américains.
Au cours de deux journées bien remplies, le souverain, qui était accompagné par son beau-père, Michael Wittstock, a pris part à plusieurs rendez-vous honorant notamment la mémoire des soldats américains. Gaëtan Luci/Palais princier
Sur le parvis de l’hôpital Mémorial France - États-Unis, le souverain a marqué son attachement.

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