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Un crash-test pour marquer les esprits des jeunes

Mis à jour le 28/03/2019 à 10:10 Publié le 28/03/2019 à 10:10
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Un crash-test pour marquer les esprits des jeunes

Au parc du Devens, 300 élèves du collège Bellevue ont été sensibilisés aux dangers de la route, particulièrement en deux-roues. Crash-test, freinage d’urgence et gestes qui sauvent...

Derrière les barrières métalliques, les 300 collégiens de Bellevue retiennent leur souffle. Leur regard est tourné au loin vers une voiture à la carrosserie amochée et au pare-brise déjà éclaté. Les stigmates de précédents crash-tests. Celle-ci démarre et tient une vitesse, a priori lente, de 30 km/h avant d’emboutir de plein fouet un scooter et son conducteur, un mannequin… factice. Le choc est brutal, le bruit de la tête percutant le pare-brise nauséabond. Le conducteur termine le visage contre l’asphalte. Et une phrase volontairement cruelle : « Imaginez-vous à la place du mannequin », lâche Jean-Marc Issautier. Juste avant ce crash-test, le président de l’association « Issautier prévention du risque routier » avait opéré un exercice sur le freinage d’urgence, le temps de réaction et la distance de freinage. Les adolescents s’étant trompés en beauté sur l’endroit où le véhicule était censé finir sa course. Sans compter que la chaussée était parfaitement sèche et l’engin en règle. « À une vitesse de 30 km/h, les jeunes disent toujours que rien ne peut leur arriver. Or, on voit qu’on est très vulnérable », détaille-t-il.

« Votre seule carrosserie, c’est votre tenue »

Autre intervenant légitime dans cette sensibilisation aux dangers de la route : un sapeur-pompier, on le sait primo intervenant sur les accidents. Il en rajoute une couche : « Imaginez maintenant que vous êtes à la place de ce mannequin sans équipement de protection. En claquettes, en jupe, en bermuda, en débardeur… On le voit trop fréquemment en intervention, déplore l’adjudant-chef Jean-Pierre Rolland. En deux-roues, la seule carrosserie que vous avez est votre tenue ! » En 2018, sur les routes du département, 55 personnes ont perdu la vie. Dont 32 motards. La statistique est implacable. Et les deux hommes se doivent de la rentrer dans le crâne des plus jeunes, parfois inconscients des risques encourus.

« Vous avez le cœur des victimes entre vos mains »

Autre facette de cette sensibilisation : faire participer les jeunes. Comme s’ils étaient les premiers témoins d’un carambolage. « C’est grâce aux témoins que les premiers gestes de secours sont réalisés et les chances de survie augmentées pour la victime. Vous êtes le premier maillon de la chaîne de secours. Vous avez le cœur des victimes entre vos mains », explique le soldat du feu. Deux élèves ont ainsi pratiqué le massage cardiaque sur un mannequin avant de placer deux électrodes du défibrillateur sur le thorax de la victime. Des gestes aussi simples que vitaux.

« Ce crash-test et ces gestes pour sauver, c’est mieux que de la théorie. C’est choquant mais ça marque. Je ne pensais pas qu’à 30 km/h, il y aurait autant de dégâts », réagit Julie. L’une de ses amies surenchérit : « Mon père qui est motard a déjà eu un accident. Il m’a toujours dit qu’il ne voulait pas que j’aie un deux-roues. Je comprends mieux maintenant… »

Deux élèves ont été choisies pour pratiquer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.

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