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à Antibéa, les enfants inventent leur histoire

Mis à jour le 13/02/2019 à 10:09 Publié le 13/02/2019 à 10:08

à Antibéa, les enfants inventent leur histoire

Connaissez-vous bien les anecdotes ? J-3 avant l’inauguration de cette 86e édition - dédiée aux « Mondes fantastiques » - voici l’occasion de réviser l’histoire de la Fête pour briller dans les tribunes

En 1973, un corso a dû être annulé non pas pour une élection présidentielle mais... des législatives ! En effet, il ne fallait pas détourner les visiteurs de leur devoir civique en ce jour important. Outre la politique, d’autres événements ont fait de l’ombre aux fruits d’or et sa Fête. La manifestation a été suspendue durant les longues et pénibles années de guerre de 1940 à 1946. Rebelote en 1991. Mozart devait être la star de cette édition mais le conflit irakien en décida autrement...

Et oui, c’est arrivé ! En 1966, les citrons ont pourri à vue d’œil. La Ville n’a pas eu d’autre choix que de maquiller les agrumes défraîchis à la peinture vaporisée pour sauver l’édition alors dédiée aux « quatre saisons ».

En 1928 a lieu pour la première fois une exposition d’agrumes dans un jardin à Menton. À l’époque, c’est une manifestation privée - presque confidentielle - destinée aux clients de l’Hôtel Riviera Palace (photo). L’initiative viendrait de Monsieur Liautaud, propriétaire de l’hôtel Richelieu et secrétaire général de la commission administrative du comité des fêtes et des sports de l’époque.

A cette initiative, il convient d’y associer Albert Braun, un jardinier suisse. Cette première exposition embryonnaire, impulsée par les deux Mentonnais, consiste en une simple représentation de fleurs et d’agrumes dans des vasques en osier travaillé, peints en or ou en argent.

Oui, car le climat de Menton n’a pas toujours été des plus cléments... les chutes de neige de 1956 ont carrément enseveli les parterres décorés des jardins Biovès (photo). En 1963, le gel entraîne l’annulation totale de l’exposition des jardins. A contrario, la sécheresse de l’été de 1965 fait perdre beaucoup de sujets et provoque même la disparition de certains exploitants. En 2018, le gel et la neige avaient également entraîné l’annulation de certaines manifestations.

Ce n’est pas la légendaire souris qui est parti dans la capitale mais le roi de la jungle ! Créée en 1995 pour le thème Disneyland au pays du citron, la structure d’agrumes du Roi Lion a été exposée à Disneyland Paris.

Oui, mais le carnaval a vite rendu les paillettes et les strass ! Créé en 1876, le carnaval constitue - au départ - le point d’orgue des festivités hivernales à Menton. Mais peu à peu, la manifestation perd de son attrait et devient de moins en moins rentable. La Première Guerre mondiale et la concurrence avec le Carnaval de Nice ont raison de lui en 1934.

C’est alors qu’une autre manifestation baptisée « Fête du citron » voit le jour dans la cité dès 1933. Organisée par quelques personnalités locales, elle prend petit à petit de l’ampleur grâce à l’implication du comité des fêtes de la ville qui devient partenaire des associations de commerçants. En 1934, c’est la naissance officielle de la Fête du citron sous le patronage du Comité des fêtes de Menton.

À cette époque, la manifestation prévoit le concours du plus beau citron, de la plus belle branche et une distribution de cocardes sous forme de « petits citrons ».

En 1935, on organise « les grandes fêtes du citron à la gloire des fruits d’or » qui durent trois jours (photo). À partir de 1936, la Fête est organisée sur six jours et investit pour la première fois les jardins Biovès. Près de 10 000 citrons et 12 000 oranges sont utilisés pour la réalisation des motifs au sol.

Entre 1760 et 1850, la culture du citron connaît son apogée à Menton. La cité développe une activité d’agrumiculture qui a fait la fortune de la Principauté à laquelle elle était rattachée durant cinq siècles. Une véritable économie se bâtit à Menton. À cette époque, les limoneuses portaient les paniers de citrons sur leur tête (photo). L’intérieur était recouvert de tissus afin de protéger les fruits des bords épais en bois de châtaignier. Pour voyager, les agrumes sont emballés dans du papier de soie. Il devait respecter plusieurs conditions : ne transpire pas, ne sèche pas les agrumes, n’absorbe pas l’humidité extérieure et ne se déchire pas facilement.

Mais la taxation à l’exportation imposée par la Principauté pénalise Menton. La pression fiscale fut l’une des raisons qui conduisirent Menton à se déclarer ville libre en 1848 avec sa voisine Roquebrune.


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