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J’ai demandé aux salariés italiens de prendre des vacances

Mis à jour le 28/02/2020 à 11:34 Publié le 28/02/2020 à 11:34
Pierre Pélissier, le gérant de la société Cruiseline.

Pierre Pélissier, le gérant de la société Cruiseline. F.C.

J’ai demandé aux salariés italiens de prendre des vacances

La société monégasque Cruiseline emploie 238 salariés sur son plateau de Fontvieille.

La société monégasque Cruiseline emploie 238 salariés sur son plateau de Fontvieille. Ce leader européen dans le secteur de la vente de croisières en ligne est impacté par l’épidémie de coronavirus en Italie. Pour deux raisons. D’une part, une cinquantaine d’Italiens travaillent à Monaco. D’autre part, la clientèle italienne occupe une part non négligeable dans l’activité du croisiériste.

Pierre Pélissier, le gérant de cette société, n’a pas eu le choix. « J’ai demandé aux salariés italiens de prendre des vacances, sur la base du volontariat. La moitié d’entre eux ont accepté. »

Ils ont d’autant plus sauté sur l’occasion que la vente de croisières sur le marché transalpin connaît une baisse sensible depuis quelques jours, en raison de l’épidémie de coronavirus de l’autre côté de la frontière. Et comme la rémunération des salariés comprend une part variable basée sur le volume des ventes, forcément, il vaut mieux partir en vacances en ce moment.

« Sur le plan de l’organisation, cela nous arrange, confie Pierre Pélissier. On peut solder plus facilement les congés avant le 30 avril. Mais surtout, comme je pense que le problème du coronavirus sera réglé d’ici là, il y aura une reprise assez forte de notre activité. La clientèle italienne va vouloir prendre ses vacances et nous aurons une forte demande. » Enfin, c’est ce qu’il espère.

Pierre Pélissier n’est pas inquiet : « On continue à vendre normalement des croisières à des périodes plus lointaines, en septembre et l’année prochaine. L’inquiétude des clients est très ponctuelle. » Et elle est surtout transalpine. Car pour le reste, rien ne change. Ni le volume des ventes de croisières, en Méditerranée ou ailleurs dans le monde, ni le parcours des bateaux le long des côtes italiennes.

Ce chef d’entreprise refuse de céder à la panique face à un phénomène qu’il considère comme passager. « En France, 10 000 personnes meurent chaque année de la grippe. Là, on dénombre 2 700 morts dans le monde. J’y vois surtout une psychose médiatique. Mais c’est vrai, il y a un impact sur le secteur du “travel”. Les clients sont en position d’attente. »


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