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Un canadien vient témoigner à Monaco : "Oui, on peut guérir de la schizophrénie !"

Mis à jour le 12/02/2020 à 10:24 Publié le 12/02/2020 à 10:15
Le conférencier était invité par l’association D’Amore Psy.

Le conférencier était invité par l’association D’Amore Psy. A.Co.

Un canadien vient témoigner à Monaco : "Oui, on peut guérir de la schizophrénie !"

C’est le message qu’est venu délivrer au CHPG Luc Vigneault, un Canadien atteint par cette maladie mentale et qui aide aujourd’hui les patients à s’en sortir. Témoignage

Utiliser son expérience de malade pour soigner, tel est le concept du "pair aidant". Autrement dit, guider le patient vers un contrôle de la maladie. Ainsi, en partageant leurs vécus, ils deviendront une source d’inspiration. C’est ce qu’est venu raconter Luc Vigneault, ce lundi, à l’amphithéâtre Lou Clapas au Centre hospitalier Princesse-Grace de Monaco. Devenu pair aidant dans son pays natal, le Canada, l’auteur du livre Cap sur le rétablissement est lui-même sorti de sa maladie : la schizophrénie.

Devant une centaine de spectateurs, étudiants, professionnels de santé, éducateurs ou simple curieux, le conférencier témoigne de son expérience. De la maladie mentale à son retour à la vie active, le chemin est long. Mais loin d’être impossible. Et il s’avère que « le savoir expérienciel » des pairs aidants a un grand rôle à jouer dans ce travail sur soi.

Un parcours du combattant

L’idée de pair aidant est loin d’être novatrice. Cette nouvelle profession existe actuellement dans une cinquantaine de pays. En France, ils sont plus d’une trentaine employés dans le milieu médical ou médico-social en psychiatrie. Pour autant, peu de personnes connaissent leur existence. Alors, leur parcours, leur vécu et leur histoire deviennent le lien entre la société et la psychiatrie. "Être rétabli ne veut pas dire guérir, c’est notre histoire personnelle et nos actions qui nous apprennent à mieux gérer notre maladie", raconte Luc Vigneault.

Interné à l’âge de 16 ans, le Canadien a connu la dépression et la maladie, mais aussi le bonheur et une vie de famille. Il s’est forgé un mental d’acier face "à la psychiatrie qui nous reflétait qu’on était dangereux". Sans l’aide de sa famille et de personnes de confiance, Luc Vigneault ne serait certainement jamais sorti de sa maladie. Heureusement, il a découvert plusieurs issues à ses problèmes. Et aujourd’hui, ce "savoir expérientiel devient la première caractéristique des pairs aidants".

Établir des relations de confiance, ne jamais perdre espoir et "sortir du réseau de la maladie" sont les clefs de la rémission des malades mentaux.

"Arrêter de stigmatiser ces gens"

"Plus le diagnostic est grave, plus la stigmatisation est élevée", constate le conférencier. Souvent, la maladie mentale est très mal perçue par les autres. Pourtant, Luc Vigneault veut mettre en lumière une statistique : "3 % des crimes sont commis par des malades mentaux". Les patients atteints de ce genre de pathologie sont donc victimes, malgré eux, de leur faiblesse et de cette stigmatisation. Résultat ? Ils ne sont donc plus considérés comme des êtres humains.

"On ne dit jamais que les gens guérissent de la schizophrénie", alors que certains cas ont réussi à sortir de cet engrenage. Alors, mettre des mots sur sa maladie, chercher à la comprendre et accepter ces différences peuvent être le chemin vers un rétablissement.


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