“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Un budget de 1,3 milliard et 10 millions d'excédents

Mis à jour le 09/10/2018 à 05:08 Publié le 09/10/2018 à 05:08
Le ministre d'État Serge Telle et le président du Conseil national Stéphane Valeri, hier, dans l'hémicycle, à l'ouverture de la première séance publique du budget rectificatif 2018.

Le ministre d'État Serge Telle et le président du Conseil national Stéphane Valeri, hier, dans l'hémicycle, à l'ouverture de la première séance publique du budget rectificatif 2018. Jean-François Ottonello

Un budget de 1,3 milliard et 10 millions d'excédents

Conseil national et gouvernement se sont réunis hier, en séance publique, pour démarrer l'étude du budget rectificatif de l'État. Plus de dépenses mais plus encore de recettes que prévu…

Monaco se porte bien ! » Ce sont les mots de Stéphane Valeri, président du Conseil national, à quelques heures de l'ouverture des séances publiques du budget rectificatif. Et c'est ce qu'a confirmé, hier soir, Balthazar Seydoux. Quant au ministre d'État Serge Telle, il souligne également, dans sa réponse au président de la commission des Finances et de l'Économie nationale, « l'excellente santé économique et financière de la Principauté ».

Hier soir, pour la première des trois longues soirées qui aboutiront au vote du projet de loi vendredi, les chiffres parlaient d'eux-mêmes : « Le budget rectificatif 2018 affiche une hausse du niveau des recettes et du niveau des dépenses (respectivement +5,9 % et +5,2 %) par rapport au budget primitif 2018 qui se traduit par une évolution de l'excédent budgétaire hors reports de crédits de +10 millions d'euros contre +2 millions. »

Un budget excédentaire de 10 025 400 euros, voici ce qui ferait pâlir d'envie nombre de pays, pour ne pas dire presque tous…

632 nouveaux appartements d'ici 2021

Dans ce contexte somme toute très positif, pas question que la majorité du Conseil national cède sur les exigences qui sont les siennes. Et d'abord en matière de logement pour les Monégasques. « La situation de pénurie ne saurait durer, souligne Balthazar Seydoux. Toutes les mesures doivent être entreprises pour permettre à chaque Monégasque dont la situation le justifie d'être bien logé dans son pays. » Un message entendu par le gouvernement puisque le ministre d'État Serge Telle traite le sujet dès le début de sa longue réponse. Entre 2018 et 2021, 632 nouveaux appartements seront disponibles : « C'est un bilan honorable », souligne le ministre d'État. Et de convenir : « Le besoin est indéniable, au-delà des trois prochaines années. »

Des pas vers l'autre

Le gouvernement est dans les sillons que trace avec insistance la majorité du Conseil national, non pas depuis son élection mais déjà durant la campagne de Primo ! « Le logement, une priorité »… Quelques exemples. Testimonio III, souhaité par Stéphane Valeri, sur le terrain d'une villa pour créer une tour de 250 logements en plus ? « Nous discutons avec les propriétaires et je vous confirme que nous travaillons bien sur un projet de loi d'expropriation pour cause d'utilité publique. » Le lancement du Grand Ida pour bâtir 140 appartements avec expropriation ou accord amiable ? Serge Telle convient qu'« il faut faire valoir l'intérêt général ».

Hier soir, en écoutant le ministre d'État répondre favorablement à de nombreuses demandes du Conseil national, c'était un peu la politique des pas vers l'autre.

Le pas qui fut le moins évident est certainement celui à l'endroit des Enfants du pays. Ceux, étrangers, qui se définissent souvent comme « Monégasques de cœur » considérant les liens forts qu'ils ont avec Monaco, avaient bénéficié de la première proposition de loi n° 239 présentée par la nouvelle majorité peu après son élection. Un texte destiné à stopper la disparition progressive et programmé du secteur protégé et une main tendue forte en symbole vers une population qui ne vote pas. « Nous attendons avec impatience la position du gouvernement », a souligné hier Balthazar Seydoux. Et le chef du gouvernement de répondre en une seule et unique petite phrase : « Concernant plus particulièrement le secteur protégé et la proposition de loi n°239, nous étudions le dispositif proposé. »

Et quand la soirée débutait sur les nombreuses aides réclamées par le Conseil national et accordées par le gouvernement aux Monégasques - ce qui est une très bonne chose -, l'Enfant du pays faisait un peu figure de parent pauvre. Mais ce n'est pas nouveau.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct