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Un Barbier qui décoiffe

Mis à jour le 25/03/2017 à 05:17 Publié le 25/03/2017 à 05:17
Le spectacle, mis en scène par Adriano Sinivia, est conçu comme un film en train d'être tourné.

Le spectacle, mis en scène par Adriano Sinivia, est conçu comme un film en train d'être tourné. Alain Hanel / OPMC

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Un Barbier qui décoiffe

Réjouissante mise en scène du célèbre opéra de Rossini « Le Barbier de Séville », sous forme d'un tournage de film. C'est à voir à l'Opéra de Monte-Carlo

Ce n'est pas dans tous les opéras du monde que l'on voit arriver le personnage de Figaro en scooter sur la scène au début du Barbier de Séville.

À Monaco si - du moins dans le spectacle qui se déroule depuis jeudi en la Salle Garnier.

En fait de scooter, c'est d'une Vespa qu'il s'agit. Une authentique Vespa des années cinquante.

Le spectacle, mis en scène par Adriano Sinivia - il avait déjà offert au public monégasque un pétillant Elixir d'amour il y a trois ans - est en tous points réjouissant. Il est conçu comme un film en train d'être tourné, avec ses bouts de décor mobiles, ses machinistes et ses maquilleurs intervenant sur le plateau, ses éclairagistes, cameramen et preneurs de son.

Au deuxième acte, on assiste à une scène de post-synchronisation dans laquelle les chanteurs chantent sur leur propre image que l'on voit sur l'écran. On assiste aussi à la fuite en Vespa de Figaro et Almaviva devant un paysage qui défile en image derrière eux, ou encore à une bataille de polochons impliquant tous les acteurs de la pièce. Comme on est dans les années cinquante, en matière de Rossini on est plutôt steak que tournedos ! Tout cela est plein de rythme, de tonus, d'allant, de bonne humeur. Voilà un Barbier qui décoiffe !

« Barbier di qualita »

La distribution vocale est belle - sans être exceptionnelle. A part le Basile de Deyan Vatchkov, les principaux rôles ont des voix puissantes : le Figaro de Mario Cassi, qui a du panache, la Rosine d'Annalisa Stroppa, dont la voix est toute en rondeur, notamment dans les graves, l'Almaviva de Dmitry Korchak, qui a un timbre claironnant, mais dont le métal est trop tranchant pour le bel canto rossinien. Bonne performance de Bruno de Simone dans le rôle du Docteur Bartolo.

Tous prennent des libertés avec la rigueur solfégique du phrasé rossinien, ce qui ne facilite pas la tâche du chef d'orchestre Corrado Rovaris. Du coup apparaissent des décalages dans les ensembles. Le chœur, composé uniquement d'hommes, apporte son dynamisme.

Pour reprendre une formule qui est chantée par Figaro au milieu de l'ouvrage, voici un « Barbier… di qualita » !


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