Un an de peine à la frontière

En 2016, Menton et les vallées de la Roya et de la Bévéra ont été confrontés, physiquement et moralement, à un débat d'ordre quasi géopolitique : la question de l'accueil des migrants

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Publié le 30/12/2016 à 05:06, mis à jour le 30/12/2016 à 05:06
M.A., J.-F.O. et C.D.

Tout commence, ce jour-là, le 5 août, sur les rochers de Balzi Rossi, à Vintimille. Comme en juin 2015, quand des réfugiés avaient organisé un sit-in pacifique pour demander à ce que les frontières leur soient ouvertes. Plusieurs centaines de migrants, décidés à fuir le camp de la Croix-Rouge italienne - où tous ont été réunis après qu'un autre lieu d'accueil géré par des solidaires a été fermé -, manifestent de nouveau. Même revendication. Même désarroi. Cette fois encore, de nombreux policiers italiens sont mobilisés pour les encercler. Les heures passent. On se questionne sur la volonté des autorités à les rapatrier au camp. Les policiers amorcent une opération en ce sens, les migrants vocifèrent. Protestent. L'ambiance se dégrade. Quelques manifestants parviennent à forcer le cordon policier avant de se ruer sur les rochers en contrebas. Les autres suivent. Les autorités italiennes les pourchassent violemment. En vain. Ces hommes et ces femmes entrent dans Menton. Où, harassés, ils seront pour la plupart (1) arrêtés. Et renvoyés en Italie.

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