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Tunnelier, station de traitement, barges… Quel chantier !

Mis à jour le 16/04/2016 à 05:15 Publié le 16/04/2016 à 05:15
Catherine, le tunnelier et sa roue de coupe bleue à l'avant (à gauche), est entrée en action.	(Doc MNCA)
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Tunnelier, station de traitement, barges… Quel chantier !

A l'avant de l'énorme tunnelier, la roue de coupe creuse, en maintenant le terrain sous pression grâce à des jets de boue.

A l'avant de l'énorme tunnelier, la roue de coupe creuse, en maintenant le terrain sous pression grâce à des jets de boue. « Pour la maintenance, on ne peut y accéder qu'en plongée hyperbare », informe Raoul Fernandez, directeur du projet. D'où la présence de deux caissons de plongée dans la tête ou bouclier de la machine. Tout est sous contrôle depuis le poste de pilotage. Pendant que la machine creuse, des voussoirs ou pièces de béton sont acheminés vers l'avant. « Elles sont toutes numérotées car elles sont les pièces d'un grand puzzle », explique Didier Charrin, responsable du projet du tunnel au sein de la mission tramway de la Métropole Nice-Côte d'Azur. Avec des ventouses appelées « érecteurs », ces voussoirs sont plaqués contre la paroi du tunnel et fixés les uns aux autres, pour former des anneaux. « Il en faudra 1 820 pour faire tout le tunnel », expose Didier Charrin.

Tuyaux souterrains

Les boues générées par le creusement circulent ensuite par une « conduite de marinage » permettant de faire la liaison, en sous-sol par les rues Gautier et Ségurane, entre le tunnelier et une usine de traitement montée exprès pour les travaux, sur le quai Cassini, au port. Cette conduite souterraine constituée de deux tuyaux enfouis sous la chaussée permet, dans un sens, d'acheminer la boue bentonitique (boue argileuse) à l'avant de la roue de coupe du tunnelier pour maintenir les terrains « en pression » au moment du creusement, et éviter tout effondrement. Et dans l'autre sens, d'acheminer vers le port la boue bentonitique mélangée aux déblais concassés pour leur traitement.

Station de traitement

Là, dans l'usine de traitement provisoire des boues, grosses machineries, tuyaux qui montent, descendent, traversent, silos, cuves… se côtoient. « C'est là que sont séparées l'eau et la bentonite, ou argile », explique Didier Charrin. « L'eau est réinjectée dans le circuit du tunnelier pour maintenir la pression au niveau de la roue de coupe. Tandis que la bentonite est stockée et séchée, puis évacuée sur des barges, par voie maritime… Ce qui génère énormément moins de pollution qu'une évacuation par camions, sachant qu'il en aurait fallu une centaine par jour ! »

Évacuation par barges

En effet, une fois traitées, les boues circuleront sur une sorte de tapis roulant le long des quais Papacino et de la Douane, avant d'être expulsées sur des barges. Là, un bras mécanique, sur rails, assurera la bonne répartition de cette argile sur les bateaux qui les évacueront vers Fos-sur-Mer, où elles seront utilisées pour des chantiers de remblai, etc. « Si le tunnelier tourne 24h sur 24, l'évacuation des boues n'aura lieu que de jour. La nuit elles seront stockées. »

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