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Tunnel Rainier-III à Monaco : une mise aux normes à 60 Me

Mis à jour le 01/01/2020 à 10:25 Publié le 01/01/2020 à 10:24
La future galerie d’évacuation sera percée sur 1 100 mètres à partir de la gauche de la galerie « SNCF » (ci-dessus), qui relie le tunnel Rainier-III à la station de trains.

La future galerie d’évacuation sera percée sur 1 100 mètres à partir de la gauche de la galerie « SNCF » (ci-dessus), qui relie le tunnel Rainier-III à la station de trains. J.-F. Ottonello

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Tunnel Rainier-III à Monaco : une mise aux normes à 60 Me

Un sondage des parois du tunnel par minage vient d’être réalisé en Principauté en amont du percement d’une galerie d’évacuation pour piétons de 1 100 mètres, parallèle aux voies de circulation

Ouvert en 1994 pour relier Monaco à la France, le tunnel Rainier-III, qui débouche à Cap-d’Ail, sur la Moyenne-Corniche, fait actuellement l’objet d’études préparatoires à sa mise aux normes en termes de sécurité. L’ouvrage, qui s’étend sur 1 560 mètres - dont environ 350 mètres à Monaco et le reste en France -, disposera ainsi, à horizon 2026, d’une galerie de secours d’évacuation des piétons de 1 100 mètres, comptant onze points d’entrée comme autant de refuges pour des personnes qui se retrouveraient bloquées en cas de sinistre.

Un nouveau projet pharaonique pour la Principauté qui, en tant qu’exploitante de cette liaison franco-monégasque, déboursera quelque 60 millions d’euros pour le percement et l’aménagement de cette galerie à même la roche !

« On avait développé un projet en neutralisant une voie pour pouvoir faire la galerie dans le tunnel, sans creuser. Ce projet a été poussé loin mais il a fini par tomber à l’eau, car il aurait conduit à réduire la chaussée d’une voie et aurait induit une congestion de la circulation, précise Christophe Uhring, conducteur d’opération au service des Travaux publics du gouvernement princier. En 2014, nous sommes donc repartis sur de nouvelles bases avec ce projet de galerie parallèle de 1 100 mètres. » Un compromis qui, avant d’aboutir, aura nécessité de nombreuses navettes entre Monaco et la France pour recueillir notamment l’aval de la préfecture des Alpes-Maritimes et des services de secours concernés.

Objectif 2026

« L’objectif est une ouverture mi-2026. À partir de mi-2020, il faudra compter à peu près deux ans et demi d’études par l’entreprise en charge des travaux, et trois ans et demi de travaux », détaille Christophe Uhring. Lancée voilà cinq ans, la propre campagne d’études et de faisabilité des Travaux publics monégasques devrait en effet déboucher sur la désignation d’un maître d’ouvrage début 2020.

Une phase d’investigation géotechnique a été entreprise il y a deux mois. Des carottages sur des profondeurs de 20 à 50 mètres ont ainsi été effectués pour connaître la nature des sols et la solidité de la paroi rocheuse. Une campagne de sondage évaluée à 400 000 euros.

Le sondage a pris une autre ampleur, l’autre matin, avec la tenue de tirs d’essais dans la galerie dite « SNCF ». Un vaste passage souterrain (voir photo ci-contre) raccordant la gare au tunnel Rainier-III et qui, dans les années quatre-vingt-dix, était le corridor d’évacuation des roches excavées pour la construction de la station de trains souterraine.

C’est là, à 45 mètres des voies fermées à la circulation du tunnel Rainier-III (cinq coupures ont été réalisées l’autre matin), que la société ERG et son sous-traitant, le groupe EPC, ont procédé à trois « minages ». De « petites » charges d’une émulsion de gel dont l’explosion a été ressentie en gare et dont les résonances ont fait l’objet de relevés au moyen de capteurs placés dans le tunnel Rainier-III comme en surface.

Des charges explosives plutôt qu’un tunnelier

À terme, l’évacuation de secours passera une trentaine de mètres au-dessus du tube ferroviaire et soixante mètres la séparera des quartiers urbanisés en surplomb.

Lors de la phase de travaux proprement dits, de plus fortes charges seront déclenchées pour briser la roche, l’option d’un tunnelier ayant été écartée pour des questions de rentabilité. Des fermetures du tunnel Rainier-III, de jour ou de nuit, ainsi que des limitations de circulation sur une voie sont à prévoir afin d’évacuer les gravats.


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