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Tunnel de Tende : feu vert pour la reprise du chantier

Mis à jour le 18/02/2020 à 11:39 Publié le 18/02/2020 à 11:39
Le maire de Tende, Jean-Pierre Vassallo, devant le chantier stoppé en mai 2017.

Le maire de Tende, Jean-Pierre Vassallo, devant le chantier stoppé en mai 2017. Dylan Meiffret

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Tunnel de Tende : feu vert pour la reprise du chantier

Un compromis a été conclu in extremis entre l’entreprise Edilmaco et l’Anas, l’agence nationale des routes italiennes. Les travaux peuvent redémarrer pour de bon. Objectif : livraison en 2024

Ils pourront fredonner Tunnel of love, un vieux tube du groupe « Dire Straits », pour se donner du cœur à l’ouvrage. L’accord entre les deux parties est en effet daté du 14 février 2020, jour de la Saint-Valentin. Ce compromis conclu in extremis dégage considérablement l’horizon au col de Tende.

Au bord du gouffre il y a une semaine, le méga chantier lancé en 2014 à la frontière franco-italienne vient de sauver sa peau... sauf nouveau coup de théâtre. L’entreprise Edilmaco est finalement parvenue à un accord avec l’Anas, l’agence nationale des routes italiennes. Objectif : livraison en janvier 2024.

« C’est plus qu’un soulagement : c’est une excellente nouvelle ! » Jean-Pierre Vassallo peut souffler. Le maire de Tende évoquait « un coup de massue », après les déclarations alarmistes du gouvernement italien. Le nouveau tunnel semblait plombé pour longtemps. Une péripétie de plus dans un feuilleton rocambolesque.

Optimisme retrouvé

Après le scandale du vol de 200 tonnes de métal en 2017, et la mise en examen de 16 personnes, le vaste chantier du col de Tende est resté plus de trente mois à l’arrêt. En mai 2018, le consortium turinois Edilmaco a pris la suite de la Fincosit, géant du BTP mis hors jeu par la justice. Mais Edilmaco exigeait une rallonge financière, invoquant des vices cachés.

Mardi dernier, le sous-secrétaire d’État italien aux transports, Salvatore Margiotta, se montrait très pessimiste dans La Stampa : « L’Anas et l’entreprise n’ont pas trouvé d’accord. Les positions sont actuellement très éloignées et il semble que la seule issue soit de résilier le contrat ». Il aurait alors fallu relancer un appel d’offres européen. Et renvoyer la fin des travaux aux calendes italiennes...

Edilmaco et l’Anas sont finalement parvenus à un accord. Le communiqué confirme les perspectives optimistes entrevues dans notre reportage paru samedi.

« Esprit constructif »

Pourquoi avoir ainsi soufflé le chaud et le froid ? « La complexité de l’intervention, et les nécessaires opérations de relance après la fermeture du chantier, ont induit des approfondissements contradictoires », justifie l’Anas. Elle promet de garder cet « esprit constructif », si d’autres mauvaises surprises devaient survenir.

Pour l’heure, « l’entreprise est déjà au travail sur le chantier », se réjouit Jean-Pierre Vassallo. Edilmaco a pour mission d’achever le second tunnel entamé par la Fincosit (3,2 km de long, en partie creusés), et réhabiliter le tunnel voisin, creusé en 1882. Le plan B un temps envisagé (élargissement du second tunnel sans toucher au premier) a été écarté.

Feu vert pour le chantier, donc. à moins d’un nouveau grain de sable. Un chantier à plus de 200 millions d’euros et un axe de liaison franco-italien sont en jeu.


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