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Toutes les questions que vous vous posez sur la bretelle de Beausoleil d'accès à l'A8

Mis à jour le 27/06/2018 à 12:21 Publié le 27/06/2018 à 12:20
Pour l'heure, la bretelle de Beausoleil est utilisée comme une voie de service.

Pour l'heure, la bretelle de Beausoleil est utilisée comme une voie de service. Cyril Dodergny

Toutes les questions que vous vous posez sur la bretelle de Beausoleil d'accès à l'A8

Après des années de tergiversations et de lenteurs administratives, le projet visant à désasphyxier la commune de La Turbie est sur le point d'aboutir. Une validation du Conseil d'État est attendue.

Il est de ces projets où il paraît bien délicat de se prononcer sur une date d'inauguration, tant les lenteurs administratives et blocages tous azimuts prennent le dessus. Des dossiers plus communément qualifiés d'Arlésienne. La bretelle de Beausoleil est de ceux-là.

Deux décennies que les élus locaux clament la nécessité vitale d'ouvrir cette voie de service pour désasphyxier La Turbie qui souffre quotidiennement du ballet de véhicules se rendant en Principauté. Avec, comme point d'orgue de la contestation, une manifestation des élus du département en 2015. Aujourd'hui, le dossier semble avancer à grands pas.

"On a eu la confirmation que cette ouverture aura bien lieu. Cette fois-ci, il n'y aura plus de marche arrière", martèle même Jean-Jacques Raffaele. Le maire de La Turbie y voit le bout du tunnel. D'autant plus vrai que la bretelle de Beausoleil est le seul projet retenu pour les Alpes-Maritimes dans le plan d'investissement autoroutier.

Où est-on exactement ? Retour, en questions, sur ce dossier aux allures de serpent de mer.

Pourquoi ouvrir une bretelle?

Les études de ces dernières années parlent d'elles-mêmes. Au moins 11 000 véhicules, si ce n'est plus désormais, traversent chaque jour le village de La Turbie, peuplé d'à peine 3 200 âmes, pour se rendre à Monaco. Et le ratio ne risque pas de baisser tant la Principauté est pourvoyeuse d'emplois chaque année. "C'est essentiellement dû à la fermeture ponctuelle du tunnel de l'A500. Depuis l'accident du tunnel du Mont-Blanc, quand il y a des remontées de file de 100 mètres dedans, on ferme momentanément l'ouvrage. A l'approche de l'été, c'est de plus en plus fréquent", analyse Jean-Jacques Raffaele.

Lequel voit sa voirie de village plus facilement abîmée par ce passage intensif. "C'est un casse-tête pour les travaux. Mê e lors des vacances scolaires, cela pose des soucis de circulation."

Qu'est-ce qui bloque depuis tant d'années?

La configuration technique avant toute chose. "Le rayon de giration de la bretelle n'est pas assez grand et la pente est trop accentuée, confirme l'édile turbiasque. Pendant cinq ans, elle a été ouverte et il n'y a jamais eu d'accident."

Mais la bretelle de Beausoleil (utilisée comme voie de service) n'existant pas à proprement parler, il s'agirait donc d'une création. Avec toute la kyrielle de normes que cela induit. Un ouvrage aux normes étant bien plus onéreux. "On sera donc sur un régime dérogatoire pour se rapprocher au plus près des normes", ajoute-t-il. Des dérogations sur les rayons de courbure, notamment. Où en est-on ?

"Je souhaite en revanche vous informer qu'il est envisagé de maintenir le projet de quart de diffuseur de Beausoleil dans le périmètre du plan d'investissement autoroutier". Ce 23 janvier à l'Assemblée Nationale, Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du numérique parlant au nom de la Ministre chargée des Transports, confirmait l'intérêt de l'État pour la bretelle de Beausoleil. Sentiment conforté en préfecture, en mars dernier, où Jean-Jacques Raffaele a "eu la confirmation que l'ouverture aura bien lieu" en présence du préfet, de Vinci Autoroutes et des partenaires financiers.

Le 5 juin dernier, lors d'une réunion à la Carf, Escota lui a remis un exemplaire du dossier de demande de principe fourni à l'État en mai dernier. Le dossier de faisabilité technique, en somme. Un épais document avec tous les plans et études.

Reste, également, la signature définitive du plan d'investissement autoroutier par le Conseil d'État. Durant l'été, espère fortement le maire de la Turbie.

Quel délai pour le premier coup de pioche?

Dès lors que le Conseil d'État signera le plan d'investissement autoroutier, les études environnementales pourront être lancées. "Le calendrier d'avancement dépend de la lourdeur des procédures environnementales, un processus basé sur une validation de l'État", confirme-t-on du côté de Vinci Autoroutes. Deux scénarios sont alors possibles: une étude cas par cas avec le décryptage de la faune et la flore. Ou une étude d'impact. "Là, ce sont les quatre saisons donc un an de plus", explique Jean-Jacques Raffaelle.

Quel coût?

Environ 6,5 millions d'euros. Pris en charge, en grande partie, par l'État (2,9 millions), Monaco (2,1 millions d'euros) et le Département (1,2 million d'euros). Un montant qui n'avait pas manqué de faire tiquer les élus de la communauté d'agglomération de la Riviera française qui avaient, toutefois, voté pour participer au financement de cet ouvrage indispensable à hauteur de 195.000€.


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