“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Toujours mobilisés, certains "gilets jaunes" réclament l'union du mouvement sur la Côte d'Azur

Mis à jour le 09/01/2019 à 07:12 Publié le 09/01/2019 à 07:00
Sur les ronds-points, comme ici à Saint-Isidore, des micros sociétés sont nées. C'est là, dans ces quartiers-généraux de la contestation, que les « gilets jaunes » azuréens se retrouvaient pour décider des actions à venir.

Sur les ronds-points, comme ici à Saint-Isidore, des micros sociétés sont nées. C'est là, dans ces quartiers-généraux de la contestation, que les « gilets jaunes » azuréens se retrouvaient pour décider des actions à venir. archives Sébastien Botella

Toujours mobilisés, certains "gilets jaunes" réclament l'union du mouvement sur la Côte d'Azur

Les contestataires ont perdu les lieux où ils mettaient au point leurs actions. Certains veulent une union départementale, d'autres ont demandé à des élus des locaux ou des terrains.

La quasi-totalité des campements emblématiques des Alpes-Maritimes à terre, le mouvement des « gilets jaunes » dans le département va-t-il s'éteindre de sa belle mort, faute de lieux de réunion où mettre sur pied les actions à mener ? A contrario, cet important coup de semonce va-t-il fédérer les forces en un seul et même groupe azuréen ? « C'est notre souhait depuis le début », tranche un « gilet jaune » de Saint-Isidore. « La quasi-totalité d'entre nous veut cette unification », précise Karine, l'une des voix niçoises du mouvement. « Attention, unification et structuration, c'est important », plaide Haïk.

Une "grosse réunion" le 20 janvier

Alors, ni une, ni deux, l'appel a été lancé, dès hier, sur Facebook. Le démantèlement des trois QG tout juste achevé.

Le 20 janvier, tous les gilets jaunes des Alpes-Maritimes sont appelés à se retrouver dans un lieu secret qui ne sera dévoilé que le 19 « au soir ». « Ce sera entre La Trinité et Contes », prévient l'organisatrice de l'événement, une « gilet jaune » « sans rond-point fixe ». L'une de ces contestataires qui naviguaient entre toutes les poches de résistance.

En attendant de trouver, peut-être, un point de chute commun, les « gilets jaunes » tentent de s'organiser pour que perdure le « lien », nerf de leur guerre.

Cantaron recherche terrain ou local

« On va passer aux choses sérieuses. Les maires de la vallée nous soutiennent soi-disant, qu'ils le prouvent !, harangue Cyril, l'un des référents de Cantaron. On veut que l'un des maires nous fournisse une salle ou un terrain. » Sinon ? « On retournera dans la rue, ou sur le rond-point », prévient-il.

Sauf que sur la commune de Cantaron, le tour est vite fait. « Je ne dispose d'aucun terrain communal et d'aucune salle, répond le maire, Gérard Branda. Ce n'est pas que je ne veux pas : je ne peux pas. »

À Drap, même « disette ». « Je suis passé les voir plusieurs fois sur le rond-point, assure Robert Nardelli, mais je n'ai pas de terrain ». Et ses salles sont « accaparées par les associations drapoises. »

À Contes, Francis Tujague a reçu, avant la destruction du camp, une délégation. « Ils voulaient une salle pour le 12 janvier [lire ci-dessous]. Elle n'était pas libre, sinon j'aurais été d'accord. S'ils refont des demandes ponctuelles, je gérerai comme s'il s'agissait d'une association. Mais une salle permanente, c'est impossible. » Là aussi, priorité aux associations locales.

À Nice, "on se débrouillera seuls"

Du côté de Blausasc, c'est un peu plus crispé. Le maire, Michel Lottier, ex-policier, grimace : « Je comprends leurs revendications, mais pas certaines méthodes. Pas la violence comme on a pu le voir en France. Quand je vois les flics se faire tabasser, je ne peux pas l'accepter. Et de nombreuses entreprises ont perdu beaucoup d'argent, dont certaines à Blausasc, à cause du mouvement. » Il est toutefois « disposé à discuter avec eux : il peut toujours en sortir quelque chose de bien. »

À Cagnes-sur-Mer, les rebelles évacués ont demandé la venue de Louis Nègre, hier matin. « Il est passé sur le rond-point mais il n'y avait plus personne. Il a pris contact avec eux dans la journée, mais nous n'avons pas de nouvelles, commente son directeur de cabinet. On verra ce qu'ils nous demandent et on avisera à ce moment-là. »

À Nice, les « gilets jaunes » ne veulent rien demander du tout. « On sait que Christian Estrosi ne nous aime pas. On se débrouillera seuls », assure une porte-parole de Saint-Isidore.

La Ville de Nice a fait savoir « qu'aucune demande n'avait été formalisée ». Si c'était le cas, ils regarderaient « comment octroyer une salle aux mêmes conditions que pour les acteurs associatifs qui bénéficient parfois de la gratuité si certains principes sont respectés. »


La suite du direct