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"Toujours avoir le doigt sur le déclencheur" pendant le Festival de Télévision de Monte-Carlo

Mis à jour le 14/06/2016 à 05:07 Publié le 14/06/2016 à 05:07
Une vingtaine de photographes face à l'acteur Sullivan Stapleton, hier après-midi lors du photocall.

Une vingtaine de photographes face à l'acteur Sullivan Stapleton, hier après-midi lors du photocall. Jean-François Ottonello

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"Toujours avoir le doigt sur le déclencheur" pendant le Festival de Télévision de Monte-Carlo

C'est un monde où chaque seconde compte. Pour les photographes qui couvrent le Festival de télévision, tout est une question de timing : prendre la photo au bon moment. Décryptage

Il se tient bien droit dans son costume gris. Un grand sourire éclaire son visage. Jason Ralph a l'air serein. Pourtant, une certaine agitation règne autour de l'acteur. Une vingtaine de photographes l'interpellent. « To your left ! » « To your right ! » « Oooh yeah ! »

Beaucoup de reporters tournent autour de celui qui est à l'affiche de la série The Magicians. Certains restent assis sur leur siège, d'autres bougent sans cesse.

La scène se déroule hier après-midi, au rez-de-chaussée du Grimaldi Forum.

C'est là qu'a été installé le photocall du 56e Festival de télévision de Monte-Carlo. L'endroit où les acteurs viennent se livrer aux objectifs des photographes. Là où se prennent beaucoup des clichés qui vont être publiés dans les médias.

Tout se joue en quelques minutes. Chaque seconde compte. Alors ici, face aux acteurs, tout tourne autour d'un impératif : capturer la bonne image, au bon moment.

«Une main dans les cheveux…»

Cette règle occupe l'esprit d'une bonne vingtaine de photographes, pendant toute la durée du festival. Ils travaillent pour des titres de presse généraliste, des agences de presse ou des journaux spécialisés. Comme Christophe Aubert, photographe pour Télé 7 Jours. Il recherche « un peu tous les cadrages ». Son rôle tient dans une formule simple : « Avoir le plus d'images possible en peu de temps », explique-t-il, installé dans un coin du grand bâtiment vitré.

Les photographes recherchent aussi le petit geste qui fait la différence. « Une main dans les cheveux, un acteur qui se retourne », égrène encore Christophe Aubert. Cette chasse au détail fait que pendant le photocall, il a « toujours le doigt sur le déclencheur ».

Une bonne partie de sa journée tourne autour d'une feuille de papier froissée, qu'il tient dans sa main. C'est le programme du photocall. Avec, dessus, l'horaire de passage de chaque acteur. Ensuite, c'est le moment de l'editing, le tri des photos. C'est long. Très long. « Hier soir, à 1 heure du matin, j'étais encore en train de légender des photos, retrace Christophe Aubert. Il faut retrouver tous les noms. »

Le plus important : le regard

À quelques mètres de lui, Alberto Terenghi profite lui aussi du temps mort. Le photographe italien envoyé par l'agence Gnoni Press n'a pas vraiment l'air stressé. « Je viens parce que le festival ne dure pas trop longtemps, explique-t-il. Ce n'est pas très stressant, et comme il n'y a pas beaucoup de photographes, c'est plus facile de vendre les images. » C'est son septième festival de Monte-Carlo. Il connaît aussi bien Cannes, Venise, Rome, dont il couvre les festivals de films. À chaque fois, il recherche la même chose : le regard. « Le plus important, c'est que la personne que tu prends en photo te regarde, déroule-t-il, assis sur son fauteuil. Tu dois être très rapide et très concentré. » Le genre d'images « propre », qui peut « faire la Une d'un journal ». Pile le type de photographie que ce reporter indépendant pourra ensuite vendre.

Isabelle Ratane, du blog Silence Moteur Action, va dans le même sens. « Je recherche un bon cadrage, une espèce de regard, un feeling qui passe », explique-t-elle. L'image doit « illustrer le personnage ». Et être réalisée en un laps de temps plutôt restreint. « Avec une personne assez connue, le photocall, c'est environ cinq minutes, poursuit-elle. Si l'acteur est moins connu, cela peut durer un peu plus longtemps. » Pour Isabelle Ratane, c'est suffisant. « On a déjà beaucoup trop de photos, tranche-t-elle. ça va vite. On clique, on clique, on clique. Et il faut trouver une image qui va se démarquer. »

« On clique, on clique, on clique »

Sous les grandes vitres qui laissent passer la lumière dans le Grimaldi Forum, une nouvelle actrice s'approche du photocall. Les photographes prennent leurs appareils, déclenchent quelques photos dans le vide pour tester leurs réglages. La robe orange de Jane Seymour arrive. Elle s'avance, et se place face aux photographes. « Look at me, please ! » « Jane ! » « Jane, please ! » « Right ! » « Jane look here for me ! » « One more time for me please ! »

Jane Seymour fixe son regard dans un objectif. Les cliquetis des déclencheurs résonnent. Clic. Clic. Clic. Et puis elle repart. D'autres vont la remplacer, jusqu'à la fin du festival. Les photographes, eux, sont toujours là, à attendre le nouveau venu au photocall. Ils vont tenter d'accrocher son regard.


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