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Tipoti enseigne la gravure aux écoliers de Monaco

Mis à jour le 26/04/2019 à 10:16 Publié le 26/04/2019 à 10:16
Avant la gravure, le dessin directement sur le lino.

Tipoti enseigne la gravure aux écoliers de Monaco

L’artiste australien est revenu hier au Musée océanographique pour un moment de partage avec les élèves de l’école des Révoires à qui il a appris l’art de la gravure sur linoleum

Tapis de découpe, petits plateaux, gouges et tubes d’encre : tout le matériel est là, sur la grande table en U d’une salle du Musée océanographique. Des petits instruments, prêts à être utilisés par les élèves de CM2 de l’école des Révoires. Une leçon donnée par un artiste de renom, venu de très loin.

Visibilité internationale

Alick Tipoti, véritable colosse aux mains agiles, vient du Détroit de Torres, une zone qui sépare la Papouasie-Nouvelle-Guinée de l’Australie.

Il était déjà venu au Musée océanographique de Monaco en 2016 pour une exposition intitulée Taba Naba. À l’époque, une gigantesque tortue, tout droit sortie de son imaginaire, avait recouvert tout le toit du vénérable bâtiment. « Je suis très heureux d’être revenu, parce que c’est ici que ma carrière a connu a vrai coup de boost. Quand mon travail a été exposé sur le toit du musée, ça m’a donné encore plus de visibilité partout dans le monde. Et être ici pour enseigner la gravure aux enfants, c’est spécial », confie-t-il.

Pour aider à la transmission, le Musée a fait appel à Caroline Challan-Belval, professeur de gravure à l’école nationale supérieure d’Arts de Nice, la Villa Arson : « Les enfants ont une très grande imagination. Ils ne sont pas encore bridés par des schémas établis. Ils ont une liberté dans l’imaginaire qui est génial. La gravure, c’est spécial parce que c’est l’expression d’une intention très forte. C’est le même geste qu’avec un crayon, mais en réalité, c’est un geste qui est plus fort : on grave le mot liberté sur les murs des prisons, on grave je t’aime sur le tronc d’un arbre… »

Après avoir dessiné un motif sur la plaque de lino, Il faut la graver à l’aide de petites gouges. Ensuite, à l’aide d’un rouleau, on applique l’encre et on pose la plaque sur une feuille de papier, comme un tampon encreur.

Laura est la première à terminer son œuvre, un dauphin.

Apprendre pour protéger

Pour la technique d’application de l’encre, c’est l’artiste qui s’en charge, et en profite pour montrer à tous les enfants. Laura est un peu impressionnée, mais ravie : « J’ai découvert la gravure hier, quand le maître nous a dit qu’on allait faire cet atelier. C’est très intéressant parce qu’on peut faire toutes sortes de motifs. »

Dauphins, lamantins, tortues, poissons… Le thème de la mer est un sujet important pour l’artiste Alick Tipoti : « J’ai moi-même des enfants, et c’est toujours une expérience de transmettre son travail aux jeunes générations. Parce qu’ils représentent l’avenir. Cela permet de les éduquer. Moi, je vis sur une île, et quand les enfants dessinent des poissons ou d’autres animaux marins, ça attire leur attention sur ce milieu-là. Et je crois que c’est important pour leur faire prendre conscience qu’il faut le protéger. »

Alick Tipoti leur montre comment graver.
Alick Tipoti, natif du Détroit de Torres, estime important de partager sa culture et son art avec les jeunes générations.
Alick Tipoti, natif du Détroit de Torres, estime important de partager sa culture et son art avec les jeunes générations. Jean-François Ottonello
Impressionnés, les enfants écoutent l’artiste.
L’encre est appliquée au rouleau.
L.M.

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