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Thierry Pennino : son manège à lui ? C'est Monaco !

Mis à jour le 22/07/2018 à 05:06 Publié le 21/07/2018 à 05:06
Le petit train vous livre les secrets de la Principauté au travers d'une visite guidée proposée en 12 langues.

Le petit train vous livre les secrets de la Principauté au travers d'une visite guidée proposée en 12 langues. Cyril Dodergny

Thierry Pennino : son manège à lui ? C'est Monaco !

Voilà bien des années que le Mentonnais conduit les trois petits trains touristiques de la Principauté. Un métier qui le passionne et qu'il aime toujours autant, même après 20 ans

Thierry Pennino connaît la Principauté comme sa poche. Et pour cause, depuis 20 ans, il est l'un des cinq conducteurs de trains touristiques de la Principauté. Un réel plaisir, malgré les années, pour le Mentonnais que rien ne prédestinait à faire ce métier.

C'est avec un accent chantant, totalement décontracté dans sa tenue de travail aux couleurs de la Principauté et le sourire aux lèvres, qu'il nous retrace son arrivée sur le Rocher. « J'ai travaillé 12 ans dans le bâtiment avant d'atterrir à Monaco. C'était l'entreprise de mon père et lorsqu'il a arrêté, je n'ai pas voulu reprendre l'affaire, parce que physiquement, c'est un métier difficile et je n'avais pas envie de faire ça toute ma vie », se remémore le chauffeur, sans une once de regret.

«J'étais donc à la recherche d'un emploi et un ami m'a parlé de ce poste. J'avais déjà le permis pour pouvoir conduire les véhicules de ce type, il m'a fallu juste passer une formation et aujourd'hui, c'est moi qui forme les saisonniers. »

Comme des stars

Sur l'Avenue Saint-Martin, là ou sont effectués les départs et les arrivées des trains, il connaît tout le monde ou presque. Et lorsqu'on lui demande quel est son endroit préféré en Principauté, c'est tout naturellement qu'il répond : « le Rocher ».

De février à novembre, du mercredi au dimanche, chaque matin c'est avec enthousiasme qu'il commence ses journées. Ce matin c'est même lui qui ouvre le local de Monaco Tout en attendant que les trois trains et leur chauffeur arrivent de Cap-d'Ail.

C'est comme sa deuxième maison, et à 53 ans, il nous l'assure, pour rien au monde il ne changerait de métier, car « ce poste, une fois que tu l'as, tu le gardes. J'ai un autre de mes collègues qui est là aussi depuis 20 ans et un autre depuis 10 ans » Et forcément, en deux décennies, il s'en est passé des choses.

Pourtant les anecdotes sont difficiles à trouver tant il y en a. Mais Thierry Pennino parvient tout de même à nous raconter quelques histoires qui l'ont marquées. « Une fois, on m'a demandé où était la maison de Monaco. Spontanément, j'ai donc indiqué le Palais et il s'agissait en fait de la prison. On me dit assez souvent aussi que Monaco fait partie de la France. »

Et puis il y a les photos. Tout est bon à immortaliser lorsque l'on vient en Principauté, et les conducteurs des trains touristiques n'échappent pas à la règle. « C'est assez bizarre au début de se faire prendre sans arrêt en photo. Les saisonniers on du mal à s'y faire. On a vraiment l'impression d'être des stars. Non seulement on nous prend en photo, mais bien souvent on nous remercie aussi après les visites. »

C'est un métier où l'on se sent forcément un peu privilégié et que l'on fait avec fierté. Il n'est pas donné à tout le monde de conduire une si belle locomotive.

« Papi tchou tchou »

Surtout lors de certains événements pour lesquels le train est privatisé. Comme pour des mariages ou des anniversaires. « Mes enfants sont fiers et j'adore mon travail. Quand il y a des mariages ou des anniversaires, il y a des orchestres dans le train. J'adore cette ambiance. Mon travail, c'est moi. Ma petite fille m'appelle même "Papi tchou tchou". Ça me fait toujours rire. » Thierry Pennino n'est pas toujours derrière le volant, moins qu'avant tout du moins. Il supervise dorénavant. De son travail, il pourrait nous en parler pendant des heures. Il est 10 h 30, en file indienne les trains arrivent un à un. Les touristes sont déjà nombreux devant le Musée océanographique. La journée va pouvoir commencer. Une de plus, et sûrement pas la dernière.

ELODIE ANTOINE


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