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"Terre de Monaco" crée des potagers urbains dans les écoles

Mis à jour le 16/10/2020 à 17:22 Publié le 16/10/2020 à 17:21
« En ce moment, nous avons des légumes d’hiver : des blettes, des choux, des épinards, du fenouil, du romarin et encore des potirons », égrène Jessica Sbaraglia.

« En ce moment, nous avons des légumes d’hiver : des blettes, des choux, des épinards, du fenouil, du romarin et encore des potirons », égrène Jessica Sbaraglia. Photo A. C

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"Terre de Monaco" crée des potagers urbains dans les écoles

La société monégasque spécialisée dans l’agriculture urbaine plante des graines un peu partout en Principauté, notamment dans les écoles, mais aussi prochainement en France et en Belgique.

Les enfants, vous connaissez Jessica ? » A la question posée par Olivier Wenden aux élèves d’une classe de l’école de la Condamine, mardi, la réponse a été immédiate : « Ouiiiiii ! »

Jessica Sbaraglia est la fondatrice de la société Terre de Monaco. C’est elle qui aménage des potagers en ville, sur les toits et terrasses de la Principauté… et bientôt de Nice (lire par ailleurs).

Une agriculture urbaine qui prend racine également dans les écoles de Monaco. Dernière preuve en date, le potager installé sur une terrasse de l’école de la Condamine, avec vue imprenable sur le port Hercule. Mardi, le directeur de l’Éducation nationale et le vice-président de la Fondation Prince Albert II, partenaires de l’opération, ont rejoint Jessica Sbaraglia sur la terrasse de cette école pour inaugurer son potager.

« Ça les relaxe »

Dans les bacs et palettes de cette terrasse scolaire, une florissante culture hors sol se développe. « En ce moment, nous avons des légumes d’hiver : des blettes, des choux, des épinards, du fenouil, du romarin et encore des potirons », égrène Jessica Sbaraglia.

Pour les écoliers, il ne s’agit pas uniquement de s’amuser à arroser les plantes et à mettre les mains dans la terre. Ils apprennent aussi à comprendre le cycle de vie d’une plante, d’un légume, d’un fruit. « Les enfants sont captivés, sensibles à la nature. Ça les calme, ça les relaxe, ajoute-t-elle. Ces ateliers les sensibilisent à la biodiversité. Ils vont ensuite en parler à la maison, où ils ramènent des plants de tomate, de salade ou de pomme de terre. Les parents m’appellent parfois pour savoir quelle plante ils sont en train de regarder pousser… »

Douze ateliers par an

Forcément, ces ateliers font aussi le bonheur d’Isabelle Bonnal, le directeur de l’Éducation nationale et des Sports, et d’Olivier Wenden, le vice-président de la Fondation Prince Albert II. La première est ravie de cette initiative qui renforce l’apprentissage des enfants de la Principauté ; le second est heureux que la sensibilisation à l’environnement et à sa protection commence aussi tôt chez les petits Monégasques et résidents.

À la Condamine, où Terre de Monaco plante les premières graines de cette expérience, ce sont huit enfants d’une classe AIS (Adaptation, intégration scolaire) qui profiteront de douze ateliers animés par Jessica Sbaraglia. Cette école rejoint cinq autres établissements (1) qui, depuis 2016, accueillent des ateliers animés par Terre de Monaco.

« Généraliser à toutes les écoles »

Et ce n’est pas fini. « La volonté du prince Albert II est d’accélérer le mouvement, indique Olivier Wenden. Trois nouveaux établissements scolaires ont été intégrés en 2020 et l’objectif est de généraliser l’expérience à toutes les écoles de la Principauté. »
Isabelle Bonnal ne peut qu’applaudir : « À côté des activités artistiques, culturelles et sportives, ces ateliers permettent aux enfants de mieux connaître la nature, de travailler la terre, de récolter. Ça les incite aussi à bien manger. »

D’ailleurs, à une autre question posée en classe à l’école de la Condamine – « Est-ce que vous aimez les légumes ? » –, tous les enfants ont répondu en chœur : « Ouiiiiii ! »

1. Écoles de Fontvieille, du Parc, Stella et Saint-Charles, ainsi que le Lycée technique et hôtelier.

Un concept qui s’exporte bien

Quatre ans après sa création, la petite graine « Terre de Monaco » germe dans d’autres pays. Trois projets de ferme urbaine sont en cours de construction. Et ce ne sont pas de petits potagers sur un bout de toit ou de terrasse.

Le premier à éclore se situera dans la plaine du Var. En 2023, Terre de Nice s’étendra sur les toits de sept immeubles reliés entre eux par des passerelles, rue Simone-Veil. Surface totale d’exploitation agricole : 3 000 m2.

Le deuxième projet est beaucoup plus lointain et encore plus conséquent. Il prendra racine en 2024 en Belgique, à Tubize, et s’étalera sur 8 000 m2 de toits.

Le troisième projet va éclore aux portes de Monaco, sur une très belle surface également : une ferme urbaine sera aménagée à Cap-d’Ail en 2025, sur les toits d’immeubles de bureaux et d’habitations, sur une surface totale de 3 000 m2. Jessica Sbaraglia assure que cette ferme « sera composée d’un écosystème parfait, riche et unique, comprenant maraîchage diversifié, fruitiers, poules, ruches, serre pépinière, activités pédagogiques et événementielles ».

Un restaurant et sa terrasse accueilleront des clients professionnels et particuliers qui pourront retrouver tous les produits cultivés ici.


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