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Télétravail à Monaco: Suisscourtage, l’élève modèle

Mis à jour le 05/05/2020 à 21:07 Publié le 05/05/2020 à 21:06
Jérôme Ragas, directeur général de Suisscourtage, à son poste de travail, chez lui.

Jérôme Ragas, directeur général de Suisscourtage, à son poste de travail, chez lui. Photo DR

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Télétravail à Monaco: Suisscourtage, l’élève modèle

Alors que le Conseil national doit adopter, ce mardi soir, une loi rendant obligatoire le télétravail pendant la crise sanitaire, sur tous les postes où c'est possible, nous avons interrogé un très bon élève qui, il y a 50 jours, a fait basculer la totalité de son effectif en télétravail.

La société Suisscourtage, un courtier en assurances pour les entreprises et les particuliers installé à Monaco depuis trente ans, n’a pas attendu la crise du Covid-19 et la loi votée hier soir par le Conseil national pour investir dans le télétravail.

Elle travaille sur le sujet depuis 2016, date de lancement du dispositif en Principauté. Et l’an dernier, les choses se sont accélérées.

"Il y a huit mois, nous avons mis en place un projet destiné à élargir l’accès au télétravail", explique Jérôme Ragas, le directeur général.

De lourds investissements ont été consentis afin de lancer l’expérimentation. Il a fallu acquérir un système d’exploitation sécurisé, des ordinateurs portables qui coûtent deux fois le prix d’un poste fixe, ou encore des smartphones à large écran. Ensuite, les discussions se sont engagées avec les partenaires sociaux.

Résultat, alors que le coronavirus arrivait à Monaco et que le confinement était pressenti, Suisscourtage, en 48 heures, a été en mesure de passer la quasi-totalité de son effectif – 100 personnes, tout de même – en télétravail. La seule tâche qui ne peut encore être réalisée à distance est la réception du courrier, qui est scanné et envoyé aux collaborateurs destinataires. Et, depuis lundi et le début du déconfinement, l’accueil physique des clients.

Travail plus efficace

Jérôme Ragas lui-même a été bluffé par la réactivité de ses équipes et leur capacité d’adaptation. Pour lui, l’avantage du télétravail est multiple: "La circulation pour accéder à Monaco est un gros point noir pour nos collaborateurs, qui vivent essentiellement à Nice et Menton. Le trajet est même un handicap, parfois, lors des recrutements. Rien que sur ce plan-là, le télétravail est un enjeu majeur."

Le directeur général de Suisscourtage estime aussi que ses collaborateurs "travaillent plus efficacement de chez eux", tout en jugeant nécessaire "l’apprentissage du télétravail" afin d’éviter le "risque d’esclavage", et primordiale de "veiller à la santé de nos collaborateurs".

Bref, une discussion avec les partenaires sociaux, mais aussi avec la direction du groupe, est indispensable afin de regarder vers l’avenir et l’après-crise du Covid. L’objectif de Jérôme Ragas? "Permettre à tous les collaborateurs qui le souhaitent de bénéficier du télétravail."


"Un intérêt gigantesque pour les entreprises"

Au Monaco Economic Board, l’activité, qui se poursuivait en télétravail, a repris physiquement lundi.
Au Monaco Economic Board, l’activité, qui se poursuivait en télétravail, a repris physiquement lundi. Photo MEB

Le Monaco Economic Board a expérimenté le télétravail pendant les presque 50 jours de confinement en Principauté.

Avec le début du déconfinement en Principauté, lundi, les équipes du MEB (14 salariés) ont commencé à réintégrer leurs bureaux. En fonction des situations de chacun, certains sont restés en télétravail total, d’autres ont opté pour le télétravail partiel.

"La généralisation du télétravail est concluante" Guillaume Rose, le directeur exécutif du MEB, tire un bilan très satisfaisant de l’expérimentation: "J’ai le sentiment que certaines personnes travaillent plus efficacement à distance. Et puis, pour les entreprises, le télétravail présente un intérêt gigantesque, en faisant baisser le nombre de mètres carrés par employé."

Quand on connaît le prix des loyers à Monaco, effectivement, les entreprises qui peuvent réduire la surface de leurs locaux en favorisant le télétravail pour leurs salariés ont tout à gagner. Ces dernières semaines, les adhérents du MEB ont été sondés.

Il en ressort que "la généralisation du télétravail s’est révélée très concluante", peut-on lire dans les conclusions de la deuxième enquête réalisée auprès d’un panel représentatif de 42 entreprises.

Guillaume Rose, fervent défenseur du télétravail – également conseiller national, il a voté la loi hier soir –, en est ravi: "Certains de nos adhérents se demandent même s’ils ne vont pas poursuivre l’expérience du télétravail…"

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