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Télécabines : la mairie de Monaco montre les crocs

Georges Marsan a convoqué, mercredi, une session extraordinaire du conseil communal. Il y a exprimé son indignation que ce projet d'infrastructure n'ait jamais été présenté à l'Assemblée communale

Ludovic Mercier Publié le 01/12/2017 à 05:11, mis à jour le 01/12/2017 à 05:11
Georges Marsan, le maire, entouré de François Lallemand et Nicolas Croesi, conseillers communaux.
Georges Marsan, le maire, entouré de François Lallemand et Nicolas Croesi, conseillers communaux. L.M.

Heureusement qu'on lit la presse ! C'est comme cela qu'on a appris l'existence de ce projet… », lance Nicolas Croesi, conseiller communal au sujet du projet de télécabines annoncé par le Ministre d'État, Serge Telle.

L'ambiance était à la fois électrique et dépitée, mercredi soir dans la salle du conseil communal. Le maire avait convoqué une session extraordinaire. La raison ? L'institution communale a été "oubliée " : « Contrairement à d'autres institutions, ce projet d'envergure n'a jamais été présenté au conseil communal qui est tenu à l'écart de toute information quant à sa prochaine réalisation et son implantation exacte sur le site du Jardin exotique, qui, je le rappelle, fait partie du domaine public de la commune. »

Lettre morte

 

Car précisément, le Jardin exotique est du domaine de la commune : « Juridiquement, on est chez nous. On ne peut pas mettre un coup de pioche sans nous demander notre avis », précise Nicolas Croesi. François Lallemand, rebondit : « Une gare de téléphérique, ce n'est pas 50 m2. Cela remet entièrement en cause la configuration du Jardin exotique. Et puis on ne fait pas des travaux chez vous sans au moins vous en informer ! »

Devant l'absence d'information officielle, Georges Marsan a envoyé un courrier à Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre de l'Équipement, de l'Environnement et de l'Urbanisme, le 26 septembre dernier, pour demander une présentation à l'Assemblée communale de ce projet : « Plus de deux mois après, cette requête est restée sans réponse et je le déplore », se désole-t-il.

Le fond et la forme

Il y a bien sûr un problème de forme. Camille Svara, Premier adjoint, soupire pendant la séance : « On se demande à quoi on sert. »

 

De son côté, Nicolas Croesi sort la sulfateuse : « Nous sommes victimes d'un mépris. Nous sommes chez nous, et on ne prend même pas la peine de nous informer. Je déplore que la plus ancienne institution monégasque soit traitée de cette façon. »

Mais il y a aussi un problème de fond : « Les employés du Jardin exotique sont des employés de la commune. Ils m'interrogent quand j'y vais. Eux aussi l'ont appris en lisant le journal. Ils me demandent ce qu'ils vont devenir, si le jardin fermera le temps des travaux. Et je n'ai pas de réponse à leur apporter », soupire le maire.

Après la parution de l'information, le téléphone de la mairie n'aurait pas cessé de sonner. Associations, administrés, employés… tous s'inquiètent.

Et puis il y a la communication. « Cela vaut-il la peine de faire des publicités pour le Jardin exotique s'il doit fermer pour travaux ? » De l'argent qui serait dépensé inutilement. Une dépense qui pourrait être évitée si seulement la mairie était informée.

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