“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Tatouages : la fin des

Mis à jour le 27/03/2016 à 05:06 Publié le 27/03/2016 à 05:06
Une jambe de cyborg réalisée par Loïc Malnati.
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Tatouages : la fin des

A l'heure où cette pratique fait sans cesse de nouveaux adeptes, comme en témoigne l'énorme succès du « Tattoo Festival » ce week-end à Nice, piqûre de rappel sur le phénomène et les risques

Motifs floraux, animaliers, d'inspiration tribale, mandalas, créatures tout droit sorties de la mythologie ou des mangas : les tatouages ont de plus en plus la cote (cette pratique concerne désormais un Français sur dix) et en particulier sur la Côte, climat et mode obligent. L'idée semble désormais bien ancrée (ou encrée, c'est selon...), dans les mentalités : ces images indélébiles formées à l'aide de pigments colorés ne sont plus l'apanage des marins, bikers, beautés sulfureuses et autres « rouleurs de mécaniques » ! Même les représentants de la police nationale, longtemps interdits de barbe et de tatouage, se sont vu accorder le 17 juin dernier l'autorisation légale d'arborer ces signes distinctifs. Et ils seraient déjà nombreux, apparemment, à recourir au pistolet… des tatoueurs.

Sur une momie vieille de 5 000 ans

« Le tatouage et le piercing, après avoir longtemps été des signes d'appartenance à des groupes mis au ban de la société, sont devenus des gestes presque simples et ordinaires », confirme Olivier Quiquempois, conservateur du patrimoine et directeur du Musée international de la parfumerie à Grasse, où une exposition à faire dresser les poils, « Corps parés, corps transformés », était consacrée à l'automne dernier aux métamorphoses physiques dans leur globalité. « Cette pratique est attestée autour du globe depuis les débuts de l'humanité, précise-t-il : la momie ötzi (3 300 av. J.-C.) a été découverte avec soixante et un tatouages. Mais en Occident, l'engouement est très récent. Il est apparu ici il y a une quarantaine d'années, et c'est seulement au milieu des années quatre-vingt-dix qu'il s'est généralisé. » Pourtant, si le « boom » des tattoos, encouragé par le mouvement des hipsters, est une réalité incontestable, la profession souffre toujours, selon le Syndicat national des artistes tatoueurs (Snat) « de l'absence d'un statut spécifique, et de la non-reconnaissance officielle du tatouage en tant qu'art. D'où une situation bancale pour les tatoueurs en formation, pour qui l'apprentissage auprès d'un professionnel expérimenté reste la voie royale ».

Harmoniser au niveau européen

C'est dans ce but, afin de pouvoir « définir un référentiel métier » et « un cadre de type certificat de qualification professionnel », que le Snat a décrit cette situation au ministère du Travail en avril 2014. Mais ces démarches sont d'autant plus longues à aboutir qu'elles sont conjointement menées avec l'élaboration (en partenariat avec l'Afnor) d'un projet de normes de bonnes pratiques. Avec, à la clé, l'harmonisation des règles sanitaires en la matière dans toute l'Europe.

1. Commencer par réfléchir à votre projet, pour qu'il soit le plus précis possible : thème, motif, emplacement... Magazines, mais aussi beaux livres, BD, peinture, cinéma : n'hésitez pas à rassembler une petite documentation. La médiathèque locale recèle probablement des trésors insoupçonnés !

2. Consulter un maximum de travaux de tatoueurs différents, via la presse spécialisée, ou par les books des artistes exposés en ligne, afin de choisir celui ou celle dont le travail correspondra le plus à votre projet.

3. Choisir un professionnel déclaré, qu'il exerce en studio ouvert ou privé. Fuir absolument les tatoueurs à domicile, qui se déplacent chez leurs clients, et/ou clandestins, autrement dit n'ayant effectué aucune déclaration sanitaire ou administrative.

4- Vérifier l'attestation obligatoire. Selon le Dr Michel Brousse, médecin hygiéniste à Toulon, « pour leur sécurité, les personnes désirant se faire tatouer doivent s'assurer que les tatoueurs possèdent une attestation de formation de trois jours, délivrée par des professionnels hygiénistes, médecin ou infirmière. A l'instar de celle que nous proposons au centre de formation de l'école d'infirmières à La Garde. (1) »

5. Présenter son projet à un ou plusieurs professionnels choisis pour leurs réalisations.

1. Liste complète des centres agréés sur www.sante.gouv.fr/tatouage.html ou www.s-n-a-t.org/snat_loi.html

Véritables œuvres d'art parfois, comme cette pièce de grande taille signée Loïc Malnati, les tatouages sont de moins en moins signe d'appartenance à une communauté, mais au contraire d'affirmation individuelle.
Méfiez-vous des tatoueurs amateurs, qui trichent avec le colorant organique ajouté au henné.
Méfiez-vous des tatoueurs amateurs, qui trichent avec le colorant organique ajouté au henné. Rina Uzan

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.