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Sylvie Biancheri, directrice du Grimaldi Forum: "Il faut tout faire pour que le business reparte"

Mis à jour le 28/05/2020 à 13:46 Publié le 26/05/2020 à 20:30
Sylvie Biancheri, directrice du Grimaldi Forum.

Sylvie Biancheri, directrice du Grimaldi Forum. (Photos Dylan Meiffret)

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Sylvie Biancheri, directrice du Grimaldi Forum: "Il faut tout faire pour que le business reparte"

La directrice du centre des congrès de la Principauté veut croire à la reprise économique dès septembre prochain. D’ici là, elle dirige les équipes du Grimaldi Forum pour proposer une sécurité optimale.

"Il faut une bonne dose d’optimisme." On ne voit plus le sourire de Sylvie Biancheri, dissimulé derrière son masque ; mais les yeux de la directrice générale du Grimaldi Forum continuent à pétiller.

Elle qui, comme la majorité des 146 salariés, est en chômage partiel, consacre son temps de travail à reporter les dates des congrès et spectacles programmés. Une fois, deux fois, trois fois s’il le faut.

Pas facile de faire face aux innombrables aléas et conséquences en cascade qu’a provoqués la crise sanitaire. Alors parfois, elle répond à nos questions par une série d’autres questions.

"Est-ce que les exposants, eux-mêmes impactés, vont pouvoir venir?" "Dans quelles conditions pourront-ils prendre l’avion?" "A quel tarif?"

"Qu’en est-il de la peur des clients?" "Est-ce que les gens sont prêts à voyager autant?" "C’est le psychologique que l’on ne peut pas quantifier..."

Mais ce n’est pas parce que tout est bouleversé que Sylvie Biancheri baisse les bras. Bien au contraire.

Différer congrès et événements, n’est-ce pas un casse-tête?

C’est un working progress permanent. Nous faisons des reports de dates, négocions les clauses. Commercialement parlant, nous essayons d’être le plus arrangeant possible. Car cela a un impact sur la subvention d’équilibre.

Qu’en est-il de votre chiffre d’affaires?

2019 a été une année record avec 22 millions de chiffre d’affaires et des retombées indirectes évaluées à 68 millions d’euros. Cette année, si l’on fait la moitié, ce sera bien ; et c’est sous réserve que l’automne se passe bien.

Les événements de ce printemps et de l’été sont donc décalés à l’automne?
Nous avons un calendrier hyperdense sur le second semestre. Comme il y a une incertitude sur les vols internationaux, et sans même parler d’éventuelle seconde vague du virus, il y a de nombreux points en suspens. Les organisateurs de salons se posent beaucoup de questions. Mais ils ont envie d’aller de l’avant. Tout le monde à envie que ça reprenne. Encore faut-il que l’équilibre économique soit satisfaisant. Aujourd’hui, nous voulons rassurer sur le plan sanitaire avec un ensemble de mesures qui nous permettent de dire que nous pouvons accueillir du public. Mais il est vrai que les exposants ont du mal à signer leur participation aux salons de l’automne.

"Cette année, si l’on fait la moitié du chiffre d’affaires de 2019, ce sera bien"

Cassez-vous les prix?
Non. Nous essayons d’être le plus arrangeant. Nous avons effectué très peu de remboursements, privilégiant les reports. Les acomptes ont ainsi été gardés. Nous travaillons actuellement sur une politique de reprise sur 2021 qui nous permet d’être compétitifs face à des destinations qui pourraient être très agressives commercialement. Nous aurons par exemple une terrasse, à la rentrée, de 600 m2.

Avancer à l’aveugle, au risque d’une deuxième vague épidémique, n’est-ce pas déstabilisant?
C’est difficile à gérer ; mais il faut tout faire pour que les choses reprennent. Sinon, nous aurons une crise économico-psycho-dramatique énorme. La rentrée donnera le ton. Je refuse d’être dans le coton. Si, à un moment, il faut s’arrêter, nous arrêterons. Mais il faut y aller. Depuis huit jours, nous avons ouvert une salle pour le dépistage du Covid-19. Nous en sommes très heureux. C’est notre métier.

Quand allez-vous reprendre salons et spectacles?
Début septembre, nous devons reprendre avec le "One to one retail e-commerce", initialement prévu du 17 au 19 mars, et, depuis, reporté deux fois. Environ 1 700 personnes étaient attendues. Le salon sera peut-être un peu réduit ; mais il est attendu par les professionnels. Les spectacles redémarreront avec Les Ballets de Monte-Carlo du 15 au 18 octobre. Mais le gouvernement ne nous a pas indiqué les normes d’accueil du public. S’il faut espacer les gens d’1,50 m, cela fait presque un fauteuil sur trois... Là aussi, il s’agit d’un rendez-vous culturel très attendu du public mais aussi des danseurs.


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