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Sur Monaco Projet Caroli : un risque à 400 M€ ?

Mis à jour le 27/12/2019 à 10:28 Publié le 27/12/2019 à 10:27
Deux musées et un immeuble de 40 logements étaient en projet.

Deux musées et un immeuble de 40 logements étaient en projet. Groupe Caroli

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Sur Monaco Projet Caroli : un risque à 400 M€ ?

Le prince Albert II, dans le long entretien accordé à Monaco-Matin quelques jours avant la Fête nationale (lire notre édition du 19 novembre), s’est voulu rassurant.

Le prince Albert II, dans le long entretien accordé à Monaco-Matin quelques jours avant la Fête nationale (lire notre édition du 19 novembre), s’est voulu rassurant. « Je ne suis pas inquiet parce que les premiers éléments de l’expertise démontrent le bien-fondé de la décision qui a été prise de ne pas donner suite à ce projet. Je ne suis pas opposé à ce qu’un accord à l’amiable soit recherché, à condition qu’il rétablisse l’État dans ses droits légitimes. »

Certes, la recherche d’un tel accord serait une solution apaisée et, surtout, économique pour l’État monégasque. Car les sommes en jeu sont considérables. Un mois plus tôt, le Ministre d’État Serge Telle, au Conseil national, reconnaissait même que « les enjeux de ce dossier sont importants pour les finances publiques ». On parle en effet de la somme astronomique de 423 millions d’euros !

Pour ceux qui montent dans le bateau en marche, rappelons de quoi il s’agit. Début 2016, le groupe Caroli dévoilait son projet sur l’esplanade des Pêcheurs, au bout du quai Antoine-Ier. Chiffré à 500 Me, il se composait de deux musées et d’un immeuble d’habitation de 40 logements, le tout pensé par l’architecte star Rudy Ricciotti.

Seulement voilà, l’emprise du projet met en péril l’organisation du Grand Prix de Monaco. Michel Boeri, le président de l’Automobile Club, le dit très clairement, dans nos colonnes et en coulisses, au plus haut niveau de l’État. Le souverain ne peut pas prendre le moindre risque concernant l’événement phare de la Principauté. Le permis de construire n’est pas accordé. Débute alors un bras de fer sur la question des dommages et intérêts que réclame le groupe Caroli après qu’un protocole d’accord a été signé en 2014 entre l’État et lui. Sans compter que le Tribunal Suprême, le 30 novembre 2018, jugeait illégal le retrait de la signature de l’État. Dans son droit, le promoteur réclamait donc une indemnisation pharaonique.

La voie de la recherche d’un accord à l’amiable, prônée par le souverain, serait la plus sage, en tout cas pour les finances publiques de la Principauté.

Habituellement, c’est dans l’enceinte du Conseil national que s’affrontent élus et membres du gouvernement. Mardi 18 juin, Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre de l’Equipement, et Stéphane Valeri, président du Conseil national, ont répondu à l’appel non pas du général De Gaulle mais de la Jeune chambre économique de Monaco, pour participer à un petit-déjeuner sur le thème « Peut-on concilier qualité de vie et développement économique en Principauté ? ».

Les discussions se sont avérées très houleuses. Sur les travaux menés au bas du boulevard du Jardin-Exotique, d’abord. « Nous sommes entrés dans le Guinness des records, attaque Stéphane Valeri. Parfois, il y avait plus d’ouvriers pour faire la circulation que pour travailler. On ne peut pas bloquer la circulation sept mois pour 200 mètres de travaux. » Aux réponses techniques de la ministre, l’élu rétorque : « Ce n’est pas recevable par les élus des Monégasques. »

Sur la gratuité des bus, ensuite. « On a vingt ans de retard sur le sujet », clame le président du Conseil national, qui défend cette idée. « Une fausse bonne idée, répond Marie-Pierre Gramaglia. La gratuité des bus n’aura aucune incidence sur la circulation. » « Donc, au Luxembourg, qui va décréter la gratuité sur son territoire, ce sont des abrutis ? » « C’est de la démagogie ! », s’agace la ministre. Quelques mois plus tard, le gouvernement a toutefois décidé d’expérimenter la gratuité des bus sur une ligne, probablement la ligne numéro 4, pour six mois à partir d’avril 2020.

J.-F.O.

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