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Sur les traces de la L’axe légendaire au coeur de la vieille ville Au départ du sentier des Cuses, près de la frontière Des nécropoles dans le centre-ville de Menton

Développée par l’empereur Auguste, cette ancienne route romaine traverse Menton jusqu’à La Turbie. Enfouis dans notre paysage urbain, de rares vestiges sont encore visibles. Suivez le guide

Publié le 27/02/2019 à 10:08, mis à jour le 27/02/2019 à 10:08
À Garavan, la Via Julia longe la voie ferrée (photo) au niveau du sentier des Cuses de Menton, traverse la villa Maria Serena avant de descendre vers la frontière.
À Garavan, la Via Julia longe la voie ferrée (photo) au niveau du sentier des Cuses de Menton, traverse la villa Maria Serena avant de descendre vers la frontière.

Notre parcours commence près de la frontière italienne. Au départ du sentier des Cuses - situé dans le quartier de Garavan - un petit passage baptisé « ancien chemin romain » a repris exactement le même tracé que la Via Julia Augusta, le long de la voie ferrée. « Le passage respecte l’écartement de l’ancienne voie romaine », détaille Christine Didier. Sur les côtés, des petits passages entre les bâtisses datent également de l’époque romaine. La Via Julia passait sur le sentier des Cuses, puis coupait le jardin Maria Serena avant de descendre vers la frontière italienne.

À Garavan, les pavés qui recouvrent l’ancienne voie romaine ne sont pas d’origine antique. « À cette époque, la Via Julia était une route gravillonneuse. Seuls les points jugés dangereux étaient recouverts de pavés. »

Il faut imaginer qu’il n’y avait aucune ville entre l’Italie et Nice et que Garavan se trouvait en pleine campagne ! « Ici, il n’y avait que des fermes et la Via Julia était l’unique route qui permettait de relier les grandes villes. »

 

Ce premier stop sur les traces de la Via Julia permet de comprendre un point essentiel : « Le tracé de la route légendaire a été conservé jusqu’à nos jours sur de nombreux points de notre territoire. C’est à partir de cet axe vital que les villes se sont ensuite dessinées », analyse Christine Didier. À quelques mètres du sentier des Cuses, des tombes - datant de l’époque romaine - ont été retrouvées dans les années 1850. Stanislas Bonfils, un naturaliste mentonnais, a fait cette découverte sur la propriété de la famille Bellochio.

« Il avait trouvé des squelettes mais aussi des céramiques. À ce jour, on ne sait pas ce qu’est devenue cette découverte inédite… »

Après la rue Longue, la Via Julia se poursuit vers la rue Saint-Michel et jusqu’à la place Saint-Roch de Menton. Là, une nécropole (cité des morts) - datant de 100 à 350 après J.-C. - a été découverte, juste à côté de l’actuelle parfumerie.

« Vers 1880, des travaux de rénovation de la maison ont été entrepris. Là, on a trouvé des tombes avec plusieurs objets déposés lors de l’enterrement comme des lampes à huile et des vases à parfums », dévoile Christine Didier.

 

En 1885, au moment de la construction de l’hôtel de la rue Saint-Charles - devenu aujourd’hui école de l’Hôtel de Ville - des tombeaux ont également été mis au jour. Ces découvertes inédites sont actuellement visibles au Musée de la Préhistoire régionale de Menton.

Et ce n’est pas fini ! En 1870, dans le Palais de Carnolès, un tombeau - décoré avec une inscription funéraire - a également été trouvé près de la tour de la Noria. Au-delà du côté « morbide », trouver des tombes permet d’affiner le tracé de la Via Julia. « En effet, il était interdit d’enterrer les morts en ville ou dans les propriétés. Souvent, les tombeaux étaient alors creusés le long des routes. »

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