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Sur les tombes des Tsars et de la belle Katia

Mis à jour le 10/09/2016 à 05:11 Publié le 10/09/2016 à 05:11

Sur les tombes des Tsars et de la belle Katia

Entre ciel et terre, sur le hauteurs de Caucade, les 900 sépultures du cimetière russe, créé en 1867, racontent d'un siècle d'histoire, la révolution d'Octobre, les Rouges, Lénine, la chute des Tsars, l'URSS… Dans ce petit bout de terre d'exil reposent des princesses russes éternelles et endormies, des Tsars, Russes blancs et des descendants d'émigrés russes réfugiés à Nice et sur la côte d'Azur.

Entre ciel et terre, sur le hauteurs de Caucade, les 900 sépultures du cimetière russe, créé en 1867, racontent d'un siècle d'histoire, la révolution d'Octobre, les Rouges, Lénine, la chute des Tsars, l'URSS…

Dans ce petit bout de terre d'exil reposent des princesses russes éternelles et endormies, des Tsars, Russes blancs et des descendants d'émigrés russes réfugiés à Nice et sur la côte d'Azur.

Ici reposent 3 000 personnes.

Parmi ces âmes slaves et ces destins d'exode, les plus grands noms de l'aristocratie de l'époque. Mais aussi des demoiselles d'honneur de l'impératrice, des hauts dignitaires du régime, des artistes…

Citons le colonel A.N. Raievsky chargé de veiller à la bonne conduite du poète turbulent Alexandre Pouchkine exilé dans le Caucase par Alexandre Ier, les Epantchine parents en littérature du prince Mychkine le héros de L'Idiot de Dostoïevski ou encore le peintre Maliavine (1). Parmi ces tombes illustres, il en est une que l'on vient visiter de loin : celle de la belle « Katia ». Dans ce décor où l'on imagine volontiers Alexis Vronski venir se pleurer à l'infini sa passion perdue Anna Karénine, il est une autre histoire d'amour - vraie celle-là : celle de « Katia », Catherine Dolgorouky, princesse Yourievsky, épouse morganatique du tsar Alexandre II qui brava les conventions par amour en offrant quatre enfants à son mari. Cette idylle plus forte que les règles et les conventions a été immortalisée au cinéma par Romy Schneider et Curd Jurgens. Pour trouver la dernière demeure de celle qui mourut à Nice en 1922, il faut grimper jusqu'à une petite chapelle coiffée d'un dôme d'inspiration byzantine. Le monument porte le numéro 60. Pas très loin, au numéro 50, un nom bien niçois cette fois : Fricéro. Nicolas Fricéro, fils du peintre Joseph Fricéro, artiste au destin hors du commun qui se maria avec la fille naturelle de Nicolas Ier…

1. Source : Les églises russes de Nice, ouvrage d'Alexis Obolensky, Luc Svetchine et Pierre-Antoine Gatier.


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