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Sur la Côte d'Azur ce robot sous-marin dernier cri sonde l'océan pour mieux comprendre le climat

Mis à jour le 23/11/2020 à 10:27 Publié le 23/11/2020 à 10:27
Le glider Seaexplorer est allé jusqu’à 50 km
de la Corse en réalisant 83 plongées.	(DR)
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Sur la Côte d'Azur ce robot sous-marin dernier cri sonde l'océan pour mieux comprendre le climat

Le laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer vient de déployer un robot équipé d’un nouveau capteur pour mieux comprendre la façon dont l’océan régule le climat.

Sur le port de Villefranche-sur-Mer, Marc Picheral, membre de l’équipe Complex du Laboratoire d’océanographie de Villefranche (LOV), est fier de présenter son "arbre de Noël".

Le glider SEA002, un robot planeur sous-marin, vient d’être équipé d’un nouvel outil, l’"Underwater Vision Profiler" (UVP6), permettant de décrire précisément la vie dans les océans et de transmettre les données par satellite.

L’ingénieur précise: "Avant, nous utilisions un navire de recherche avec toute une équipe et nous visitions un endroit à un moment donné. L’essentiel de la connaissance sur l’univers marin vient de ces expéditions très coûteuses. Alors, on a développé des nouveaux outils, comme ces robots planeurs. Puis, des capteurs. En intégrant directement ces capteurs sur les robots, on divise le coût des données et l’impact écologique des observations. On acquiert aussi des informations à des saisons où il est difficile d’aller en mer à cause de la météo."

Un outil autonome

La spécificité des gliders comme le Seaexplorer est leur autonomie: plongés dans l’eau, ils naviguent seuls et sans moteur jusqu’à la profondeur demandée, remontent une fois l’objectif atteint, envoient les données récoltées au satellite et peuvent recevoir d’autres consignes à exécuter avant de replonger.

En une semaine, le SEA002 est allé à 50 km vers la Corse en réalisant 83 plongées jusqu’à 600 m à l’aller et 200 m de profondeur au retour.

En plus de mesurer la salinité et la température des eaux, ce robot sous-marin, équipé de l’UVP6, compte et mesure tous les objets (ou particules) de plus de 0,1 mm dans l’eau et enregistre les images de ceux de plus de 0,7 mm.

"Ces particules contiennent essentiellement du carbone, développe Marc Picheral. Elles sont pour l’essentiel produites en surface grâce à la photosynthèse et sont ensuite entraînées vers les fonds marins. Concrètement, pouvoir quantifier ces objets nous permet de mieux savoir quelle quantité du carbone passant de l’atmosphère à l’océan sera exportée vers les fonds et donc la façon dont l’océan régule le climat. Aujourd’hui, l’UVP6 est le seul capteur adapté à ces robots et qui a la possibilité d’évaluer cet export de carbone. Il contribue donc à mieux prédire ce qu’il va se passer pour le climat."

Jusqu’à 6.000 mètres de profondeur

L’UVP6 réalisant des images des plus gros objets, souvent très fragiles, il permet d’étudier jusqu’à 6.000 m de profondeur (sachant que seulement 3% des océans font plus de 6.000 m, ndlr.) le plancton, c’est-à-dire, tous les organismes vivant dans l’eau qui se déplacent avec les courants.

"La prochaine évolution de l’instrument sera de pouvoir identifier automatiquement le plancton et d’envoyer ces informations au satellite, projette Marc Picheral. On se donne deux ans pour intégrer le maximum d’images pour que le capteur apprenne à les reconnaître de manière autonome."

"Ces exploits technologiques ont été réalisés grâce à des financements européens et français. Cette version de capteur adaptée à ce type de robots n’a pas d’égal dans le monde. Elle permet aussi à deux PME françaises d’exporter dans le monde entier", se félicite Marc Picheral.

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