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500 enfants soignés grâce à Rencontres africaines

Mis à jour le 02/02/2020 à 11:22 Publié le 02/02/2020 à 11:21
« Je ne me prends pas au sérieux », dit Nicole Vittori, dynamique et coquette.

« Je ne me prends pas au sérieux », dit Nicole Vittori, dynamique et coquette. F. L.

500 enfants soignés grâce à Rencontres africaines

On recense plus de six cents centenaires dans les Alpes-Maritimes. Rencontre avec ces héros dont Nicole, qui a fêté son anniversaire dans les airs !Née en 1910 dans le Piémont, arrivée à Monaco vers 1930, lingère jusqu’à 65 ans, la doyenne des Alpes-Maritimes Angèle Torielli, en maison de retraite depuis quinze ans, a toute sa tête et même de l’esprit…Âgée de 115 ans, la religieuse varoise est la doyenne des Français et des Européens. Si elle a perdu la vue, sa mémoire et son humour sont encore bien présents. « Je ne regrette rien », confie-t-elleQuelles chances de bonheur pour les centenaires ? A-t-on encore plus peur ? Reste-t-il une petite place pour le plaisir ? Réponses avec le Pr Guérin, chef du service de gériatrie du CHU de Nice

On la prévient sur son numéro de portable que l’on risque d’arriver avec un petit quart d’heure de retard. « D’accord, mais pas plus ! », avertit Nicole Vittori. En lui rendant visite dans le trois-pièces où elle vit seule, au centre de Nice, on comprend que cette centenaire qui paraît vingt ans de moins mène une vie très active. Pas question de se laisser aller, de se lamenter ou de passer son temps devant la télé. Entre le cours hebdomadaire de gymnastique chinoise, les parties de bridge et le marché de la Libération où elle aime faire ses courses au quotidien, voici une femme dynamique et coquette qui a d’ailleurs fêté son anniversaire dans les airs : ses trois fils et sa fille lui ont offert un survol des Alpes-Maritimes en hélicoptère !

« Je ne reste pas ici à tricoter pour mes dix-neuf arrière-petits-enfants », s’amuse Nicole Vittori qui admet pourtant avoir « modéré [ses] élans ». Le plus vieux président de la République dont elle se souvienne ? « Armand Fallières. Je devais avoir 4 ou 5 ans, ma petite sœur prenait de la phosphatine portant ce nom, et je m’étonnais qu’un Président fasse des farines pour les enfants. Il me semblait que ce n’était pas son rôle… »

« Le 28 décembre, j’ai donc eu cent ans », s’étonne Nicole Vittori qui, native de Paris, a son cœur à Nice où elle réside depuis l’âge de douze ans. « Je suis en pleine forme ! », se réjouit-elle, mise en plis impeccable, à califourchon sur l’accoudoir d’un fauteuil. « Quand on ne peut plus plaire, il ne faut pas déplaire », dit en riant celle qui n’a jamais mis les pieds dans un salon de beauté. « Je ne me prends pas au sérieux, c’est peut-être pour cela que je suis arrivée jusque-là », explique Nicole Vittori, qui honnit la jalousie et se tient soigneusement à l’écart des « personnes à histoires ».

« Question de chance »

« Sereine », vive, autonome, la centenaire attribue son grand âge à la chance. « Mon mari avait une santé de fer, et une maladie rare l’a emporté après six ans d’un véritable martyre. Quant à moi, je n’étais pas la plus costaude des cinq enfants de la maison et pourtant, vous voyez, je surnage. »

Elle a vu ses amis partir. « Je m’en fais de plus jeunes, même si j’ai eu beaucoup de peine. C’est la vie. Enfin… si l’on peut dire. » La mort ? « Je l’attendrai, comme les autres. » Est-elle croyante ? « Douteuse, plutôt. » L’ancienne institutrice, qui n’a exercé qu’à l’occasion de remplacements pendant la guerre, reconnaît vivre confortablement avec une pension de réversion, tout en traitant Sarkozy de noms d’oiseaux car « il a supprimé la demi-part pour les veuves qui avaient eu des enfants », ce qui a triplé ses impôts.

Les habitants de l’immeuble sont charmants. « Quand j’ai eu la grippe, une année, ma voisine de palier m’apportait à manger tous les jours ! », se souvient Nicole Vittori, qui n’éprouve aucune angoisse particulière à l’idée d’être seule depuis près de quarante ans. « Si tu ne portes pas ton âge, c’est par paresse », plaisante sa fille. De vilaines opérations et pneumonies n’ont pas entamé son moral d’acier. « À mon âge, que voulez-vous, je ne cherche pas trop à en savoir plus sur l’avenir, car il ne doit pas être bien long. » Elle dédramatise : « Quand je vois des jeunes de vingt ans s’embugner au volant, ça me fait mal au cœur. »

Aucun souci de santé. Juste des lunettes pour la lecture. Même pas le moindre appareil auditif : « J’entends très bien. Ce qui, la première fois, a surpris mon dentiste qui se croyait obligé de parler fort. » Avec l’espoir de n’être jamais « un poids » pour ses enfants, Nicole Vittori se dit prête à dépasser 110 ans. « Des gens se noient dans un verre d’eau. Moi pas. » Tous ses descendants ont une bonne situation ou font de belles études. « Pourquoi devrais-je me faire du souci ? » Quant à l’idée de refaire sa vie, elle n’a jamais effleuré son esprit : « A soixante-trois ans, qu’est-ce que j’aurais pris ? Un vieux ? Merci ! »

Elle est née le 5 novembre 1919 à côté de Paris. S’est installée à Peymeinade au début des années quatre-vingt. Et vient de fêter son centenaire sur le circuit du Castellet, plaquée à 200 km/h au fond d’un baquet. Celui d’une Ferrari ! Et encore, si Adrienne Fabrizi s’est contentée du siège passager, c’est uniquement parce qu’elle n’a jamais passé le permis. Ce qui ne l’a pas empêchée de parfois (mal se) conduire : « 480 km au volant d’une [Citroën, Ndlr] B14 » pendant la Seconde Guerre mondiale, entre Mantes-la-Jolie et la zone libre.

Elle a tout fait. Mais rien comme les autres. Il y a quelques semaines, Adrienne s’offrait un baptême de vol libre. Avant le planeur, elle s’était essayée au parapente. À 92 ans… De vrais petits exploits, à ses yeux très ordinaires, qu’elle égrène, sourire espiègle, en scrutant la réaction de son auditoire. « Maintenant, j’aimerais bien essayer le kayak », dit-elle, cette fois sans rire. Léger obstacle, Adrienne ne sait pas nager.

Elle a vécu le Front populaire, essuyé des bombardements, confectionné des képis pour les gradés mobilisés et démonté des cockpits de Spitfire abattus par l’ennemi. Aujourd’hui, elle soutient les « gilets jaunes » et se désole du peu de moyens d’un trop grand nombre de ses contemporains. S’il y a une chose avec laquelle Adrienne ne badine pas, c’est son bulletin de vote.

Côté santé, cette « supercentenaire » s’entretient avec ce qu’il faut d’exercices de gymnastique et d’heures de marche. En témoignent un tapis de course et un vélo d’appartement dont elle fait bon usage, tous les matins.

« Coquette ? Ah oui ! »

« Je l’admire, rien d’autre à dire », s’ébahit sa belle-fille qui, bien que divorcée du fils unique d’Adrienne, n’imagine pas couper le lien. « Hors concours ! », poursuit Nadine, 67 ans, qui ne connaît aucun autre exemple d’une telle vitalité à un âge aussi avancé. Quoique spécialiste du sujet puisqu’elle est aide-soignante, continuant d’exercer non sans dévouement, mais d’abord par nécessité.

Bien entourée, Adrienne est gâtée sur tous les plans. Une santé de fer et un moral d’enfer. Des appareils auditifs et des lunettes, bien sûr, mais rien de méchant, si ce n’est le pacemaker qui régule un rythme cardiaque devenu fantaisiste avec le temps. Mal nulle part, aucun bobo. Même pas besoin d’un placebo. « Il faut bien que je me plaigne un peu ! », plaisante la centenaire qui glisse en rigolant que « le moindre truc prend les proportions d’une catastrophe ». En vrai, elle n’est pas du genre à se laisser atteindre par la première contrariété. « Très optimiste », d’une « grande gaieté », selon sa belle-fille, Adrienne ne se laisse pas aller. « Si je suis coquette ? Ah, oui ! », admet-elle en ajustant une doudoune sans manches sur son chemisier fleuri, dans lequel elle se dépêche d’enfouir le bouton d’alarme qui ferait tache sur la photo. L’intérieur de sa maison est à l’image de sa garde-robe. Moderne. Dans le coup. « Elle a changé son salon il y a trois ans », s’émerveille Nadine en montrant le canapé en cuir blanc qui ne fait absolument pas mamie, mais pas du tout. Car Adrienne vit chez elle, seule, avec juste l’assistance d’une femme de ménage une fois par semaine, pour ce qu’elle ne réussit plus à faire toute seule, et l’on se demande bien quoi.

Ses courses et ses repas, sa couture et ses papiers, c’est elle. « Les journées passent vite », s’étonne Adrienne qui regarde peu la télé, bien que fidèle à C dans l’air et C à vous, programmes choisis plutôt que jeux subis. Elle déteste les maisons de retraite où elle a visité trop d’amies, « les pauvres », décaties. « Tant que je peux paraître un peu jeune, tant mieux », minaude faussement cette femme de tête qui ne s’est pas vue vieillir. « Cent ans, c’est arrivé d’un seul coup. »

Le 23 septembre dernier, pour son 109e anniversaire, elle posait avec ses descendants. Soit cinq générations. Découvrant son arrière-arrière-petit-fils parisien, venu au monde trois mois auparavant, Angèle Torielli a eu ces mots : « Oh qu’il est beau ! »

Doyenne du département, cette « supercentenaire » ressemble plutôt à un petit moineau. Un oisillon à l’apparence fragile, mais qui voit clair, s’exprime distinctement - en italien comme en français - et n’a besoin de personne pour s’alimenter ou se désaltérer. Son plaisir : le chocolat. Une aversion : l’eau. « On lui en donne, mais gazeuse. En lui disant que c’est du champagne », dit-on en souriant à la maison de retraite de Roquefort-les-Pins où elle réside depuis… quinze ans.

Lingère au Windsor

Ce qui, prosaïquement, poserait quelques difficultés si Angèle n’avait pris soin de se constituer un modeste patrimoine. « Malgré sa retraite et la pension de réversion de mon père, il faut ajouter 1 000 euros par mois », calcule Claudia, sa fille, 76 ans, secrétaire à la retraite. « Ses économies y sont passées, puis j’ai vendu son appartement de Beausoleil. Pour l’instant, c’est suffisant pour couvrir les dépenses. »

Angèle a connu les deux guerres. La première, côté italien. Née dans le Piémont, elle est arrivée à Monaco à 19 ans, son oncle lui ayant trouvé une place dans un hôtel aujourd’hui disparu, le Windsor. La jeune lingère y a rencontré, parmi les employés, son futur mari. Qui s’est éteint en 1998, à l’âge de 86 ans.

Son métier, Angèle Torielli l’a exercé durant quarante-cinq ans. Lui plaisait-il vraiment ? « Si je ne l’aimais pas, il fallait bien le faire. » Elle est comme ça. Économe de sa parole, vite agacée, n’aspirant qu’à la tranquillité.

« Elle n’a jamais montré de signes d’affection ou de tendresse. Plutôt dure, ne se confiant jamais », témoigne sa fille qui vient lui rendre visite tous les deux ou trois jours.

Que reste-t-il ?

Les personnes très âgées n’aiment pas que l’on touche à leurs habitudes. Angèle Torielli n’échappe pas à la règle. Lever vers 8 heures, petit-déjeuner paisible, toilette, déjeuner à 12 h 15, longue sieste, goûter à 16 heures, dîner à 18 h 15, coucher précoce ; elle dort beaucoup. Rituel, un petit verre de mousseux, un dimanche par mois, quand les familles sont invitées à un apéritif suivi d’un repas.

Une vie au ralenti ? Pas forcément, estime le personnel qui s’occupe d’elle. Angèle échange volontiers avec le psychologue. Et sort à l’occasion des plaisanteries. Rétorquant, lorsqu’on lui parle des « copines » du début, depuis disparues : « Il vaut mieux elles que moi… » Difficile de ne pas y voir le signe d’un attachement à la vie.

Heureuse ou pas ? Angèle Torielli ne témoigne pas, comme c’est parfois le cas chez les personnes de très grand âge, d’une volonté de se laisser partir. S’il arrive à ses descendants de se faire houspiller quand sa patience est épuisée, elle peut manifester une sensibilité. Ce qu’elle a fait à la mort de son autre fille, voilà deux ans. « Alors qu’elle se déplaçait encore en s’aidant d’un déambulateur, elle s’est assise et ne s’est plus jamais relevée », raconte Claudia. Claudia qui reconnaît avoir « mal au cœur » en voyant sa mère diminuée. « Je ne pense pas qu’elle s’ennuie, mais plus rien ne l’intéresse. Télévision, journaux, rien. En tout cas, elle qui n’a jamais été malade de toute sa vie ne souffre pas. »

Claudia, circonspecte, veille sur sa mère. En s’interrogeant sur le sens de la vie, à cet âge-là. « Vivre aussi longtemps, comme ça ? Pour moi, je ne souhaite pas. »

Pour l’état civil, c’est Joseph. Mais on ne le connaît que sous son prénom d’usage. Gilbert Bensoussan, né le 10 janvier 1920 en Algérie, à Nice depuis 1962, vivait encore tout récemment dans son appartement. Avec la visite quotidienne d’une infirmière et l’aide régulière d’une auxiliaire de vie. Depuis quatre mois dans un Ehpad sur les hauteurs de Nice, il regrette un peu l’indépendance que ce rythme lui apportait : « Aujourd’hui, j’ai un peu l’impression d’être en prison. »

On y prend soin de lui. Ce qui ne semble pas très difficile : il est d’humeur égale et d’un tempérament volontaire. Bien qu’ayant dû renoncer à la marche après une mauvaise chute, il paraît dix ans de moins, n’affiche quasiment aucune ride, à peine est-il un peu dur d’oreille. Son fils Fernand, 62 ans, décrypte ses dernières analyses médicales : « Pas un gramme de cholestérol, 13,7 de tension et la vue d’un jeune homme. Il n’a jamais été malade, ne s’est jamais rien cassé, n’a jamais été opéré. » Gilbert corrige : « Ah si, une fois. Les castagnettes, à dix-neuf ans ! »

Croix de Guerre, ce centenaire s’est illustré en 39-45. Le Débarquement de Provence, trois citations, aucune blessure. Il est dynamique, rieur, avenant et même galant « si l’occasion se présente ».

La vie ne l’a pas épargné, comme on le dit pudiquement de celles et ceux qui ont bien « dérouillé ». Sa femme s’est éteinte il y a plus d’un demi-siècle. Il a survécu à deux autres compagnes. Avait déjà perdu une grande partie de sa famille, décimée par la tuberculose. Et en 1963, sur l’avenue Borriglione, ses trois enfants ont été gravement blessés dans un accident de bus, fatal à son beau-père. Une tragédie.

« La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie. C’est ce qu’il a toujours dit », se souvient sa fille Josette, qui ajoute en s’amusant : « Josette, Fernand, notre père n’a pas été très bon sur les prénoms… »

« Gros bosseur mais gestionnaire médiocre », selon Fernand, Gilbert Bensoussan est persuadé de devoir à son rythme soutenu une longévité dont il est le premier à s’étonner. « Jamais je n’aurais cru que j’aurais un jour cent ans », assure le retraité (depuis quatre décennies !) du commerce qui, à dix ans, faisait déjà des livraisons pour son père, épicier à Oran. Lui-même a possédé jusqu’à trois supérettes à Nice.

En 1978, deux individus ont attaqué Gilbert Bensoussan à la porte de son domicile, alors qu’il détenait dans une sacoche la recette de la journée. Ligoté avec le fil du téléphone, intimidé, frappé, il a vu sa dernière heure arriver. « L’un de ses agresseurs hurlait à l’autre de le tuer », raconte son fils. Les malfaiteurs n’ont jamais été identifiés.

Malgré tout, le centenaire dit être « content » de l’existence que « le destin » lui a donnée. Il a fumé un paquet de cigarettes jusqu’à l’âge de cinquante ans. Fernand raconte : « Il y a deux ans, lorsqu’il allait encore au marché, mon père m’invitait à déjeuner une fois par semaine. Il aimait cuisiner et faisait un gratin dauphinois exceptionnel. Eh bien, on se descendait une bouteille de vin à deux. »

« Je n’ai jamais été saoul de toute ma vie ! », veut ajouter son père, qui dit n’avoir pas fait trop de bêtises. Fernand se souvient tout de même qu’il conduisait « à toute vitesse » sa 404 au volant de laquelle il voulait montrer l’Europe à ses enfants. « Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne : il ne prenait qu’une dizaine de jours de vacances par an mais systématiquement, on faisait trois mille kilomètres en descendant dans de beaux hôtels, car il a toujours été généreux. Pas du genre à compter son argent. »

Ces derniers temps, Gilbert Bensoussan n’en pouvait plus de s’entendre dire qu’il fêterait bientôt ses cent printemps. « Qu’est-ce qu’ils m’ont cassé les pieds avec ça ! Maintenant, c’est fait… et c’est tout comme avant. »

Intarissable, sœur André. La doyenne des Français et des Européens soufflera 116 bougies le 11 février prochain à Toulon. C’est un peu la vedette de l’Ehpad Sainte-Catherine Labouré, où elle est particulièrement choyée. Notamment par sœur Marie-Pierre et David Tavella, chargé de communication de l’institution, pour lesquels elle est pleine de reconnaissance.

Assise dans un fauteuil roulant, la religieuse, née Lucile Randon en 1904 à Alès (Gard), s’exprime avec facilité, sans jamais séparer ses mains jointes comme en prière.

Douée d’une mémoire étonnante, surtout à propos de son activité professionnelle de gouvernante et institutrice dans de riches familles, puis en mission dans un hôpital auprès d’orphelins, la « supercentenaire » est dotée d’un humour certain. Et si un voile opaque recouvre ses pupilles claires, elle entend encore plutôt bien, ce qui rend l’entretien agréable. Rencontre.

Chef de service, universitaire, par ailleurs adjoint au maire de Nice en charge de la santé, le professeur Olivier Guérin, 46 ans, n’est pas tout à fait à mi-chemin d’un centenaire dont il n’a d’ailleurs pas peur. Deux conditions selon lui pour vivre très vieux, heureux : se sentir utile et préserver un maximum d’autonomie.

Dylan Meiffret
Laurent Martinat
F. L.
À dix ans, Gilbert effectuait déjà des livraisons pour son père, épicier à Oran.
À dix ans, Gilbert effectuait déjà des livraisons pour son père, épicier à Oran. F. L.
La doyenne des Alpes-Maritimes a fêté ses 109 ans en septembre, entourée de ses descendants. Cinq générations réunies !	(DR)
Née Lucille Randon le 11 février 1904 à Alès, dans le Gard, sœur André vit dans une maison de retraite à Toulon.
Née Lucille Randon le 11 février 1904 à Alès, dans le Gard, sœur André vit dans une maison de retraite à Toulon. Dominique Leriche
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Autonomie, sentiment d’utilité sociale et optimisme : trois clés du bonheur au très grand âge, selon le professeur Olivier Guérin. Sébastien Botella

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