“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Stefano Pastrovich : Développer l'aviation ici

Mis à jour le 06/08/2017 à 05:02 Publié le 06/08/2017 à 05:01
Quand il ne dessine pas des bateaux de luxe, l'Italien de 44 ans enfile sa combinaison et vole.

Quand il ne dessine pas des bateaux de luxe, l'Italien de 44 ans enfile sa combinaison et vole. Malgarini

Stefano Pastrovich : Développer l'aviation ici

Entrepreneur naval accompli, pilote de planeur puis voltigeur aguerri sous licence monégasque... Enfant, Stefano Pastrovich savait déjà ce qu'il voulait faire dans la vie

Au milieu des plans et des photos de bateaux, deux modèles réduits d'avions trônent sur le bureau de Stefano Pastrovich, situé à Fontvieille. Une passion débutée à ses dix ans, lorsqu'il s'amusait à construire et à faire voler des planeurs télécommandés dans sa montagne natale, près de Gênes. Mais lorsque sa mère l'emmène chez l'ophtalmo à 14 ans, c'est la douche froide : il est myope. Son rêve de devenir pilote de chasse s'envole. « Une déception », concède l'Italien de 44 ans, mais qui n'entame pas sa volonté. Il pilotera, quoiqu'il arrive : « On naît pilote, on ne le devient pas. »

À la sueur du front

Envoyé en école de pilotage à San Francisco par ses parents, il rentre en Italie trois mois plus tard, diplômé d'une licence de pilote privé. Entamant des études d'architecte, il doit alors effectuer 12 à 15 h de vol par an pour conserver sa licence. « J'avais une bourse d'études mais ce n'était pas suffisant pour louer un avion. Je faisais des vols panoramiques avec des touristes et des amis qui me rémunéraient », raconte Stefano Pastrovich.

Dès lors, tout se chamboule : poursuite des études à Séville où il continue de voler « à peine les heures nécessaires », puis embauche à Sophia-Antipolis chez l'un des meilleurs designers de bateau. Les affaires marchent, Stefano Pastrovich découvre les planeurs à Fayence et se lance en compétition. En 2003, sa deuxième place en coupe du monde de vol à voile lui permet de côtoyer les sommets. « Rester vivant était déjà formidable », sourit-il. La compétition est dangereuse, la mort rôde.

Son entreprise, Pastrovich, lancée en 2005 - il dessine des bateaux de luxe -, prend son envol à Monaco et le contraint à abandonner le planeur : « J'avais trop de travail. Si vous ne vous entraînez pas suffisamment, vous risquez la mort. » Pourtant, impossible pour lui de décrocher, son destin le poussant à croiser, quelques années plus tard, un ami engagé en voltige aérienne. « Je deviens addict. Je fais une semaine de stage aux États-Unis et à mon retour, j'achète mon premier avion », se remémore-t-il.

Sous licence monégasque

Épaulé par les meilleurs mondiaux, Stefano Pastrovich s'autofinance - « pas le temps d'écrire à des sponsors » -, accède au top niveau, Unlimited, et remporte deux compétitions nationales à Lugo di Romagna en juin dernier. Il participe aux compétitions sous drapeau monégasque depuis 2015, le président de l'Aéro-club de Monaco ayant accepté sa demande de licence FAI (1). Son avion est également paré de rouge et de blanc. Comme souvent, c'est lui qui a fait le premier pas : « J'habite à Monaco, j'y travaille… C'était logique pour moi. Mon objectif est de développer ce sport ici, de déclencher quelque chose. Pourquoi ne pas créer une journée de l'aviation à Monaco ? »

La voltige lui inflige d'importantes contraintes physiques (son poids multiplié par 8…), la mort le frôle. Commandes qui ne marchent plus, acrobaties rattrapées au dernier moment… À l'image d'Icare souhaitant voler près du soleil, les pilotes sont guidés par l'adrénaline. « Tous ont connu des moments difficiles. On nous rappelle sans cesse la dangerosité de ce sport. C'est 50 % de talent et d'expérience, 50 % de chance », se plaît-il à répéter. Et pourtant, il se voit continuer jusqu'à « la mort ». Histoire d'aller au bout d'une passion débutée dans sa montagne natale, lorsqu'il faisait voler ses planeurs télécommandés.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct