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Standing ovation pour le Core Meu de Maillot

Mis à jour le 27/04/2019 à 10:21 Publié le 27/04/2019 à 10:21

Standing ovation pour le Core Meu de Maillot

Et dire que certains pensent encore que les spectacles de ballets contemporains sont uniquement destinés aux publics intello !

Et dire que certains pensent encore que les spectacles de ballets contemporains sont uniquement destinés aux publics intello ! La ferveur festive qui se déchaîna jeudi soir au Grimaldi Forum, à l’issue de la création du ballet de Jean-Christophe Maillot Core meu, prouve le contraire.

Il fallait voir ces mille personnes debout, frappant dans leurs mains, rejointes par les danseurs qui étaient descendus de scène dans la salle, avec, au milieu de la foule, la princesse Caroline qui n’était pas moins enthousiaste que le reste du public.

Célébration du corps

Le ballet de Jean-Christophe Maillot prenait place dans une soirée intitulée Corpus - ce qui permettait aux latinistes de comprendre, pour le cas où ils ne s’en seraient pas aperçu, qu’il s’agissait d’une célébration du corps humain (« corpus » = « corps ») !

Le titre du ballet, Core meu, signifiait « Mon cœur » dans un dialecte du sud de l’Italie. Et c’est sur des musiques originaires de cette région, jouées et chantées de manière moderne par des musiciens se trouvant au centre de la scène, que Jean-Christophe Maillot avait conçu sa chorégraphie.

Fête et spiritualité

Ce ballet fut une fête. En maître de la danse classique, Maillot avait su apprivoiser le folklore et la danse populaire, faisant danser ses danseuses sur pointes sur des rythmes de fête villageoise. Ces danseuses déployaient leurs robes à plis comme des éventails. Les danseurs mimaient des gestes de lutteurs avec une classe de soliste classique. Et, tandis que les musiciens du groupe d’Antonio Castignano déroulaient leurs chants rugueux, accompagnés de tambourin ou d’accordéon, danseurs et danseuses faisaient la farandole autour d’eux sur des rythmes de tarentelles. Une fête, on vous dit !

En première partie de la soirée, on fut ému par une création d’un tout autre genre, celle d’Atman, du chorégraphe madrilène Goyo Montero. Une danse aux vibrations spirituelles, toute imprégnée de philosophie hindoue. (« atman »= « âme » en sanskrit). Les corps irradiaient une sorte de message sacré.

Et c’est ainsi qu’au long de cette soirée Corpus, les magnifiques Ballets de Monte-Carlo se sont investis corps et âme. Et la fête continue aujourd’hui et demain au Grimaldi Forum!

Les Ballets reviennent en scène ce soir et demain.

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